20 Minutes France n°3377 17 jan 2019
20 Minutes France n°3377 17 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3377 de 17 jan 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : dans la ligne de mire...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actualité La « seule solution » était de la tuer Assises Jean-Paul Gouzou a abattu son exfemme pour l’empêcher de partir au Mali avec ses enfants, a-t-il avancé au premier jour de son procès Il répond de manière posée aux questions du président de la cour d’assises du Lot, à Cahors, comme s’il était détaché des faits. C’est d’ailleurs un homme « très calme (…), qui a assumé complètement son geste, sans une marque de remords » que les gendarmes ont trouvé ce matin-là, raconte à la barre un enquêteur. Depuis mercredi, Jean- Paul Gouzou, un exploitant agricole à la retraite, est jugé pour l’assassinat de la mère de ses trois enfants, Djénéba Bamia. Le 3 mars 2017 au matin, à Gorses, le sexagénaire « a déjeuné et s’est habillé en treillis, pour le côté pratique, comme s’il partait à la chasse, reprend l’enquêteur. Il s’est positionné derrière un muret et il a attendu qu’elle coupe le moteur, puis il a tiré. » Dans l’attente de l’arrivée des gendarmes, qu’il avait appelés, Jean-Paul Gouzou avait préparé - www.staccato.fr r CAP, BAC Pro, CQP, BTS, Licence, ingénieur La référence de la profession ses valises et s’était même changé. « Je savais que j’allais en prison et que je n’allais pas revenir », reconnaît sans détour l’accusé, qui s’est excusé dès le début du procès auprès de ses enfants et de la famille de Djénéba Bamia. Djihadistes et excision Elle était la femme qu’il a « le plus aimée », mais il ne supportait pas l’idée qu’elle puisse partir au Mali avec ses enfants et son nouveau compagnon. Pour empêcher ce voyage, il avait dans un premier temps saisi la justice. Débouté, il s’était tourné vers la préfecture pour obtenir une interdiction de sortie du territoire pour ses trois enfants. En vain. « Je pensais ne pas pouvoir faire autrement, je savais qu’ils risquaient leur vie en allant au Mali », justifie le retraité. Un pays qui, selon les témoins de la défense, portes ouvertes 19 janvier 2019 de 9h à 16h 16 février 2019 de 9h à 16h Lycée privé sous contrat et CFA sous convention avec la Région www.garac.com 3, boulevard Gallieni 95100 Argenteuil 01 34 34 37 41 B. Colin/20 Minutes ##JEV#171-54-https://bit.ly/2FuRRRl##JEV# présentait deux risques pour les trois enfants  : celui d’être aux prises avec des groupes djihadistes présents dans la région, celui de voir les deux petites filles être victimes d’excision. « La défense va essayer de légitimer les inquiétudes du mari, celle d’une mauvaise décision prise pour de bonnes raisons, avance Anne Bouillon, l’avocate de la Fédération nationale Solidarité Femmes, partie civile dans cette affaire. Mais ce n’est pas ça le dossier,. La réalité, c’est qu’il s’agit d’un homme violent, dont sa fille aînée dit qu’il est violent. Cette violence, il l’exerce physiquement, psychologiquement et, lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veut, il prend la décision de 8 Jeudi 17 janvier 2019 L’accusé est jugé depuis mercredi devant la cour d’assises du Lot, à Cahors. tuer. » Comme les amis de la victime, l’avocate pointe les dysfonctionnements des autorités, qui n’ont pas pris de mesures, malgré les alertes de la victime, ni désarmé Jean-Paul Gouzou, en 2016, alors qu’une décision judiciaire allait dans ce sens. « Il est autoritaire, il croit avoir raison. Mais il n’est pas là pour faire un exemple des violences conjugales. Qui a été témoin des violences physiques ? D’un événement où il a tiré au sol sa femme par les pieds, on fait toute une histoire », plaide de son côté Edouard Martial, l’avocat de Jean-Paul Gouzou. Le procès se poursuit jusqu’à vendredi soir. De notre envoyée spéciale à Cahors, Béatrice Colin « Je veux raconter publiquement ce qu’ils m’ont fait », clame la plaignante Affaire de viol au 36 « Qu’attendez-vous de ce procès ? » demande l’avocat général, Philippe Courroye. « J’ai laissé partir ma colère depuis longtemps, je veux affronter ces hommes, je veux raconter publiquement ce qu’ils m’ont fait, qu’ils sachent l’impact que ça a eu dans ma vie, répond, en larmes, Emily S. Je veux fermer ce chapitre de ma vie et aller de l’avant. » Mercredi, la Canadienne de 38 ans a longuement raconté les viols que lui auraient fait subir, dans la nuit du 22 au 23 avril 2014, au 36, quai des Orfèvres, Nicolas R. et Antoine Q., deux policiers de la brigade de recherche et d’intervention. Très émue, elle a dû répondre aux questions de la cour d’assises de Paris et de la défense, qui ont tenté, notamment, de la mettre face à ses contradictions. « Vous dites avoir été plaquée contre le bureau, mais le médecin n’a pas constaté de traces sur votre visage, comment l’expliquez-vous ? » l’interroge Philippe Courroye. « Je ne sais pas, je ne suis pas médecin. » Le magistrat lui fait aussi remarquer qu’une serveuse du pub où elle avait passé la soirée l’avait entendue dire M. Bureau/AFP qu’elle avait spontanément fait une fellation à Nicolas R. « Je ne pense pas que cela soit vrai. » M e Compoint, l’avocate d’Antoine Q., lui demande pourquoi, durant l’instruction, elle a refusé de donner l’un de ses cheveux afin qu’il soit expertisé. « Parce que je suis la victime », assure Emily S. Le procès doit se tenir jusqu’au 1er février. Les accusés encourent vingt ans de prison. Thibaut Chevillard Deux policiers sont accusés de viol.
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