02 n°1 HS janvier 2012
02 n°1 HS janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 HS de janvier 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Zoo galerie

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : art contemporain en Pays de la Loire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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02point2/36 La course à l’atelier — Patrice Joly Vincent Mauger a installé son – ou plutôt ses – atelier(s) à une vingtaine de minutes de Clisson sur l’axe Cholet-Nantes, dans une petite ville naguère fortement industrialisée où désormais les édiles cherchent à recycler les nombreux hangars et garages à l’abandon qui témoignent d’une autre époque. L’artiste qui a étudié à Angers se rappelle avoir disposé d’un espace conséquent tout au long de sa scolarité, aussi lorsqu’il lui a fallu quitter l’école, il ne souhaitait pas vraiment se retrouver comme il le dit « à devoir travailler pour payer son atelier ». En outre, après avoir constaté comme nombre de jeunes diplômés la rareté des locaux disponibles, il se voyait mal entreprendre de longues recherches ou bien fonder une association en vue de créer un collectif pour « monter un lieu » ; compte tenu de la spécificité de son travail qui nécessite d’investir de grands volumes, la solution rurale s’est imposée assez naturellement à lui. Depuis, il occupe un grand atelier de 160 mètres carrés, une grange où il stocke ses pièces et un autre local de travail « propre ». Pour autant, Vincent Mauger n’est pas un fan de la vie à la campagne, il peste contre la nécessité de prendre sa voiture pour aller au cinéma à Cholet à trente kilomètres et regrette le temps des études avec ses discussions animées ; il n’a cependant pas le sentiment d’être à l’écart des mouvements de pensée et des débats de fond, il voyage beaucoup, est souvent invité en résidence et sa carrière plutôt florissante lui permet d’être en contact régulier avec ses collègues et de « compenser » comme il le dit son relatif isolement. Il aurait bien voulu s’installer à Nantes s’il y avait trouvé les conditions d’accueil pour son travail. Il ne se plaint pas outre mesure, certainement parce que l’un des objectifs évoqués plus haut au nombre des missions dévolues à l’atelier, à savoir trouver un débouché marchand, une galerie qui promeut son travail et le soutient, est largement assuré. Mauger semble avoir trouvé une bonne adéquation entre grands espaces et modestie des loyers, isolement intermittent et réinvention de la ruralité… Certes, ce cocktail nécessite de pouvoir s’appuyer sur une relation marchande épanouie et de supporter la vie à la campagne. Son exemple n’est donc certainement pas applicable à tous les profils d’artistes sortant de l’école et cherchant activement l’atelier idéal, il montre simplement qu’il existe des solutions hors des sentiers battus…• Paradise C’est un projet qui est né d’une rencontre entre deux artistes et deux architectes et qui, au final, mène à une aventure singulière où il s’agit de mettre à disposition de deux artistes invités une résidence avec un atelier en partage, le tout dans un immeuble fraîchement bâti, spécialement pensé pour la fonction et, qui plus est, au-dessus d’une galerie destinée à les accueillir… Il faut un peu se pincer pour y croire tant ce genre d’initiative semble relever de l’improbable, pourtant le projet de Michel Gerson et de sa compagne Béatrice Dacher, Paradise, est bien réel. Le jeune Mehdi-Georges Lahlou inaugure ce modèle plutôt novateur : une première exposition d’œuvres déjà produites, afin de familiariser les visiteurs avec le travail de l’artiste, suivie d’une résidence à l’issue de laquelle seront présentées les productions nées sur place. Pour Michel Gerson, ce type de projet ne peut aboutir qu’à la suite d’une rencontre avec des personnes fortement motivées qui permet de se libérer des pesanteurs du fonctionnement des collectivités publiques : Agnès Lambot et Philippe Barré, en l’occurrence, qui peuvent être considérés comme de véritables mécènes mettant à profit leur savoir-faire d’architectes et leur connaissance des réseaux nantais pour produire une construction judicieusement agencée avec ateliers et studios à l’étage et galerie au rez-de-chaussée. Certes, Paradise ne résoudra pas à lui seul la crise des ateliers en région et il ne répond pas non plus aux attentes en matière d’autonomie mais il propose un débouché crédible à des artistes qui, comme Neal Beggs, se sont implantés à distance de la capitale des Pays de la Loire, et souhaitent y revenir le temps d’une réimplantation provisoire. Paradise, 6 rue Sanlecque, Nantes r- _
Vue de l’atelier de Vincent Mauger Les rouages 02point2/37



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