20 Minutes France n°3378ES 22 jan 2019
20 Minutes France n°3378ES 22 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3378ES de 22 jan 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : des horloges en avance ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Européennes L’opposition accuse le chef de l’Etat d’utiliser le grand débat national pour faire campagne Deux échanges marathons. Vendredi, dans le Lot  : six heures trente-deux. Le mardi précédent, dans l’Eure  : six heures trente-huit. Emmanuel Macron s’est très longuement exprimé face aux élus, la semaine passée, dans le cadre du grand débat national. « Dans le fond, comme dans la forme, on a retrouvé des scènes de campagne  : lui, au milieu, avec une maîtrise parfaite des dossiers et une vision cohérente du projet », s’enthousiasme Sacha Houlié, député LREM de la Vienne. Ces échanges, très suivis sur les chaînes d’information en continu, ont aussi correspondu à une légère hausse de popularité du président dans un sondage (infirmée cependant par une autre enquête publiée samedi). Mercredi, une enquête Ifop donnait même LREM en tête (23%) devant le RN (21%) aux élections européennes du 26 mai. Une première depuis des semaines. De quoi apporter de l’eau au moulin de l’opposition, qui accuse Emmanuel Macron d’utiliser la concertation nationale pour faire campagne. « Principe de pluralisme » « Il annonce un nouveau contrat avec la nation en avril, à un mois du scrutin européen, qu’il utilisera comme vote arbitre, dénonce Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis. Ce 4...11ehe n'été° 4 Tr 4 T. 6 1 4 2 10 7 7- côté campagne électorale renforce la légitimité de nos critiques. C’est lui qui choisit les thèmes et lui qui décide. On est déjà à quatorze heures de propagande, j’espère que le CSA en tiendra compte. » Une critique relayée sur Twitter tant par l’UDI que par le PS. Contacté par 20 Minutes, le Conseil supérieur de l’audiovisuel assure que, « a priori, les propos tenus par le président de la République, en raison de leur contenu et de leur contexte, pourraient être considérés comme relevant du débat politique national et, à ce titre, être décomptés, en application de la délibération du 22 novembre 2017 relative au principe de pluralisme politique dans mer:, mirai.." PR Ê'iflEOIlS DÉTAILLÉES & UV:OSSKI, —CON1PLÈTEs Làdhainerneleo.dbm les services de radio et de télévision ». En revanche, les interventions du chef de l’Etat ne devraient pas être décomptées pour les élections européennes, la campagne n’ayant pas encore officiellement commencé. Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales et co-animateur du grand débat national, a déjà prévenu que l’exercice serait renouvelé pendant ces deux mois. De quoi faire fulminer Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains  : « Combien coûtent au contribuable les meetings de campagne d’Emmanuel Macron, puisqu’il est dans cette perspective de campagne électorale pour les élections européennes ? » 2 Mardi 22 janvier 2019 Le temps d’avance de Macron agace I. Harsin/Sipa le président de la République a échangé avec des maires durant près de sept heures, le 15 janvier, dans l’Eure. La neige commence à arriver par le sud-ouest Une perturbation pluvio-neigeuse est attendue ce mardi. Elle devrait s’étendre du sud-ouest au nord-est. La neige pourra tenir au sol sur le quart nord-est. Il fera froid avec des températures souvent négatives dans l’Est. s’est-elle interrogée lundi. « Si le contribuable doit payer ça, nous voulons le chiffrage et nous voulons savoir aussi quelle partie sera réintégrée au compte de campagne » du parti présidentiel. « Qu’un président défende son bilan, c’est assez naturel. Ce n’est pas faire campagne, mais faire de la politique », balaie Sacha Houlié. Et d’ajouter  : « Les décomptes seront tous juridiquement étudiés, mais je ne crois pas que rassembler 600 élus dans un gymnase demande des sommes considérables… » Lundi soir, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques n’avait pas répondu à nos sollicitations. Thibaut Le Gal La météo en France Les trois nouveaux cas de bébés sans bras alarment les experts Santé La pollution est-elle responsable de malformations congénitales aux abords de l’étang de Berre ? La question est posée après la révélation, dimanche par Le Parisien, que trois bébés sont nés sans bras dans trois communes des Bouches-du-Rhône. « Ces cas posent problème, car ils sont porteurs de la même malformation que dans les concentrations de cas déjà repérées » dans l’Ain, en Loire-Atlantique et dans le Morbihan, indique Emmanuelle Amar, directrice du registre des malformations congénitales Remera. Surtout, « les bébés sont nés sur une période de temps très courte [entre juin et décembre 2016] et dans une zone géographique restreinte [moins de 30 km]. » Une zone connue pour ses très forts taux de pollution, liés aux industries pétrochimiques et portuaires toutes proches. « On sait que la pollution importante de l’air, de l’eau et la présence de solvants augmentent le risque de survenue de malformations », reprend Emmanuelle Amar. Annie Lévy- Mozziconacci, généticienne et responsable du laboratoire de diagnostic prénatal à l’Hôpital-Nord de Marseille, prône une systématisation de la cartographie des malformations congénitales, afin de déterminer quels sont les facteurs qui provoquent ces maladies. En attendant, « ces cas sont un signe supplémentaire que les choses ne vont pas bien dans le secteur », insiste l’exmaire de Fos-sur-Mer René Raimondi. A Marseille, Jean Saint-Marc
ActuAlité Des paroles, mais peu de réponses Affaire Benalla L’ex-collaborateur de l’Elysée s’est refusé à donner suite aux principales questions du Sénat sur ses passeports Il ne veut pas « commenter les articles de presse ». A l’exception d’une brève sur son déplacement au Tchad parue dans Le Canard enchaîné et qui sert sa défense. Il n’a « absolument rien à cacher ». Mais « il y a des choses » qu’il ne peut « pas dire ». Alexandre Benalla a passablement énervé, lundi, la commission d’enquête sénatoriale qui souhaitait l’entendre sur l’affaire dite « des passeports diplomatiques ». Auditionné une première fois le 19 septembre, l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron avait alors affirmé que ses documents étaient « dans [son] bureau à l’Elysée ». Depuis, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet de la présidence de la République, a révélé qu’il s’en était en réalité servi « une vingtaine de fois » entre le 1er août et le 31 décembre 2018. « Je ne vous ai pas menti, le 19 septembre, lorsque je vous ai dit que mes Le choix explosif de François de Rugy Déchets dangereux Le ministre de la Transition écologique a tranché  : les déchets industriels toxiques enfouis dans les entrailles de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin) ne seront pas extraits. « Compte tenu des enjeux, de la balance des risques » et du « surcoût » lié au déstockage, « la solution la plus adaptée demeure la poursuite du (…) confinement des déchets restants, sans déstockage supplémentaire », indique le cabinet de François de Rugy dans un document officiel adressé aux deux coauteurs d’un rapport parlementaire sur l’ancienne mine de potasse. Une décision qui a déclenché les foudres des deux hommes. Dans un tweet, Bruno Fuchs, député (LREM) du Haut-Rhin, « condamne sans réserve » ce choix qui « va à l’encontre de l’esprit du grand débat national ». Il constitue « une faute grave (…) qui n’aide pas [Macron] dans sa volonté de restaurer la confiance avec les citoyens ». Le choix de l’enfouissement fait de Stocamine la « poubelle toxique de l’Alsace », a fustigé Loïc Minery, porte-parole d’EELV Alsace. B. Guay/AFP passeports étaient à l’Elysée », a déclaré l’ex-garde du corps, lundi. Selon son récit, il les aurait d’abord restitués au palais présidentiel dans le courant du mois d’août. Mais « quelqu’un » les lui aurait rendus, en octobre, dans un sac contenant aussi ses clés et un chéquier. « Je ne fais aucun chantage » Qui ? La commission sénatoriale a réclamé la réponse une bonne demi-douzaine de fois, sans jamais y parvenir. « Je ne répondrai pas à cette question. » Invoquant tour à tour « la confidentialité évidente », « le respect de [sa] vie privée » et, surtout, les institutions, qui prévoient que les parlementaires ne peuvent poser des questions sur une enquête judiciaire en cours, Alexandre Benalla s’est arcbouté dans son opposition systématique. Seule certitude, ce n’est pas la peur d’être sanctionné qui le rend mutique J. Witt/Sipa ##JEV#171-54-https://bit.ly/2R0ypxj##JEV# sur ce point. Reconnaissant des « conneries » ou des « erreurs », il a admis qu’il n’aurait jamais dû utiliser les passeports alors qu’il venait d’être licencié de l’Elysée. Mais, explique-t-il, c’était pour « quitter Pôle emploi le plus vite possible » et « refaire [sa] vie ». Légèrement fanfaron depuis le début de l’affaire, l’ex-collaborateur du chef de l’Etat s’est montré à l’opposé, lundi, expliquant avoir beaucoup souffert. Car il a dû « mettre à l’abri [sa] femme et [son] fils, trouver un appartement et un emploi… » Il a tout de même trouvé le temps d’écrire au moins deux messages à Emmanuel Macron. Et s’il a révélé, lundi, qu’il n’avait plus aucun contact La version de la victime fragilisée Viol au « 36 » Il y a cinq ans, LeslieC. était serveuse au Galway, un pub situé en face du 36, quai des Orfèvres. Lundi, l’Américaine de 38 ans devenue mère au foyer a livré à la cour d’assises de Paris un témoignage fragilisant la version d’Emily S., cette Canadienne qui accuse deux policiers de la BRI de l’avoir violée dans la nuit du 22 au 23 avril 2014 dans les locaux du « 36 ». A la barre, LeslieC. raconte que la plaignante lui avait expliqué que des Deux policiers sont jugés pour viol devant la cour d’assises de Paris. 3 Mardi 22 janvier 2019 Alexandre Benalla était entendu, lundi, par la commission d’enquête du Sénat. policiers lui avaient « demandé de venir avec eux dans le bureau pour le sexe ». Emily S. lui aurait également glissé que l’un d’entre eux lui avait mis sa « main sur les fesses ». Elle avait l’air « amusée » par la situation et ne semblait pas « choquée » par la proposition. Quelques heures plus tard, un policier est venu chercher LeslieC. et sa collègue pour qu’elles l’accompagnent au « 36 ». Devant la porte, elles ont trouvé Emily S., qui « ne pleurait pas, n’était pas hystérique », mais avait l’air « fatiguée ». « Je ne veux pas dire qu’elle était stoïque, mais… » LeslieC., qui avait prêté son téléphone à Emily S. pour qu’elle appelle son père, a eu « l’impression » que ce dernier était « sceptique » en entendant sa version des faits. « J’avais l’impression que ce n’était pas vraiment la vérité ce qu’elle a raconté cette nuit-là », estime-t-elle. « Je ne me rappelle pas beaucoup les détails au Galway », souffle Emily S. à la barre. « La semaine dernière, vous étiez affirmative. Là, vous dites quelque chose de différent. Quelle réponse doit-on garder ? » lui lance l’avocat de la défense. Le procès doit se poursuivre jusqu’au 1er février. Les deux accusés encourent vingt ans de prison.T hibaut Chevillard D. Haria/Rex/Sipa avec les personnes de l’Elysée depuis le 24 décembre, il assure ne faire « aucun chantage. On essaie d’expliquer certains dysfonctionnements de l’Etat. Mais il ne faut pas en déduire que tout ça est dû à un secret que je détiendrais. » Le moment idéal, selon le sénateur (PS) Jean-Pierre Sueur, pour poser la seule question qui vaille. Si ce n’est pas lui, est-ce la présidence qui a menti au sujet des passeports ? « Vous en tirerez les conclusions que vous voulez », a répondu Alexandre Benalla. C’est prévu. La commission sénatoriale doit achever ses auditions jeudi. Puis se lancer dans un rapport sur toute cette affaire. Vincent VantighemnnCu secondes May de retour au Parlement pour présenter son plan B du Brexit. La Première ministre britannique, Theresa May, a annoncé qu’elle allait retourner discuter avec Bruxelles pour sauver son accord de Brexit rejeté par les députés. Par ailleurs, le gouvernement britannique a lancé une application mobile sur laquelle les résidents européens installés au Royaume- Uni peuvent effectuer leur demande pour rester dans le pays après le Brexit. Coup d’Etat évité au Venezuela. Plus d’une vingtaine de militaires ont été arrêtés lundi après s’être soulevés contre le régime du président Nicolas Maduro au Venezuela. Un coup d’Etat évité deux jours avant une manifestation à l’appel de l’opposition pour exiger un gouvernement de transition.

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