20 Minutes France n°3381ES 29 jan 2019
20 Minutes France n°3381ES 29 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3381ES de 29 jan 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : une gamelle de wouf.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Des écuelles de très grand cru Animaux Le Barf, régime à base de viande crue, conquiert de plus en plus de propriétaires « Les aliments tout prêts peuvent être sources de maladies qui raccourcissent la durée de vie de l’animal. » Géraldine Blanchard, vétérinaire Soucieux de ne pas nourrir leur animal de compagnie avec des produits industriels, certains propriétaires ne jurent que par les aliments en vente chez les vétérinaires. D’autres (lire ci-dessous) se sont tournés vers le régime Barf, une diète animalière très en vogue. « Le Barf, c’est l’acronyme de « Biologically Appropriate Raw Food », soit de la nourriture crue biologiquement appropriée », explique l’éleveuse Margitta Graeve, auteure de Je nourris mon chat naturellement (éd. Thierry Souccar), tout juste publié. Une sorte de « retour « au naturel », sans aliments industriels et basé sur la viande crue, les os et les abats, explique Géraldine Blanchard, vétérinaire spécialiste en nutrition animale et fondatrice du site de conseil en nutrition Cuisine à crocs. Un chat n’a jamais fait cuire une souris qu’il avait chassée... » E. Guzella pour « 20 Minutes » ##JEV#117-100-https://bit.ly/2RorQVg##JEV# le régime Barf doit être validé par un spécialiste en nutrition animale. Pour Emilie, qui nourrit ses chats selon le Barf depuis quatre mois, « il était devenu impossible de continuer à leur donner une alimentation trop riche en glucides et bourrée d’additifs chimiques. C’est comme si nous mangions tous les jours des plats industriels, et toujours les mêmes ! » Des pluies, du vent, puis de la neige Les pluies gagnent toutes les régions de l’Ouest et se renforcent progressivement. Le vent souffle très fort sur la façade atlantique. Un important épisode neigeux est prévu dans la nuit de mardi à mercredi sur la moitié nord du pays. Pour rester en bonne santé, avoir un beau pelage et développer une solide constitution musculaire, un animal a besoin « de nutriments d’excellente qualité  : des protéines faciles à digérer, des acides gras essentiels et des vitamines et des minéraux naturels correctement combinés, souligne rU 2 Mardi 29 janvier 2019 Margitta Graeve. Or, les aliments tout prêts se composent de céréales, de fibres ou encore d’additifs, qui ne correspondent pas à la nourriture naturelle, d’où l’apparition d’intolérances et d’allergies, de maladies inflammatoires de l’intestin, qui peuvent raccourcir la durée de vie de l’animal. » D’ailleurs, souvent, les maîtres passent au Barf « parce que leur animal avait un problème de santé antérieur », constate la D r Géraldine Blanchard. Toutefois, tous les vétérinaires ne sont pas confiants s’agissant de cette diète, car certains de leurs confrères ne sont « pas formés en nutrition animale et ne savent pas conseiller les maîtres », affirme la vétérinaire. Alors, « quand on se lance, il est important de faire valider les rations crues par un spécialiste ». Si les problèmes de santé d’un animal s’améliorent après le passage au Barf, « cela ne signifie pas que cela ne peut pas en générer d’autres, comme des déséquilibres alimentaires, avertit la vétérinaire. Donner trop d’os peut entraîner une constipation et une moins bonne absorption d’oligo-éléments essentiels. Et oublier d’apporter des acides gras essentiels ou préparer des portions trop faibles peut rendre l’animal trop maigre. » Autre risque, « choisir une viande contenant des bactéries. Cela va de la salmonellose à la tuberculose. De plus, l’animal peut être malade et transmettre ces pathogènes à l’homme, donc à ses maîtres et aux enfants de la maison, plus fragiles. » Barfeur convaincu ou occasionnel, il est indispensable de faire passer un bilan complet à votre animal une fois par an. Anissa Boumediene La météo en France « Je prépare une quarantaine de rations toutes les trois semaines » Emilie fait partie de ces nombreux propriétaires d’animaux de compagnie convaincus des bienfaits du Barf, un régime presque exclusivement composé de viande crue. A ses deux chats, elle prépare « chaque jour une gamelle avec vous avec du filet, des os charnus, du foie et des abats, le tout cru. Parfois, j’ajoute un œuf », décrit la jeune femme. Un menu validé par son vétérinaire, insiste-t-elle. Estelle, elle, prépare pour ses deux griffons bruxellois « un régime basé sur le « Prey Model », qui consiste à donner des proies entières ou bien à préparer la gamelle de façon à reconstituer une proie. Mais cela demande de l’organisation et l’achat d’un congélateur. Je prépare une quarantaine de rations toutes les trois semaines ! » La composition du régime est très précise  : 62 g de viande, 62 g d’os charnus, 22 g de poisson pour les oméga, 7 g de foie et 7 g d’abats. A cela elle ajoute du bouillon d’os et des mixés de légumes crus. Après un an de « Prey Model », Estelle est ravie  : « Depuis ce changement d’alimentation, plus aucune gamelle n’est boudée. Mes filles se régalent, elles sont plus belles, avec des formes harmonieuses, des muscles et du gras où il faut. Et la plus fragile n’a plus d’allergies, elle a pu passer l’été à nager à la rivière et se rouler dans l’herbe. » A.B.
ActuAlité Une efficacité vite affirmée Sécurité routière L’abaissement de la vitesse à 80 km/h a sauvé de nombreuses vies, selon le gouvernement Des chiffres qui ont réjoui le gouvernement. Six mois après sa mise en œuvre, l’abaissement à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central a donné des résultats « sans ambiguïté », a déclaré lundi Edouard Philippe. Selon le Premier ministre, qui a porté cette mesure impopulaire (lire ci-dessous), elle a en effet permis, sur le réseau routier concerné, d’épargner « 116 vies ». « Nous avons constaté que l’entrée en vigueur de cette mesure a fait baisser la vitesse moyenne des véhicules [3,9 km/h pour les véhicules légers, 1,8 km/h pour les poids lourds], a expliqué dans l’après-midi Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière. Or, toutes les études mondiales font une corrélation entre la vitesse et les accidents. » Ainsi, à ses yeux, « la peur d’être flashé » pourrait avoir eu « une réelle incidence sur les comportements ». Un bilan très contesté Une interprétation que Jean-Paul Dufrègne, député communiste de l’Allier, trouve « totalement prématurée au bout de six mois. Tout comme on ne peut pas affirmer que le bilan serait différent si ces routes étaient restées limitées à 90 km/h », déclare-t-il à 20 Minutes. Pierre Chasseray, le délégué général Philippe a défendu sa mesure, lundi, depuis un centre de rééducation. J.-M. Nossant/Sipa I. Harsin/Sipa le passage à 80 km/h sur les axes secondaires est entré en vigueur le 1er juillet. de l’association 40 Millions d’automobilistes, se montre encore plus critique  : « Ces chiffres ne sont ni plus ni moins qu’une manipulation pour nous vendre les 80 km/h. Or, on est au même score qu’il y a cinq ans quand les routes étaient à 90 km/h. Par ailleurs, la baisse de la mortalité routière avait démarré avant le 1er juillet. Enfin, une tension sur les prix du carburant se traduit par une baisse de l’accidentalité. » Pour Emmanuel Barbe, ces arguments ne tiennent pas  : « Au deuxième semestre 2018, seule la mortalité des routes hors agglomérations baisse [concernées par la limitation de vitesse à 80 km/h]. Celle des autres routes monte. » Le gouvernement a aussi voulu démontrer que la mesure n’entraînait pas forcément beaucoup de contraintes pour les conducteurs. « Elle a conduit à un gain de temps pour 34% d’entre eux, à une perte de temps d’une seconde par km pour 37% des itinéraires et à une perte de temps supérieure à deux secondes par km pour 12% des véhicules », a nuancé Emmanuel Barbe. Et de préciser qu’elle n’a pas non plus provoqué « d’effet de peloton »  : « Les interdistances entre poids lourds et voitures n’ont pas changé », a-t-il martelé. Reste que le gouvernement est encore loin de l’objectif qu’il s’était fixé avec cette mesure  : épargner entre 300 et 400 vies sur ces routes par an. Pour l’association Prévention routière, « il est essentiel de laisser le temps [à la mesure] de produire pleinement ses effets ». Delphine Bancaud La limite d’impopularité atteinte Une mesure aux airs de boulet. En décembre 2017, le chef du gouvernement se dit favorable, « à titre personnel », à la limitation de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires, qui n’était pas dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron. Un mois plus tard, Edouard Philippe annonce sa mise en place. « Elle va sauver des vies […] Et si, pour sauver des vies il faut être impopulaire, j’accepte de l’être. » Le Premier ministre ne se trompe pas  : la réforme plombe la popularité de l’exécutif. Elle donne une arme à l’opposition et divise au sein même de la majorité. A l’Intérieur, par exemple, Gérard Collombpréfère éviter de s’exprimer sur le dossier. Edouard Philippe ne bronche pas et défend pratiquement seul la mesure. Mais le débat sur cette limitation, entrée en vigueur fin juin, est relancé par le mouvement des « gilets jaunes » et la hausse du prix des carburants. Au fil de la crise, l’idée d’un retour en arrière fait son chemin. Le président lui-même, qui n’a jamais apporté de franc soutien à la mesure, aurait indiqué la semaine dernière à Laurent Wauquiez, patron LR  : « Les 80 km/h, je n’y suis pour rien, c’est mon Premier ministre. C’est une connerie. » Aujourd’hui, l’Etat pourrait détricoter en partie la mesure, laissant à chaque département le soin de fixer la limitation de vitesse à 80 km/h sur les axes qu’il jugerait dangereux.Thibaut le Gal 3 Mardi 29 janvier 2019 Trois maux pour une même menace Planète L’obésité, la malnutrition et le changement climatique « ont des moteurs communs » et représentent une même menace pour l’humanité, alertent des experts dans un rapport publié lundi dans la revue médicale britannique The Lancet. Concrètement, « le système alimentaire est non seulement responsable des pandémies d’obésité et de dénutrition, mais il génère aussi 25 à 30% des émissions de gaz à effet de serre », assurent les 43 spécialistes issus de 14 pays. Autre interaction  : « Nos systèmes de transport dominés par la voiture favorisent un mode de vie sédentaire, tout en générant eux aussi des émissions de gaz à effet de serre (de 14 à 25%). » Une approche globale doit être privilégiée, suggèrent les experts. Elle combinerait politiques de santé publique et politiques budgétaires et fiscales. Les spécialistes proposent, par exemple, la création d’une « convention-cadre sur les systèmes alimentaires », calquée sur celle mise en place contre le tabac. Cette dernière vise à la fois à réduire la consommation de tabac et à lutter contre le lobbying de cette industrie.nnCu secondes Dernière minute. Le plan de sauvegarde de l’emploi de Ford pour la fermeture de son site de Blanquefort (Gironde), qui emploie quelque 850 personnes près de Bordeaux, a été rejeté lundi par la direction du travail. Selon une source gouvernementale, cette décision laisse quinze jours de plus à Punch pour « muscler » son projet de rachat de l’entreprise. Un mardi soir sous les flocons. Le temps, ce mardi, sera marqué, entre autres, par une dégradation neigeuse sur la moitié nord du pays, prévient Météo-France. La couche pourrait atteindre entre 5 et 10 cm. Facebook promet de nouveaux outils contre les ingérences. Lundi à Bruxelles, Facebook a annoncé le lancement fin mars de « nouveaux outils » pour lutter contre les ingérences lors des élections européennes. Par exemple, ceux qui voudraient faire campagne et publier des publicités sur Facebook devront y être autorisés par le groupe, les annonces politiques seront consultables par le public…

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