20 Minutes France n°2767 11 déc 2014
20 Minutes France n°2767 11 déc 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2767 de 11 déc 2014

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : une ville recherche son médecin sur Le Bon Coin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 France torture le discours ambigu de Marine le pen La présidente du Front national, Marine Le Pen, a semblé mercredi légitimer la torture dans certains cas. Interrogée par BFMTV et RMC sur le rapport américain du Sénat détaillant des sévices infligés par la CIA à des suspects de terrorisme, l’eurodéputée a déclaré : « Moi, je ne condamne pas. Il peut y avoir des cas, quand une bombe doit exploser dans une heure ou deux et accessoirement peut faire 200 ou 300 victimes civiles, où il est utile de faire parler la personne pour savoir où est la bombe. » Plus tard dans la matinée, la patronne du FN a nuancé ses propos sur Twitter, parlant d’une « une interprétation malveillante. Face au terrorisme, pas d’angélisme. » Invitée ensuite de l’émission « Questions d’Info » sur LCP, elle a expliqué qu’elle parlait alors de la situation des Etats-Unis, qui ont eu « une utilisation industrielle (...) parfaitement condamnable » de cette pratique « sous le choc psychologique (des attentats) du World Trade Center ». W 20 secondes Fait Divers Le crash d’un avion militaire fait un mort Un avion militaire d’entraînement Alphajet s’est écrasé mercredi vers 17 h 30 à Rochecorbon (Indre-et- Loire), près de Tours, sur un bâtiment abritant une structure d’accueil pour handicapés, faisant un mort et au moins cinq blessés (dont un grave) au sol, selon la gendarmerie. Le pilote et le copilote de l’appareil sont parvenus à s’éjecter. social L’accord sur Transavia France signé Le premier syndicat de pilotes d’Air France, le SNPL, a annoncé mercredi avoir signé l’accord prévoyant l’essor de la filiale low cost Transavia France, qui avait provoqué une grève de deux semaines en septembre. Propos recueillis par William Molinié serge Lazarevic est de retour après 1 111 jours de captivité. A la suite d’une telle détention, impossible de ne pas avoir de séquelles. Mais les ex-otages doivent apprendre à vivre avec. Gérard Lopez, psychiatre et président-fondateur de l’Institut de victimologie de Paris, revient sur la libération du quinquagénaire. Jeudi 11 décembre 2014 GérarD lopez Le psychiatre prévient des risques liés au retour des otages « serge lazarevic ne sera plus jamais le même » Lichtfeld Erez/Sipa ##JEV#173-134-m.20minutes.fr/tv/afp-actus/147886-l##JEV# L’ex-otage a été accueilli par François Hollande à l’aéroport de Villacoublay. Par quelles phases psychologiques passent les otages ? Lors de la capture, c’est une irréalité totale. Ils ont du mal à comprendre. Le cerveau raisonnable est déconnecté du cerveau émotionnel. Dans un premier temps, ils sont comme dans un rêve, mais vont très rapidement se réveiller. Ensuite, ça diffère selon les conditions de détention ? D’autant plus si des choses épouvantables s’inscrivent dans leur cerveau. Tout dépend aussi du niveau d’isolement. Le collègue de Serge Lazarevic [Philippe Verdon] a été tué dans un climat d’insécurité. Lui a connu une détention assez stricte pendant plusieurs mois. Tout cela s’ajoute aux difficultés qu’il va rencontrer désormais. Quelles sont-elles ? Sa libération est un grand moment d’euphorie trompeur. Il y a un travail de reconnaissance à faire dès maintenant, qui sera indispensable pour la suite. Il faut aussi le protéger d’un possible harcèlement médiatique. Sa détention a eu un impact certain sur ses croyances fondamentales. Sa confiance en soi et aux autres a été altérée. En quoi consistent les examens qu’il va passer ? Il aura droit à un bilan de santé. Concernant les souffrances psychologiques. Trois ans de détention, c’est long et court à la fois. Dans l’immédiat, il risque d’être envahi par les souvenirs de sa détention qui peuvent se manifester par des cauchemars. D’autres problèmes vont s’ajouter, comme la question de l’indemnisation, celle de retrouver un travail et une place aux côtés de ses proches. Rodolfo Cazares, dernier otage français « La France n’a plus aucun otage, dans aucun pays au monde », se félicitait le chef de l’Etat mardi. Pourtant, il reste un Français dont on est sans nouvelles : Rodolfo Cazares, détenu au Mexique depuis juillet 2011. V Qui est Rodolfo Cazares ? Chef d’orchestre franco-mexicain de 37 ans, il dirigeait depuis 2007 le théâtre de Bremerhaven (Allemagne). Marié à Ludivine Barbier-Cazares, une Française, il a obtenu la citoyenneté en février 2012. V Que lui est-il arrivé ? Il a été enlevé avec une quinzaine d’autres membres de sa famille, vers 4 h 30, le 9 juillet 2011 à Matamoros, par des hommes appartenant au cartel du Golfe. Les femmes et les enfants, dont son épouse, ont été libérés peu après. Quels conseils lui donneriez-vous ? Le premier, c’est d’oser consulter un psychologue ou un psychiatre. Le second, c’est de prendre attache avec une association qui peut l’aider dans ses démarches. Il ne sera jamais le même. Mais s’il est bien aidé et que de bonnes expertises psychologiques sont pratiquées, il peut apprendre à vivre avec. W V Pourquoi Paris ne le considère-t-il pas comme un otage ? Pour le Quai d’Orsay, il s’agit d’un « enlèvement », dans la mesure où le crime est de « nature crapuleuse » et qu’il n’y a « aucune connotation politique ». Mais « c’est bien un otage, puisqu’il a été enlevé, donc privé de liberté, pour être l’objet d’un échange », estime Patricia Philibert, d’Otages du monde. W Bérénice Dubuc



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