20 Minutes France n°2768 12 déc 2014
20 Minutes France n°2768 12 déc 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2768 de 12 déc 2014

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 7,7 Mo

  • Dans ce numéro : une pétition contre une directrice de prison trop sexy.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 France JustiCe L’anesthésiste d’Orthez libérée Helga Wauters a été remise en liberté jeudi à la suite d’une décision de la cour d’appel de Pau. Cette anesthésiste belge avait été mise en examen après le décès d’une patiente dont elle avait la charge à la maternité d’Orthez (Pyrénées-Atlantiques) fin septembre. La cour a autorisé sa sortie de prison, après deux mois et demi de détention, tout en fixant des obligations de contrôle judiciaire strictes. Le médecin devra notamment verser une caution de 50 000 € avant le 19 décembre et remettre son passeport avec interdiction de quitter le territoire français. Il lui est également interdit d’exercer la médecine, ou même « le conseil », et de se rendre dans les communes du canton d’Orthez où elle exerçait avant les faits. Helga Wauters est en outre assignée à résidence en Haute-Vienne et devra suivre, dans la journée, des soins dans un centre spécialisé de Périgueux, à une heure de route environ, pour traiter son addiction à l’alcool. W montage M. Cros Ce week-end sur 20minutes.fr W 21 e Minute Un format long interactif sur le Projet Innocence, qui se bat pour les victimes d’erreurs judiciaires. W Vidéo Laurent Blanc a-t-il le niveau pour entraîner le PSG ? Nos experts en mauvaise foi du « Comptoir Football Club » répondent. W expertise Gilles Payet, analyse le CV d’un internaute. Envoyez-lui un lien vers votre profil Viadeo ou LinkedIn à contribution@20minutes.fr. tous les jours, 24 heures sur 24, suivez l’actualité sur 20minutes.fr..tr Vincent Vantighem Ce matin de novembre 2011, ça n’allait vraiment pas. Jean Mercier l’a vu tout de suite en pénétrant dans la chambre de Josiane, 83 ans, avec qui il était marié depuis plus de cinquante ans. « Elle m’a demandé les médicaments, confie l’octogénaire. J’ai fait semblant de ne pas comprendre. Et je lui ai apporté les antidouleur habituels… » Mais ce n’était pas ceux-là que voulait sa femme, atteinte par une profonde dépression. « Dans un état second », Jean a pris les boîtes de somnifères et d’antidépresseurs qu’il cachait. Un par un, il a retiré 28 comprimés et les a glissés dans la main de Josiane. Il est ensuite retourné dans la cuisine où il a mélangé la moitié d’un flacon de morphine dans du jus de pamplemousse. « Je me suis assis à côté d’elle et on a parlé. Ensuite, elle s’est endormie. » « Je vais être condamné » Le 13 janvier 2015, Jean est convoqué par le tribunal correctionnel de Saint- Etienne (Loire) pour répondre de « nonassistance à personne en danger ». « L’enquête a démontré que sa femme a pris volontairement les produits, renseigne Mickaël Boulay, son avocat. Il n’est donc pas accusé de meurtre. » Terriblement lucide et « en phase avec sa conscience », Jean ne se fait guère d’illusion. « Je vais être condamné, avance-t-il. Dans l’état actuel de la loi, il ne peut pas en être autrement. » Ce vendredi, deux députés doivent remettre un rapport à François Hollande (lire ci-dessous). Il doit être la base d’un Vendredi 12 décembre 2014 Fin de Vie Jean sera jugé pour avoir laissé mourir sa femme âgée de 83 ans « On s’était fait la promesse de s’aider à partir » M. Boulay Euthanasie active dans 0,8% des décès Définies comme « le fait pour un tiers de mettre fin à la vie d’une personne à sa demande », les pratiques dites d’euthanasie active sont exceptionnelles. Elles représentent 0,8% des décès, selon une enquête de l’Institut national d’études démographiques de 2010 portant sur 4 723 décès. Dans 47,7% des cas, les médecins ont reconnu qu’ils avaient pris une décision tout en sachant qu’elle pouvait « hâter la mort du patient ». Le sujet risque d’enflammer l’opinion (illustration). F. Dufour/AFP Jean Mercier encourt une peine de cinq ans de prison et 75 000 € d’amende. nouveau projet de loi censé améliorer les choses. A cette évocation, la voix du vieil homme déraille. « Ce n’est pas un rapport qu’il faut. Combien de temps vat-on devoir attendre cette loi ? » Jean et Josiane en parlaient déjà il y a plus de vingt ans. « On s’était fait la promesse de s’aider à partir si l’un n’était plus en état, lâche-t-il. On se disait même que ce serait un geste banal. Mais en fait, c’est extrêmement difficile… » A tel point qu’après avoir reconnu les faits auprès des forces de l’ordre, Jean est resté cloîtré chez lui pendant deux jours. « Je n’osais pas sortir, de peur du regard des autres, poursuit-il. Au final, je n’ai reçu que des marques de sympathie de la part des voisins et de ceux qui connaissaient Josiane. Tout le monde a compris ce que j’avais fait. » W Un rapport remis à l’Elysée Au moment de leur remettre la lettre de mission, François Hollande avait insisté sur l’importance d’aboutir à « un texte consensuel ». Ce n’est pas gagné. Selon nos informations, le président de la République a prévu de prendre la parole, ce vendredi, à l’issue de la remise des conclusions sur la fin de vie rédigées par les députés Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS). Les deux parlementaires, censés lui préparer le terrain d’un texte de loi, ont coupé toute communication après que leurs désaccords ont éclaté dans la presse. Proposition n°21 sur sa liste de promesses de campagne, l’engagement de François Hollande à ce que tout patient puisse « bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité » a, quoi qu’il en soit, du plombdans l’aile. Refroidi par les « Manif pour tous » opposées à la loi Taubira, le chef de l’Etat craint d’enflammer une nouvelle fois l’opinion en s’attaquant à ce sujet de société. « Nous refusons de manière très ferme toute évolution de la réglementation vers une forme plus ou moins déguisée de suicide assisté ou d’euthanasie », a déjà prévenu l’Alliance Vita, proche des mouvements catholiques traditionalistes. W V. V.
Visuel non contractuel Chez KFC, chacune de nos pièces de poulet est différente. C’est normal, ce ne sont pas des machines mais nous-même qui préparons de vrais morceaux de poulet entiers enrobés d’herbes, d’épices et de farine pour une panure dorée et croustillante. Ils sont cuisinés par nos soins chaque jour dans nos restaurants, et ce depuis 1939 en respectant l’héritage du « Colonel » Harland Sanders, chef cuisinier, fondateur de KFC (oui, c’est le monsieur du logo). C’est grâce à toute cette attention et ce savoir-faire, que nous pouvons offrir à nos clients ce goût unique et irrésistible. kfc.fr Rejoignez-nous sur Nos Tenders, il n’y en a pas 2 pareils, et c’est très bon signe. POUR VOTRE SANTÉ, ÉVITEZ DE GRIGNOTER ENTRE LES REPAS. WWW.MANGERBOUGER.FR



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