100% Esprit Auto n°4 mar/avr 2010
100% Esprit Auto n°4 mar/avr 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : One4All média

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Nouvelle Mégane RS... Renault décroche la pôle !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 44 - 45  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
44 45
44 de luxe réservée par la force des choses aux plus fortunés. Comme la plupart des bonnes idées, celle-ci mit du temps pour arriver à maturité. Pendant près de dix ans, le projet portant le numéro de code 729 hanta les départements de style et de développement de Mazda, tant au Japon qu’aux Etats-Unis. Des idées enthousiasmantes furent émises, puis rejetées à nouveau. Il fut même question d’avoir recours à un moteur rotatif, dans la mesure où cette technologie était utilisée à l’époque avec beaucoup de succès sur la Mazda RX-7. Certains ingénieurs préféraient un moteur central, d’autres un moteur placé à l’avant. Lentement mais sûrement, une image claire prit toutefois le dessus : moteur avant et propulsion, une boîte de vitesses à étagement serré et un concept biplace classique caractérisé par un long capot, un arrière court et une capote en toile manoeuvrable à la main. L’idée d’un roadster petit et léger, identifié par le nom de code LWS - lightweight sports car - avait fini par s’imposer. En mai 1987, Mazda présenta le prototype à un groupe d’experts automobiles triés sur le volet. Leur réaction fut unanime : la Mazda MX-5 avait le potentiel nécessaire pour devenir un succès, un best-seller. Des débuts timides… En mars 1989, la MX-5 fut présentée officiellement au public, à Hiroshima. Elle fut accueillie comme la renaissance du roadster, une catégorie de voitures regrettée, mais dans laquelle l’industrie automobile avait cessé de croire. Il apparut d’emblée évident que ce roadster offrait le plaisir de conduire d’un roadster anglais ou italien classique, sans qu’il soit nécessaire d’être soi-même mécanicien pour l’entretenir. Il s’écoula quelques mois avant que l’auto ne perce en Europe. Seulement quatre voitures furent écoulées la première année, toutes en Allemagne. Mais dès l’année suivante, plus de 10 000 MX-5 se mirent à circuler quelque part entre le Cap Nord et Gibraltar. Le meilleur score fut enregistré en 1999 avec plus de 21 000 immatriculations. Cette success story montre bien que la Mazda MX-5 est d’un classicisme intemporel. La clé du succès ? L’un des secrets de cette réussite, c’est la consistance du travail de remise à jour qui a accompagné la Mazda MX-5 tout au long de son cycle de vie. Car le fait que certains puristes aient regretté la disparition des phares escamotables en 1998 n’a pas empêché les ventes de reprendre l’ascenseur au même moment. Les nouveaux blocs optiques s’accompagnaient d’un style plus moderne et d’une amélioration du confort, le roadster était désormais mieux équipé et acquérait un standing plus élevé. Il avait mûri. Les performances moteur ont également évolué avec le temps. Dans sa version originale, la MX-5 était animée par un quatre cylindres 1,6 litre développant 115 ch. Dès 1994, les clients eurent la possibilité d’opter pour un 16 soupapes 1,8 litre de 131 ch, rejoint l’année suivante par une version dégonflée du 1,6 litre, créditée de 90 ch. Le passage au nouveau modèle en 1998, s’accompagna d’une évolution des motorisations. Le client avait désormais le choix entre deux moteurs multisoupapes : le 1,6 litre 110 ch et le 1,8 litre porté à 140 ch, ce dernier étant accouplé à une boîte de vitesses à six rapports. En 2001, l’adoption de la distribution variable permit de pousser la puissance du 1,8 litre à 146 ch. Souvent copiée, jamais égalée Grâce à ses moteurs pleins de fougue et à la qualité de ses suspensions à double triangulation sur les quatre roues, la Mazda MX-5 s’est taillée une réputation « kart » aussi maniable qu’agréable à piloter. Et comme pour la plupart des clients, la vitesse de pointe et le 0 à 100 km/h n’étant pas des critères primordiaux, elle est « la » voiture qui permet de se faire plaisir et d’être considéré, à un tarif abordable. Ainsi c’est sans risque que l’on peut affirmer aujourd’hui que la MX-5 a ravivé tout un segment et inspiré de nombreuses marques concurrentes : BMW Z3, Fiat Barchetta, Mercedes SLK, MG-F, Toyota MR, etc. Souvent copiée mais jamais égalée, saluons ici son influence positive sur la conscience automobile d’une génération entière. D’autant que son histoire n’a pas encore été entièrement écrite… Classic
45



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :