20 Minutes France n°3384ES 5 fév 2019
20 Minutes France n°3384ES 5 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3384ES de 5 fév 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : combats rapprochés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Mobilisation Des « gilets jaunes » ont montré leur envie de rejoindre la grève de la CGT, ce mardi C’est un mot qu’on avait perdu de vue depuis les grandes manifestations de 2018 (SNCF, fonctionnaires, retraités), mais qui revient en force en ce début d’année. La « convergence », le rapprochement des différentes luttes, est à nouveau au menu pour la journée d’action de ce mardi 5 février. La CGT avait dégainé la première en appelant à manifester pour « l’urgence sociale ». Quelques jours plus tard, l’une des figures des « gilets jaunes », Eric Drouet, avait à son tour réclamé un « blocage total ». Autre figure du mouvement, Maxime Nicolle « relayait cette grève » le week-end dernier. D’autres modes d’action « Il y a des thématiques communes entre nous et les « gilets jaunes », confirme Céline Verzeletti, dirigeante confédérale à la CGT. Par exemple, la justice sociale. Cela fait longtemps qu’on demande qu’il n’y ait plus de taxes sur les produits de première nécessité. Il y a aussi une demande de services publics faite par les « gilets jaunes » et que nous défendons également. On sent qu’il y a une volonté de collectif, et c’est quelque chose qui nous intéresse. » Cet enthousiasme n’est pas partagé par tous les observateurs. « Je reste assez circonspect sur la possibilité d’arriver à une vraie convergence, N. Messyasz/Sipa (archives) INS,BISEMBLE tADIUIEMPS ! !, :.,t. nuance Stéphane Sirot, historien et spécialiste des mouvements sociaux. Les « gilets jaunes » ont choisi dès le départ des modes d’action différents de ceux des syndicats, parce qu’ils pensaient que ces derniers n’obtenaient pas de résultats. Ils ont aussi décidé de s’organiser via les réseaux sociaux, sans être hiérarchisés, marquant, là encore, leur différence avec les organisations syndicales classiques. » D’autant que tous les « gilets jaunes » ne participeront pas à la grève de ce mardi. « Nous sommes entrés dans une phase de concertation depuis un mois, explique Yves Garrec, « gilet jaune » de Toulouse. J’organise même une concertation pour le grand débat national. Si on ne participe pas, on ne peut pas critiquer. En fonction des résultats, le « gilet jaune » pourra ressortir. » Il ne voit donc pas l’utilité de se greffer à d’autres organisations  : « Depuis le départ, on a dit « pas de politique, pas de syndicats ! » Certains porte-parole n’ont pas respecté cette consigne. » En plus de cette prise de position, qui montre que la contestation est loin d’être homogène, Stéphane Sirot relève un autre obstacle quant à une possible convergence. « Ceux qui manifestent sur les ronds-points sont souvent des 2 Mardi 5 février 2019 Les avis divergent sur la convergence les dernières journées de mobilisation intersyndicale remontent à avril (ici, contre les réformes du gouvernement). salariés du privé. Or, la CGT, qui est à l’origine de la grève de ce mardi, est plus présente dans le secteur public. Le lien entre le syndicat et les « gilets jaunes » est donc plus compliqué à tisser, ce qui fait que le mouvement ne prend pas dans les entreprises. » « Beaucoup de « gilets jaunes » sont dans des entreprises sans syndicats, reconnaît Céline Verzeletti. Beaucoup ont une mauvaise image de nous. On essaie de se déployer dans le maximum de secteurs professionnels pour permettre aux salariés de se défendre. S’ils restent seuls et qu’ils ne s’organisent pas, ça ne marchera pas. » Nicolas Raffin La météo en France Une tentative de perquisition pour Le Nouvel An chinois « tarir les sources de Mediapart » sera souvent gris Affaire Benalla C’est une Hormis quelques gouttes « atteinte à la liberté de la presse », près des Pyrénées et un peu ont dénoncé, lundi, le journaliste de -":11 de pluie en bord de Manche, Mediapart Fabrice Arfi et les autres auteurs des récentes révélations sur le temps sera calme, l’affaire Benalla. Une réaction au fait 7 mais nuageux, sur la moitié ouest. que deux magistrats du parquet de 18 A l’est, il sera plus lumineux. La 12 Paris accompagnés d’enquêteurs venaient de tenter de perquisitionner les 12 journée sera douce et ensoleillée 15 12'près de la Méditerranée. locaux du site d’investigation. Ils agissaient dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée et pour détention illicite d’appareils ou de dis- Prévisions ultra détaillées "r TV-WEH-APPLIS positifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations ». Cette enquête a été ouverte trois I n mndérare Ida nidtd.g. LACHAMEMETEO. jours après la publication par Mediapart d’enregistrements de conversations supposées entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, après leurs mises en examen respectives pour violences en marge de la manifestation du 1er -Mai. Comme le directeur du site, Edwy Plenel, Fabrice Arfi a dénoncé un « habillage juridique » qui n’aurait, selon lui, « qu’un seul but  : trouver les sources de Mediapart pour les tarir et faire en sorte que cette affaire qui fait paniquer la présidence de la République, monsieur Benalla et ses amis, prenne fin ». Selon nos informations, l’enquête préliminaire aurait été ouverte sur « le fondement d’éléments transmis » au parquet et non à la suite d’une plainte déposée par Alexandre Benalla ou Vincent Crase. Hélène Sergent
ActuAlité Une proposition casse-tête Politique L’Assemblée doit voter ce mardi la très critiquée loi anti-casseurs Elle est source de controverses, y compris au sein de LREM (lire ci-dessous). Ce mardi, la loi anti-casseurs doit être soumise à un vote solennel de l’Assemblée nationale, avant un retour au Sénat. L’ensemble du texte, issu d’une proposition de loi sénatoriale LR et repris par la majorité en réponse aux violences engendrées lors des manifestations des « gilets jaunes », a, depuis la semaine dernière, été remanié. Si plusieurs dispositions ont été retirées (la création d’un fichier recensant des casseurs et la mise en place d’un périmètre de sécurité dans lequel les palpations et les fouilles de sacs auraient été autorisées), des points restent clivants. V Le contexte du vote. Mardi dernier, devant les députés, le ministre de l’Intérieur a récusé l’argument d’une loi « de circonstance » et anti- « gilets jaunes ». Christophe Castaner assurait qu’il s’agissait d’un texte de « tolérance zéro contre les violences ». « On nous dit que ce n’est pas une loi d’opportunité, or, elle est apparue au moment des « gilets jaunes », tempête Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme (LDH). On a déjà les dispositifs pour lutter contre les débordements (…). Dans d’autres régimes, on parlerait d’oppression. » Une colère partagée par nombre de syndicats (celui des avocats de France, de la magistrature, mais aussi de la fonction publique, la CGT…) et à l’Assemblée même. Le député centriste Charles de Courson est allé jusqu’à faire un parallèle avec Sonia Krimi, députée lREM, est opposée à la loi anti-casseurs. F. Mori/AP/Sipa J. Demarthon/AFP le texte est censé apporter une réponse aux violences lors des manifestations. le régime de Vichy. « Ce n’est pas une histoire d’opposition entre la droite et la gauche, mais une atteinte à un droit fondamental, tranche Malik Salemkour. Le pouvoir politique ne peut pas choisir ses opposants. Ces outils ne sont pas là pour quelques semaines, il s’agit d’une loi, donc elle s’appliquera pour les gouvernements d’aujourd’hui et de demain. Rappelons-nous qui était au second tour de la présidentielle ! » V L’interdiction administrative de manifester. Beaucoup de critiques se concentrent sur l’article 2, car il grignote, pour certains, la liberté d’expression et de manifestation. Jusqu’ici, seul un juge pouvait interdire à quelqu’un de manifester. L’article 2 prévoit que les préfets puissent le décider, sans procès ni jugement, « s’il existe des raisons sérieuses de penser que [le comportement du manifestant] constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ». Même la police attaque cette mesure, qui « relève de l’état d’urgence, considère l’Unsa-Police. Il ne faut pas que l’exception devienne la règle. » V Le délit de dissimulation volontaire. L’article 4 prévoit de punir d’un an d’emprisonnement, notamment, le fait de « dissimuler volontairement (...) son visage » dans le but de participer à des troubles à l’ordre public. Dans la première version, le juge devait prouver cette dernière intention, ce qui était considéré comme « inapplicable », y compris à droite. Dans la nouvelle rédaction, la charge de la preuve est renversée  : ce sera à la personne d’apporter un « motif légitime » à la dissimulation de son visage. « Avec les grenades lacrymogènes dans les manifestations, c’est compliqué de ne pas avoir de foulard sur le nez ! s’emporte Malik Salemkour. La disproportion des outils est impressionnante. » Oihana Gabriel « Pas ma vision de la République » Députée LREM de la Manche, Sonia Krimi a indiqué lundi à 20 Minutes vouloir convaincre ses collègues de voter contre la loi anti-casseurs. Qu’est-ce qui vous gêne dans cette loi ? Tout l’article 2 (lire ci-dessus). Le droit de manifester, comme celui de la liberté de la presse ou la loi 1905, est fondamental dans notre République. Quelle image la majorité veut-elle donner ? Au moment où nous sommes tous sur le terrain, pour organiser des grands débats, on vote une loi qui ne vient même pas de notre majorité ? Ça me rappelle les lois de circonstance du quinquennat Sarkozy  : à chaque incident, une loi. Ce n’est pas ma vision de la République. Certains dénoncent une loi « liberticide », est-ce votre avis ? Ce type de lois, qui répond à des événements, sans vision ni réflexion, ne structure pas la société, bien au contraire. Cette loi ne dévoile-t-elle pas un malaise au sein de la majorité ? Non, cette loi, comme la loi asile et immigration, ou celle sur la bioéthique, divise aussi dans la société. On a voulu un groupe majoritaire divers, c’est normal d’avoir des convergences d’avis et des divergences de méthode. Propos recueillis par Thibaut Le Gal 3 Mardi 5 février 2019 En Ille-et-Vilaine, la viande avariée a été détruite Alimentation Les amateurs de bavettes et d’entrecôtes peuvent être rassurés. Aucune viande polonaise avariée n’a été commercialisée en Ille-et-Vilaine, selon la préfecture, contactée par 20 Minutes. Samedi soir, le ministère de l’Agriculture avait pourtant indiqué que des boucheries et des restaurants du département pouvaient se retrouver en possession d’une partie des 145 kg encore en circulation en France. Après enquête, les services de l’Etat ont réussi à retrouver la viande suspecte dimanche. En Ille-et-Vilaine, deux entreprises, dont l’identité n’a pas été dévoilée, ont d’abord été identifiées. « Pour la première, le numéro de lot ne correspondait pas, c’était une erreur de l’enquête », précise Gilles Fièvre, directeur adjoint de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations. L’autre, en revanche, possédait bien un lot frauduleux, mais « les quantités n’ont pas été incorporées » à des préparations alimentaires et « feront l’objet aujourd’hui [lundi] d’une destruction préventive ». A Rennes, Manuel PavardnnCu secondes Un juge chargé de l’enquête pour fraude fiscale visant Thierry Solère. L’enquête visant le député LREM Thierry Solère pour fraude fiscale et trafic d’influence a été confiée à un juge d’instruction et élargie à six autres personnes. Une nouvelle étape dans une procédure qui a éclaboussé par ricochet l’ex-garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas. Affaire du Lévothyrox  : l’enquête élargie à homicide involontaire. Le parquet de Marseille, qui avait ouvert une information judiciaire pour blessures involontaires dans le volet pénal du dossier du Lévothyrox, l’a élargie à homicide involontaire, a indiqué lundi le procureur de la République de Marseille, confirmant une information du Parisien. L’UFC-Que choisir apporte sa contribution au grand débat. Suppression du relèvement du seuil de revente à perte, allongement de la durée de garantie légale... L’UFC-Que choisir a proposé, lundi, « douze mesures concrètes » en faveur du pouvoir d’achat.

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