02 n°65 mar/avr/mai 2013
02 n°65 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Zoo galerie

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier Los Angeles... Mark Hagen, Ali Subotnick, Sterling Ruby, Marc-Olivier Wahler.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 Interview Ali Subotnick Arthure Moore avec ses/with his Funky Pussy paintings. Venice Beach Biennial, 13-15.07.2012. Lors de/In conjunction with « Made inL.A. 2012 ». Photo : Miriam Newcomer.
Entretien avec Ali Subotnick Aude Launay — Que ce soit avec « Nine Lives : Visionary Artists from LA », « Made in LA » ou la biennale de Venice Beach, l’on peut dire que vous portez désormais un certain regard sur la scène de Los Angeles depuis que vous avez rejoint l’équipe du Hammer Museum en 2006. Je serais tentée de qualifier ce regard d’approche mêlant généreusement l’art lowbrow et l’art contemporain, ce que peu d’institutions osent encore… Pouvez-vous préciser votre position par rapport à cette question ? Ali Subotnick — Je ne cherche pas à établir de distinction entre les artistes du milieu de l’art et ceux qui lui sont extérieurs. L’art c’est l’art, et je suis attirée par celui qui exprime quelque chose de particulier à l’artiste. J’aime les œuvres qui ne laissent pas indifférent. Je n’ai jamais été de ceux qui suivent les règles ou qui acceptent le statu quo, ce qui explique peut-être pourquoi je suis attirée par des artistes qui travaillent un peu en marge ou Cara Faye EarlLos Santos del Terrorismo (The Saints of Terrorism), 2012. Venice Beach Biennial, 13-15.07.2012. Lors de/In conjunction with « Made inL.A. 2012 ». Photo : Miriam Newcomer. Aude Launay – Après avoir fondé la Wrong gallery, un espace indépendant d’un mètre carré à Chelsea, New York, aux côtés de Maurizio Cattelan et de Massimiliano Gioni en 2002, et la revue Charley toujours avec les mêmes acolytes, c’est encore avec eux qu’Ali Subotnick co-curate la quatrième biennale de Berlin en 2006 avant de rejoindre l’équipe du Hammer Museum de Los Angeles comme curatrice et responsable du programme de résidences. 29 hors du circuit officiel. Ceci dit, je suis tout de même de près le milieu de l’art établi et je m’intéresse aux parallèles qui existent souvent entre l’establishment et les outsiders les plus rebelles. En rapprochant des artistes de différents mondes, les dissemblances s’atténuent et les spectateurs peuvent apprécier l’œuvre pour elle-même au lieu de se concentrer sur la renommée ou sur le nom de l’artiste. Pour moi, il s’agit non pas tant d’opposer high et low qu’inside et outside ; il s’agit aussi d’essayer d’éliminer ces barrières qui divisent souvent les communautés artistiques. Los Angeles est-elle l’endroit idéal pour « éliminer ces barrières » grâce à sa localisation ou à quelque autre spécificité ? Je pense que la géographie joue un certain rôle au sens où LA est une ville immense et tentaculaire sans véritable centre. La communauté artistique n’y a pas vraiment de centre non plus. Il n’y a pas de Chelsea, mais de nombreux petits centres, des micro-centres. Il y a Culver City, le plus important et le plus dense quartier de galeries mais la communauté artistique n’est pas vraiment contrôlée par les galeries ou le marché. À LA, un peu comme à Berlin en tant qu’on peut l’opposer à New York, ce sont les artistes qui font vivre la communauté artistique. Quelques-uns des artistes contemporains les plus importants y enseignent dans des écoles d’art ultra cotées comme UCLA, CalArts, USC, Otis, Art Center, et, non loin de la ville : UC Urvine, UC Riverside, UC San Diego, UC Santa Barbara. Leurs étudiants vivent le plus souvent à LA et forment de nouvelles micro-communautés à l’intérieur de la communauté artistique locale. C’est une région où les artistes peuvent disparaître quand ils le souhaitent, lorsqu’ils ont vraiment besoin de s’isoler pour réfléchir et pour produire. Ils peuvent réapparaître n’importe quand et s’intégrer à une ou plusieurs de ces micro-cultures. Ceci dit, il me semble qu’il s’agit d’un schéma standard : partout où il y a une scène artistique établie il y aussi de plus petits groupes, moins officiels – pas nécessairement des outsiders mais des communautés parallèles. Il faut juste faire un effort pour débusquer ces autres groupes d’artistes. Les différenciations ne m’intéressent pas, je préfère voir la ville comme le lieu d’une incroyable diversité d’artistes qui méritent tous d’être vus et inclus par les institutions. La biennale de Venice Beach a été ma première tentative de faire se rencontrer certains de ces mondes en ignorant les frontières qui les divisent. Justement, en ce qui concerne la biennale de Venice Beach (13-15 juillet 2012), pouvez-vous nous dire comment les artistes du monde de l’art « officiel » ont réagi lorsque vous les avez invités à y participer ? La plupart des artistes que j’ai invités étaient très intéressés par le fait de présenter leur travail sur la promenade de Venice aux côtés des artistes qui y exposent le leur là-bas quotidiennement. Je pense qu’ils ont vu ce projet comme une opportunité de repenser leur travail et de prendre des risques qu’ils n’auraient certainement pas pris pour une exposition dans une galerie ou dans un musée. 02 n°65 Printemps 2013



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