02 n°65 mar/avr/mai 2013
02 n°65 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Zoo galerie

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier Los Angeles... Mark Hagen, Ali Subotnick, Sterling Ruby, Marc-Olivier Wahler.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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50 hm 40-7-19 r v• Ille111111411, I> +•-• ai ga ibe » hkete* d elfitie.•& dik diedie p a 4temedeheie Ner-ettAtti'444.44144 „mea » à ailla 10004 Mark Hagen Vue de l'exposition/Installation view : « Made in LA » 2012, Hammer Museum, Los Angeles. Guest Mark Hagen specifically dated ; as the artist observes, they might almost even come from the future. Or, as Frank Stella put it : « … we’re all still left with structural or compositional elements. The problems aren’t any different. I still have to compose a picture, and if you make an object you have to organize the structure. I don’t think our work is radical in any sense, because you don’t find any really new compositional or structural element. » 6 The continuity of forms through history, and their relatively limited repertory are among the major issues which fascinate Hagen, who is also fond of recalling that the Egyptians were already using a kind of cement more than 2000 years before the Christian era. The screens, which vary greatly in size, nevertheless usually borrow the standard dimensions of current construction materials, for example those of sheets of plasterboard used for gallery walls, in a homothetic relation with the place where they are setup. Because they too are modulable, their verticality is forever being thwarted by the possibility of their reconfiguration, the assertion of their erectness collides with this hesitation implied by their manner of assemblage. The question of the contingency of the work in relation to its context of inscription which they raise echoes that of the intervention of chance in the production, which we find in the Additive Paintings. Returning to painting— which he had abandoned while studying at CalArts with Michael Asher and Douglas Huebler, among others—in 2004, because it seemedto him to be anachronistic and sufficiently unpopular at that time to be worthy of interest, Mark Hagen relied on an accidental discovery to choose the medium he would use. In fact, after observing the discoloration of sacks made of jute which had been left outside for a long time, he elected to use this textile, leaving large canvases folded and piledup in his garden for a few months before turning them into his subjectile. Each layer of canvas leaves an imprint on the one below like a photogram, thus creating a network of links between the paintings to come. He then proceeds almost in an opposite way to a « classical » painter by applying white acrylic paint (for outdoor use) in successive coats, in such a way that it goes through the canvas installed horizontally. When he raises the canvas and detaches it from the tarpaulin on which it was laid, the folds of the plastic seem engraved in the paint, which is as if moulded. They are added to the random marks of the canvas’s discoloration and to the simple geometric motifs, resulting from the canvas itself, based on the division of its dimensions. The body of works developed by Mark Hagen thus wavers between order and chaos, intentionality and chance, drawing inspiration from non-ethnocentric metaphysics and from the latest astronomical discoveries, but also from the non-linear conception of History developed, in particular, by Manuel De Landa. 7 He has, incidentally, just published an artist’s book titled 2013 ? : A Doomsday Day Planner, in the formof a diary complemented by more than 150 historical predictions of the end of the world, which invites me to give the last word to the title of one of his sculptures : We have seen the future, and we are not going. – 6. Minimal Art, A Critical Anthology, edited by Gregory Battcock, Berkeley, University of California Press, 1995, p.180. 7. Manuel De Landa, A Thousand Years of Nonlinear History, New York, Zone Books, 1997.
Sterling Ruby An expression of repressed violence Sterling Ruby SP202 (1 to 4), 2012. Peinture aérosol sur toile/Spray paint on canvas, 406.4 × 596.9 × 5.1 cm. Photo : Robert Wedemeyer, Los Angeles. Courtesy the artist and Xavier Hufkens, Brussels. Sterling Ruby The Masturbators, 2009. Vue d'exposition/Installation view. Foxy Productions, New York. Antoine Marchand – 51 Souvent considéré – à tort – comme un artiste provocateur, adepte du Big is beautiful, Sterling Ruby est en réalité bien plus que cela. Si son esthétique est pour le moins éloignée du Lessis more, pour reprendre une autre formule célèbre, il serait réducteur de ne voir en lui qu’un autre parangon de la désormais fameuse scène West Coast, rompu au spectaculaire au détriment du discours. Le corpus qu’il développe depuis une quinzaine d’années, sous des atours parfois un peu trashy, permet d’envisager une lecture de la société américaine extrêmement critique et lucide, tout en se jouant des nombreuses filiations aux grands mouvements artistiques de la seconde moitié du vingtième siècle que les journalistes et critiques formulent régulièrement à son encontre. En effet, au fil des articles qui lui sont consacrés reviennent sans cesse les références au minimalisme – et notamment à Donald Judd – ou à l’Anti-Formthéorisé par Robert Morris en 1968. Un réseau d’influences que Sterling Ruby ne renie pas, bien au contraire. Néanmoins, loin de rester dans la simple convocation ou citation, lorsqu’il s’empare de ces courants emblématiques, c’est pour mieux les altérer et les pervertir. En recouvrant de salissures ou de graffitis un bloc monolithique qui rappelle immanquablement les formes de l’art minimal, il en perturbe la lecture et le place non plus sur le seul terrain de l’esthétique et du champ de l’art proprement dit, mais le confronte à la rue, le fragilise et lui confère un autre statut. Ce faisant, il détourne l’attention du spectateur de l’objet et de la forme pure pour orienter son regard vers la violence et la perversité de son intervention. Ainsi de la série des SP, peintures grand format qui rappellent le Color Field Painting cher à Mark Rothko. Mais là où ce dernier travaillait à l’huile, à l’acrylique ou à l’aquarelle, Sterling Ruby réalise ses peintures à la bombe aérosol, utilisant une palette de couleurs allant du noir profond au vert fluo. Par ailleurs, loin de l’apaisement provoqué par les œuvres du célèbre peintre d’origine russe, Sterling Ruby puise son inspiration dans les nombreuses inscriptions réalisées à la bombe aérosol par les gangs dans les rues de Los Angeles pour marquer leur territoire, dans une accumulation de signes qui finit par virer à l’abstraction. Quant à l’installation vidéo The Masturbators (2009), elle montre neuf pornstars en train de se masturber face caméra. Rejouant avec beaucoup d’ironie la figure de l’artiste performant seul dans son studio, à la manière de Bruce Nauman ou de Paul McCarthy, Sterling Ruby pose ici un regard pour le moins décalé sur l’industrie pornographique florissante en Californie, en soulignant la vacuité de l’action de ses acteurs, tout autant que les codes de la masculinité qu’impose notre société – des corps bodybuildés aux râles forcés des différents protagonistes. 02 n°65 Printemps 2013



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