20 Minutes France n°3385ES 7 fév 2019
20 Minutes France n°3385ES 7 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3385ES de 7 fév 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : Médine, un faux procès m'a été fait...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Internet La France va faire des dérives en ligne l’un des axes majeurs du prochain sommet En France, comme à l’étranger, la pression s’accentue sur les grandes plateformes numériques pour mieux lutter contre les dérives en ligne dont sont victimes de plus en plus d’internautes. Invitée mardi soir à la remise des prix du Fonds pour le civisme en ligne organisée par Facebook, Marlène Schiappa a annoncé à 20 Minutes que la lutte contre le cyberharcèlement et les discours de haine sur les réseaux sociaux serait l’un des principaux sujets mis sur la table du prochain G7 – le sommet des sept plus grandes puissances économiques du monde se déroulera en août à Biarritz. « C’est un sujet très important pour le gouvernement, et aujourd’hui l’une de nos priorités », a insisté la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité femmes-hommes et de la Lutte contre les discriminations. « Impossible de tout faire seul » « La France va « se battre » pour un projet législatif au niveau européen contraignant les opérateurs du Net, et notamment les réseaux sociaux, à retirer très rapidement le « torrent de boue » des contenus « haineux, racistes ou antisémites » », avait déjà déclaré l’an dernier le Premier ministre, Edouard Philippe. « On ne peut pas tout faire tout seul. Il y a un vrai travail collectif de régulation à faire », reconnaît " C'9'Ir'eO 7 10.47,r 7 O 1. 3 12 Ir 1212'7.r. 12.10.16 13 13 ##JEV#145-84-https://goo.gl/zgoFum##JEV# aujourd’hui Marlène Schiappa. Mais elle rappelle aussi les actions déjà menées par le gouvernement  : « Une loi très importante a été votée en août contre le harcèlement « de meute », ce que l’on appelle plus communément les raids numériques. » Toutefois, « pour que cette loi vive, il faut que chacun s’en saisisse, que des signalements soient faits, que des plaintes soient déposées… Il y en a encore trop peu. Et il faut que les services de police et de justice soient le plus réactifs possible. On y travaille. Tout n’est pas encore parfait, je le concède, mais un gros travail de formation et de communication al J Prévisions ultra détaillées "r TV-WEH-APPLISL. LACHAMEMETE0.00M a déjà été entrepris, et cela continue aujourd’hui. » Marlène Schiappa a elle-même annoncé avoir porté plainte pour cyberharcèlement le 10 janvier après avoir reçu sur les réseaux sociaux de nombreux messages insultants, à la suite de critiques formulées contre la cagnotte lancée en soutien à l’ex-boxeur Christophe Dettinger, poursuivi pour avoir frappé des gendarmes à Paris lors d’une manifestation des « gilets jaunes ». « Ça reste un moment très douloureux. Si ça l’est pour moi, j’essaie d’imaginer à quel point c’est compliqué pour une jeune fille de 15 ans qui 2 Jeudi 7 février 2019 Le cyberharcèlement, « priorité » au G7C. Follain/20 Minutes un projet de loi doit être présenté d’ici à la fin de l’année pour lutter contre les discours de haine sur internet. Du soleil des deux côtés d’une diagonale pluvieuse La perturbation s’étend des Pyrénées au Grand-Est avec des pluies généralement faibles et éparses. Sur le quart nord-ouest, des averses se produisent. Le ciel est beaucoup plus clair près de la Méditerranée, mais le soleil se voile petit à petit. habite dans un village et qui n’a pas les moyens financiers de se défendre. » Le gouvernement souhaiterait donc faciliter le processus de signalement entre les grandes plateformes et les pouvoirs publics pour permettre une meilleure prise en charge des victimes. « Les réseaux sociaux doivent se responsabiliser (…), mais certains ne jouent pas le jeu, font très peu d’efforts pour supprimer les contenus haineux, souligne Marlène Schiappa. C’est pour cela que nous travaillons actuellement à un projet de loi sur le sujet qui devrait être présenté dans les prochains mois. » Hakima Bounemoura La météo en France Les perles de la Cour des comptes Economie Pour Didier Migaud, « il n’y a pas de petites économies ou de petits gaspillages ». Fort de ce mantra, le premier président de la Cour des comptes s’est plié, mercredi, à la traditionnelle présentation du rapport public annuel de l’institution. Et, comme d’habitude, certaines pratiques ont été « épinglées ». V Avantage énergivore à EDF. Le rapport pointe « l’avantage énergie » qui permet aux salariés et aux retraités EDF de n’avoir presque rien à payer pour la fourniture d’électricité et d’être exonérés de taxes. « Cet avantage n’encourage pas à la modération dans la consommation d’énergie », note la Cour, qui chiffre à 295 millions d’euros le manque à gagner généré chaque année. La Cour propose de supprimer cet avantage « par étapes ». V Tarifs opaques aux pompes funèbres. La Cour met en garde contre l’opacité des « contrats obsèques ». Ils sont souvent présentés aux clients comme « le moyen de soulager leurs proches de cette charge financière ». En réalité, l’augmentation rapide du prix des services funéraires conduit à ce que les descendants soient très souvent obligés de contribuer financièrement aux obsèques, même lorsque le défunt avait souscrit à une offre. V Abus de biens sociaux au Mobilier national. La Cour des comptes relève plusieurs dysfonctionnements au sein de cette institution. Certains de ses 358 employés utilisent les machines, voire les stocks des ateliers, pour des travaux personnels, parfois sur leurs horaires de travail. Nicolas Raffin
ActuAlité Une question de risques Politique Le chef de l’Etat songerait à recourir au référendum pour sortir de la crise des « gilets jaunes », ce qui n’est pas sans danger Un retour au peuple pour sortir de la crise ? D’après le JDD, Emmanuel Macron envisagerait un référendum à l’issue du grand débat national pour tourner la page des « gilets jaunes » – le journal évoque le 26 mai, jour des élections européennes. « A un moment donné, je serai peut-être amené à demander à nos concitoyens [s’ils sont d’accord] sur telle ou telle chose », a indiqué le chef de l’Etat lundi lors d’une réunion publique. « Savoir s’il faut un référendum ou une loi avant de savoir ce que l’on va faire est quand même assez baroque. On prendra la décision sur la méthode quand on saura ce que l’on va faire sur le fond », a tempéré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, mercredi. Car cette piste, critiquée par une partie de la majorité, ne serait pas sans risque pour le président de la République. « Il ne Matignon dans la tourmente des enregistrements Affaire Benalla L’enquête s’étend à Matignon. La cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM) a été entendue au sujet de l’affaire Benalla, mardi, par les enquêteurs de la brigade criminelle, a appris 20 Minutes de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Elle est soupçonnée d’être à l’origine des enregistrements clandestins d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, révélés la semaine dernière par Mediapart. On y entendait notamment le premier se targuer auprès du second d’avoir toujours le soutien du « patron » Emmanuel Macron, six jours après sa mise en examen. La cheffe du service « dément être impliquée d’une quelconque façon dans la rupture du contrôle judiciaire » des deux hommes, indiquent les services de Matignon à 20 Minutes. Les enquêteurs cherchent surtout à découvrir comment les deux hommes ont été enregistrés, et par qui, car « aucune écoute [de ce type] n’a été autorisée concernant les protagonistes cités pendant la période des faits », insiste Matignon. T.Ch. et V.V. Benoit/AP/Sipa s’agit pas d’en faire un référendum pour ou contre le président », souligne un parlementaire proche du chef de l’Etat. C’est l’argument avancé par ses détracteurs  : lors d’un référendum, les électeurs répondraient moins à la question posée qu’à celui qui la pose. Difficultés d’organisation Pour éviter d’exposer le chef de l’Etat, le député LREM Bruno Bonnell souhaite qu’un sujet précis, et d’ordre institutionnel, soit proposé aux Français, comme « la réduction du nombre de parlementaires, une part de proportionnelle directe, le vote blanc ou obligatoire, etc. On ne mettrait pas en cause la politique du gouvernement. On proposerait aux Français de valider ou non ce qu’il ressortira du grand débat. » Toutefois, « des priorités vont émerger dans les prochaines semaines ##JEV#90-256-https://goo.gl/EQg4gE##JEV# et je crains que les « gilets jaunes » et les Français souhaitent aujourd’hui davantage de justice sociale et fiscale que de l’institutionnel… » Autre difficulté pour l’exécutif  : l’organisation pratique d’une telle consultation. Le grand débat national doit s’achever le 15 mars pour une restitution prévue en avril. Les européennes ont lieu le 26 mai  : le calendrier s’annonce donc serré. « Avec l’article 11 de la Constitution, il faut que la question posée lors du référendum porte sur un projet de loi présenté par le gouvernement, puis débattu à l’Assemblée nationale et au Sénat, précise Michel Lascombe, ancien professeur L’inquiétant profil psychiatrique de la suspecte de l’incendie du 16 e Paris A 40 ans, Essia B. a déjà effectué 13 séjours en hôpital psychiatrique. La dernière fois qu’elle en est sortie, « sur décision médicale », c’était le 30 janvier. Moins d’une semaine plus tard, elle est suspectée d’avoir mis le feu à son immeuble de la rue Erlanger (Paris, 16 e), dans la nuit de lundi à mardi, après s’être disputée avec un voisin. Le bilan est dramatique  : au moins Dix personnes ont péri dans l’incendie. M. Durel/AP/Sipa 3 Jeudi 7 février 2019 l’idée d’un référendum le 26 mai est critiquée par une partie de la majorité. 10 personnes sont décédées, 96 autres ont été blessées, dont 8 pompiers, a indiqué mercredi le procureur de la République de Paris, Rémi Heitz. Lors de son interpellation, Essia B. était « en état d’ébriété, avec un taux d’alcool de 0,52 mg par litre d’air expiré ». Devant les enquêteurs, elle a assuré ne pas être l’incendiaire. Sa garde à vue a dû être suspendue, car incompatible avec « sa santé mentale ». Elle a alors été admise à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. « Si son état de santé n’évolue pas, elle pourra faire l’objet (...) d’une mesure d’hospitalisation d’office », a expliqué Rémi Heitz. « Il reviendra à des experts psychiatres désignés dans le cadre d’une information judiciaire qui sera ouverte la semaine prochaine d’indiquer si le discernement de cette femme était ou non altéré ou aboli au moment de la commission des faits qui lui sont reprochés », a fait savoir le magistrat. Il a précisé que, même si Essia B. n’a jamais été condamnée, elle a été impliquée dans « deux procédures en 2016 », l’une pour vol, l’autre pour violences. Elles avaient été classées en raison de « [son] état mental ». Thibaut Chevillard à Sciences po Lille. Mais ça peut aller très vite, car il n’y a pas de vote. La loi prévoit ensuite une campagne électorale de quinze jours avant le référendum. » Mais « si le gouvernement décidait de faire un référendum à choix multiples, il faudrait cependant faire un projet de loi par question ». Enfin, l’exécutif prendrait le risque de brouiller les enjeux des élections européennes, mises en avant depuis plusieurs semaines et, peut-être, favorables à la majorité. Bruno Bonnell rejoint ici l’avis de plusieurs ministres  : « Je pense qu’il faut différencier les deux pour éviter une campagne gloubi-boulga. » Thibaut Le GalnnCu secondes Matthieu Orphelin quitte le groupe LREM. Le député Matthieu Orphelin a annoncé mercredi sa décision de quitter le groupe LREM. Ce proche de Nicolas Hulot a évoqué, notamment, des avancées insuffisantes sur les « enjeux climatiques, écologiques et sociaux » et a critiqué « certains choix » du gouvernement. Une journée de commémoration du génocide arménien. Emmanuel Macron a annoncé mardi soir que la France allait faire du 24 avril une « Journée nationale de commémoration du génocide arménien ». Ce qu’a condamné la Turquie, qui réfute l’utilisation du terme « génocide ». LE CHIFFRE 10% des Français pensent que l’attentat du 11 décembre à Strasbourg est une « manipulation du gouvernement pour détourner l’attention » en plein mouvement des « gilets jaunes ». Etude Ifop

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