02 n°65 mar/avr/mai 2013
02 n°65 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Zoo galerie

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier Los Angeles... Mark Hagen, Ali Subotnick, Sterling Ruby, Marc-Olivier Wahler.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 Quant aux artistes du front de mer, a-t-il été facile de les faire participer à une biennale ? Ces artistes ont été beaucoup plus difficiles à convaincre. Ils étaient plutôt sceptiques quant au projet et, la première fois que nous les avons rencontrés, la plupart n’étaient pas intéressés. Il faut dire qu’ils travaillent au jour le jour et que, lorsque nous sommes arrivés avec un projet qui allait avoir lieu un an plus tard, c’était un horizon vraiment trop lointain pour qu’ils puissent envisager d’y participer. Il y en a cependant eu un, Arthure « Art » Moore, qui était plus ouvert à nos idées et qui est devenu une sorte d’ambassadeur pour nous ; il nous a ainsi présenté de nombreux artistes de la promenade et il plaidait notre cause auprès d’eux. Il nous a donné une liste d’artistes à rencontrer, nous a fourni des informations sur leur travail et, grâce à ce lien qu’il incarnait, les artistes ont commencé à nous faire confiance et à comprendre que nous leur proposions un projet qui leur apporterait un nouveau public et une plus grande visibilité. Mon objectif était d’éliminer autant que possible les différences entre les deux communautés artistiques et de les présenter côte-à-côte sans aucune hiérarchie. Il me semble que c’est ce qui a fait la réussite du projet. De nombreux visiteurs se sont plaints de ne pouvoir identifier quels artistes étaient les habitués et quels artistes n’étaient là que le temps du week-end de la biennale. C’est exactement ce que j’avais espéré : un brouillage réel des frontières entre ces deux mondes. Donc, mis à part le jeu de mots sur le terme « biennale », pensez-vous mettre en place une deuxième édition en 2014 ou était-ce un événement unique ? Je l’ai toujours pensé comme unique. Pour en revenir à « Made In LA », il est intéressant de voir une institution telle que le Hammer Museum collaborer avec un lieu indépendant tel que LAXART. Comment cette relation s’est-elle mise en place ? Cette collaboration s’est développée naturellement à la suite d’autres partenariats de moindre envergure que nous avions mis en place avec LAXART. Nous avions déjà travaillé ensemble sur le projet de Joel Kyack, Supperclogger, et aussi à l’occasion de l’exposition de Shannon Ebner dans le cadre des Hammer Projects, ils avaient alors produit une sculpture qui était installée dans l’espace public le temps de l’exposition au Hammer. Nous partageons des idéaux et des missions semblables et nous avions envie d’approfondir la manière dont il nous était possible de mettre nos ressources en commun et d’étendre notre champ d’action en travaillant de concert. Après avoir participé au commissariat de certaines des expositions de la série des Hammer Invitationals qui sont dédiées, pour partie ou entièrement, à la scène angelena, voyez-vous quelque chose qui serait si spécifique à cette scène que les œuvres présentées dans ces expositions n’auraient pu être produites ailleurs ? Il est très difficile de faire des généralisations comme celles-ci. Cependant, je pense que travailler à LA peut Interview Ali Subotnick CA.'l'FON+ " vraiment influer sur les œuvres que l’on y produit : la lumière, l’espace, l’étendue de la ville, son ouverture au changement et à la réinvention, la facilité qu’il y a d’y disparaître… Pensez-vous qu’il soit intéressant pour un artiste, aujourd’hui, d’être labellisé comme provenant d’une ville en particulier ? Je ne pense pas que l’étiquette soit nécessairement intéressante ou nuisible, mais attirer l’attention sur une région qui accueille tant d’artistes peut offrir un vrai panorama du climat de production culturelle de la ville. Vous préparez actuellement deux expositions avec de jeunes artistes français : Cyprien Gaillard et Neil Beloufa. Pouvezvous nous en dire plus sur ce qui a présidé à ces choix ? Ces deux projets sont nés des résidences de ces artistes à LA. Nous avons invité Cyprien Gaillard en résidence après que j’ai découvert son travail dans la section Unlimited d’Art Basel et il m’a semblé qu’il pourrait tirer un parti intéressant d’une exploration de la ville et, suite à sa résidence, nous avons naturellement eu envie de présenter l’œuvre qui avait été inspirée par son séjour ici. Quant à Neil Beloufa, il est représenté par une jeune galerie d’ici, la galerie François Ghebaly, j’ai donc pu suivre son travail depuis déjà quelques années. C’est lui qui est finalement venu me voir avec un projet de film qui correspondait parfaitement à notre programme de résidences qui soutient la recherche et le développement de nouvelles œuvres. Nous avons donc organisé sa résidence avec l’intention de présenter son film lors d’un Hammer Project. Lors d’un voyage à Paris il y a deux ou trois ans, j’ai été vraiment inspirée par ce que j’ai vu et il m’a semblé qu’une nouvelle génération d’artistes était en train d’y créer une œuvre tout à fait passionnante. – Meg Cranston Vue de l'exposition/Installation view, « Made inL.A. 2012 », Hammer Museum, Los Angeles, 2.06-2.09.2012. Photo : Brian Forrest.
Interview with Ali Subotnick After founding the Wrong Gallery, a one-metre-square independant venue in Chelsea, New York, together with Maurizio Cattelan and Massimiliano Gioni, in 2002, and the magazine Charley with the same accomplices, it was with them, too, that Ali Subotnick co-curated the fourth Berlin Biennial in 2006, before joining the team of the Hammer Museum in Los Angeles, as curator and person in charge of residencies. Aude Launay—Be it with « Nine Lives : Visionary Artists from LA », « Made in LA », or the « Venice Beach Biennial », we can say that you have been looking at the Los Angeles scene in a very careful and personal way since you joined the Hammer Museum team in 2006. I’ll tentatively describe this eye as an approach that generously combines lowbrow art and contemporary art, something which few institutions dare to do... Could you talk about your position in relation to this issue ? Ry Rocklen Vue de l'exposition/Installation view, « Made inL.A. 2012 », Los Angeles Municipal Art Gallery, Barnsdall Park, Los Angeles, 2.06-2.09.2012. Photo : Brian Forrest. 31 Ali Subotnick—I’m not really interested in drawing distinctions between insider and outsider artists. Art is art, and I am drawn to art that expresses something of the individual artist. I like artworks that are provocative. I’ve never been one to follow rules or just go along with the status quo, so that may explain why I gravitate towards artists working a bit on the fringes or outside of the mainstream. That said, I also follow the mainstream art world closely and am interested in the parallels that often exist between the establishment and the more rebellious outliers. By putting artists from different worlds side by side, the distinctions often pale and viewers are able to appreciate the work for itself rather than focusing on the fame or the name of the artist. For me it’s not so much about high vs. low, but inside vs. outside and trying to get rid of those barriers which often divide different art communities. Is Los Angeles the ideal place « to get rid of those barriers » because of its geographical location or because of some other specific feature of this city ? I suppose geography plays a role in the sense that LA is a huge, sprawling city with no real center. The art community doesn’t have a centereither. There is no Chelsea, but lots of little, micro-centers. We have Culver City now, the largest and densest gallery district but the LA art community isn’t really controlled by the galleries or the market. In LA, more like Berlin as opposed to New York, the art community is powered by the artists. Some of the most important contemporary artists are teaching in top ranked art schools. We have UCLA, CalArts, USC, Otis, Art Center, and just a short drive from LA : UC Urvine, UC Riverside, UC San Diego, UC Santa Barbara. The graduate students are more often than not staying in LA and becoming a part of the art community in LA and forming new micro communities within the larger art world of the city. It’s a region where artists can disappear themselves as needed, when they crave isolation in which to develop their ideas and make work. They can emerge at any time and align with one or several of these micro-cultures. That said I think that anywhere you go you can find an established art scene and then smaller, less mainstream sub cultural groups—not necessarily outsiders but parallel art communities. It just requires effort to seek out these alternate clusters of artists. I’m not interested in the distinctions and prefer to see the city as a home to an incredibly diverse range of artists—all of whom deserve to be seen and embraced by the institutions. VBB was my first attempt at making some of these worlds collide and ignoring the lines that differentiate these communities. Precisely, as far as the Venice Beach Biennial (July 13-15, 2012) is concerned, could you tellus how artists from the « official art world » reacted when you invited them to join the project ? Most of the artists that I invited were especially interested in presenting their work in the context of the boardwalk, alongside artists who show their work there every day. I think they saw it as an opportunity to rethink their work and take risks that they might not normally do in a gallery or museum. 02 n°65 Printemps 2013



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