20 Minutes France n°3380 25 jan 2019
20 Minutes France n°3380 25 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3380 de 25 jan 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 4,1 Mo

  • Dans ce numéro : en prise directe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actualité Les « gilets jaunes » ont brisé la chaîne de l’info Dans le sillage du grand débat national lancé par le gouvernement, « 20 Minutes » donne la parole aux acteurs de ce mouvement inédit, désormais tous confrontés à cette même problématique  : rester visibles. A Mantes-la-Jolie, Toulouse ou Angoulême... La série se décline en huit reportages, publiés chaque vendredi entre le 18 janvier et le 8 mars. #Restervisible La défiance vis-à-vis des médias traditionnels a fait naître de nouvelles façons d’informer Malgré le froid qui saisit la Seine- Maritime, les tables sont de sortie sur les terrasses des troquets aux abords de la place de l’hôtel de ville de Rouen. « Les week-ends de manif, on ne le fait plus, se désolait, mercredi, la gérante d’un petit établissement. Les derniers samedis, le centre-ville était dans un état de guerre civile. » C’est d’ailleurs à quelques centaines de mètres de son bistrot qu’une équipe de journalistes de LCI et leurs agents de sécurité se sont fait agresser samedi 12 janvier, lors de l’acte 9 des « gilets jaunes ». Ici, comme ailleurs, la vidéo publiée après les faits a choqué la population. « A la limite, on peut dire que ce qu’ils font est mauvais, mais qu’on les laisse bosser ! » s’agace un habitant du quartier. Surtout pas de montage Depuis que la contestation est née, il y a deux mois, les journalistes font partie des cibles de certains « gilets jaunes ». « Maintenant, la question, c’est  : « pourquoi ces violences contre eux ? » lance François Boulo, porte-parole des « gilets jaunes » de Rouen. Parce qu’il y a un lien de confiance qui s’est brisé entre les médias et une grande partie de la A. Eassa/AFP (archives) population. Ils ont une façon de retranscrire la réalité qui n’est pas en lien avec ce que vivent les gens au quotidien. » « Les chiffres des manifestations sont un gros point de tension, analyse Julien Garrel, l’un des journalistes agressés à Rouen. La deuxième critique concerne les éditorialistes des chaînes d’info. Il y a une grosse incompréhension sur leur rôle et nous, sur le terrain. On se prend tous les reproches qui leur sont adressés. Enfin, il y a la question du traitement des violences policières. » C’est ce dernier point qui a poussé Gabin Formont, 28 ans, à créer son propre canal d’information, via la page Facebook « Vécu, le média des « gilets jaunes » ». On recense aussi « France Actus » ou encore « Born to be jaune ». Leur point commun ? Celui de ne pas être issu du monde des médias, de soutenir le mouvement de contestation des La confiance entre les Français et la presse au plus bas Selon le baromètre annuel de La Croix, la confiance des Français dans les médias atteint son plus bas niveau depuis le premier sondage, en 1987. Elle s’établit à 38% pour la télé (-10 points), 50% pour la radio (-6 points), 44% pour la presse écrite (-8 points) et 25% pour les infos trouvées sur Internet. Pour trois quarts des sondés, les journalistes ne sont indépendants ni du pouvoir ni des pressions de l’argent. Sur Franceinfo, le ministre de la Culture, Franck Riester, a évoqué des « pistes » pour restaurer cette confiance, comme la création d’un conseil de déontologie. Des manifestants et des journalistes sur les Champs-Elysées, le 8 décembre. « gilets jaunes » (sans pour autant s’en déclarer issu) et de vouloir montrer leur vérité, celle qu’ils estiment cachée par les médias traditionnels. 20 Minutes a assisté à l’un des live que Gabin Formont anime depuis un appartement de Fontenay-sous-Bois (Val-de- Marne). Ce soir-là, il laisse la parole à Yann, un serveur toulousain qui a perdu 11 dents à la suite du coup de matraque d’un CRS. « On médiatise les blessés, on les soutient dans leur malheur et, surtout, on ne coupe pas leurs messages », insiste Gabin Formont. Pour les « gilets jaunes », cette manière de concevoir l’info, sans montage, brute, est la seule garantie pour raconter la vérité du terrain. Voire détricoter des fake news, comme l’a fait « France Actus » au sujet de prétendus tirs de grenades lacrymogènes par des hélicoptères de la police à Toulouse. Si on ne sait pas quand finira ce mouvement, les nouveaux explorateurs de l’information nourrissent déjà une ambition, celle de perdurer dans le temps. « Nous rêvons de faire des reportages plus poussés et de continuer à faire vivre notre page au-delà du mouvement », glisse Ben, de « Born to be jaune ». A « Vécu », on sait aussi qu’« on ne pourra pas continuer sans financement ». Un appel aux dons a été lancé. Aymeric Le Gall -01 6 Vendredi 25 janvier 2019 L’Europe craint pour ses ressortissants Crise au Venezuela Le Venezuela connaît un nouvel épisode de crise. Juan Guaido, le président du Parlement vénézuélien, contrôlé par l’opposition, s’est autoproclamé mercredi « président » par intérim devant des dizaines de milliers de partisans réunis à Caracas pour protester contre le président Nicolas Maduro. Juan Guaido a immédiatement reçu le soutien explicite de pays comme les Etats-Unis, le Brésil, le Canada. De l’autre côté, la Chine, la Russie, mais aussi Cuba et la Bolivie, ont affiché leur soutien à Nicolas Maduro. Au sein de l’Union européenne, la prudence l’a emporté sur l’attitude à adopter. Aucun dirigeant n’est d’ailleurs allé jusqu’à reconnaître Juan Guaido. Et ce, pour préserver la possibilité d’une solution négociée, tout en protégeant les ressortissants, si les événements dégénèrent en violences. Josep Borell, le chef de la diplomatie espagnole, a cité le chiffre d’un million de ressortissants et doubles-nationaux. Depuis le début des troubles, lundi, 26 personnes sont décédées. Cu secondes Senard et Bolloré remplacent Ghosn aux commandes de Renault. Soupçonné de malversations financières et détenu au Japon depuis deux mois, Carlos Ghosn a démissionné de la présidence de Renault mercredi soir. Jean- Dominique Senard, patron de Michelin, a été élu jeudi président ; Thierry Bolloré, lui, a été nommé directeur général, a annoncé jeudi le conseil d’administration du constructeur automobile. De la salmonelle dans des produits infantiles Modilac. La société Sodilac a rappelé jeudi plusieurs produits infantiles à base de protéines de riz et distribués sous la marque Modilac après le signalement de quatre cas en France de Salmonella poona dans des selles de nourrissons. Les migrants surveillés en France par des équipements anglais. Londres va financer en France des équipements de surveillance afin de renforcer la lutte contre la multiplication des traversées clandestines de la Manche.
Actualité Macron poussé à en faire plus Politique Les maires d’Auvergne-Rhône-Alpes, invités à échanger avec le chef de l’Etat, l’ont encouragé à parler directement avec les Français Cette fois, le temps de parole était limité à trois minutes maximum, même si certains ont eu bien du mal à ne pas dépasser la durée impartie. Une soixantaine d’élus, pour la plupart des maires ruraux, ont été conviés, jeudi à Valence (Drôme), à déjeuner avec Emmanuel Macron et à échanger dans le cadre du grand débat national. Un exercice auquel le président de la République se prêtait pour la troisième fois. « On l’a vu hocher la tête ou prendre des notes. Oui, il a donné l’impression de nous écouter », estime Michel Grégoire (PS), président de l’association des maires du département, à l’issue du repas. « On ne va pas dire que ce sont des réponses de circonstance, mais lui-même n’est pas dupe. Il sait très bien le travail qui l’attend », sourit pour sa part Marie Jeanne Béguet, maire LREM de Civrieux (Ain). L’élue a I t iometIoN OUIFWEI12, A ex, Salon 4tudyrama Formations Tourisme & Hôtellerie Restaurationumtion 200 formations de CAP à Bac +5 PÔLE ÉVÉNEMENTIEL Samedi 26 janvier PARIS Espace Champerret Invitation gratuite sur Studyrama.com Avec le soutien de mulaide/M ttesiaurahan toutefois l’impression que « la voix des concitoyens » qu’elle a portée a été « entendue »  : la voix des « gilets jaunes », tenus 300 m à l’écart de la préfecture, où se déroulait le repas. Pendant deux heures, les élus n’ont pas mâché leurs mots, faisant part du « désenchantement » de leurs concitoyens, de ce sentiment de mal-être ou d’« isolement », de leurs difficultés quotidiennes. Tout a été évoqué, à commencer par les territoires où « aucun train ne voyage », « où une seule route nationale existe », où l’on met parfois plus d’une heure en voiture pour aller consulter un médecin. « Pas dans le vif du sujet » « Il a le mérite de s’adresser aux collectivités, et il a réussi à les refidéliser. Mais, sur le volet de la crise en ellemême, on n’est pas encore dans le vif du sujet », tranche Michel Grégoire. 2o « SPART E. Foudrot/Pool AFP Salon 4tudyrama Form@tione, [Immobil[1112.ânir' ? ersiniéiV Wh. Samedi 26 janvier PARIS Espace Champerret 7 Vendredi 25 janvier 2019 Après un déjeuner avec les maires, le président était à une réunion citoyenne. Et d’insister  : « Il faut qu’Emmanuel Macron aille rencontrer les gens désirant le voir. On ne peut pas sortir de la crise en ne rencontrant que les élus. » De son côté, Aurélien Ferlay, le maire (PS) de Moras-en-Valloire, se dit un peu « déçu ». « Par exemple, aucune réponse n’a été apportée sur le pouvoir d’achat ou sur les petites retraites », explique-t-il, avant de préciser  : « C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. Alors, j’espère qu’il n’y aura pas de replâtrage et de mesurettes à l’issue du grand débat, car les Français attendent des mesures fortes, notamment plus de justice sociale ou fiscale. » Présent au déjeuner, Formations Immobilières &BTP 200 formations de CAP à Bac+5 Invitation gratuite sur Studyrama.com Avec le soutien de Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et patron des Républicains, a mis en garde le président  : « La séance d’aujourd’hui, c’est très bien, c’est une mise en scène bien rodée. » Mais, « ce à quoi on est en train d’assister, c’est des voyages dans une bulle. Il faut qu’il aille sur le terrain et qu’il échange directement avec les Français, sans filtre. » Un message que semble avoir reçu Emmanuel Macron, qui a fini par accepter d’accompagner le sénateur (PS) Didier Guillaume à une réunion citoyenne le soir à Bourg-de- Péage. Ce qui n’était pas prévu dans son agenda. De notre envoyée spéciale à Valence, Caroline Girardon untles STAFrr > t



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