02 n°1 HS janvier 2012
02 n°1 HS janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 HS de janvier 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Zoo galerie

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : art contemporain en Pays de la Loire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Entretien avec Nicolas Hérisson — Eva Prouteau 02point2/26 NH « Le Corbusier fixe le projet de la Ferme pour l’« exposition internationale des arts et techniques appliqués à la vie moderne » de 1937 et prévoit de l’implanter à la sortie du village : comme un symbole, je voulais investir cet espace public. » Le logis du paysan de la ferme radieuse, Le Corbusier, 1934. (Maquette Nicolas Hérisson, 2008) Photo : Piacé le radieux, Bézard – Le Corbusier I.
Le marché de l’art contemporain en région Des possibilités en devenir ou des espoirs déçus ? Par Marie Maertens La problématique de la différence entre le marché de l’art en région et à Paris n’est pas récente. Un essai paru en 2010 aux Presses Universitaires de Bordeaux et signé Laurent Houssais et Marion Lagrange, s’intitule Marché(s) de l’art en province 1870-1914. Au passage entre les deux précédents siècles, les modes de fonctionnement, statuts de l’objet d’art et des acquéreurs différaient fondamentalement. Les deux auteurs s’interrogent également : y a-t-il un public en province pour l’art ? Cette question est toujours d’actualité, en Pays de la Loire, à Marseille, à Bordeaux, à Lyon, ou ailleurs… Existe-t-il un réel marché de l’art en province ou pas ? Une galerie peut-elle subsister en région ? Comment la ville ou les collectivités peuvent-elles les aider ? Quand une galerie décide de s’installer sur un territoire, c’est un signe positif pour le marché. En 2009, Mélanie Rio ouvre une galerie à Nantes, même si elle a réalisé auparavant une étude de marché qui se révèle plutôt négative… « Mais la ville, qui était un peu une grande endormie depuis la fermeture des chantiers navals, commençait à redémarrer, notamment au niveau de l’architecture. Le Lieu Unique ou Zoo galerie en étaient des points forts. Ensuite, j’ai très vite compris que pour rentrer dans un tissu de collectionneurs, il était indispensable de faire partie des foires » précise-t-elle, après avoir participé à la dernière édition de Paris Photo et avoir organisé une exposition juste à côté de la collection Frédéric de Goldschmidt durant la précédente édition d’ArtBrussels. Aujourd’hui, elle a fédéré un groupe de collectionneurs dont certains ne se rendaient jamais en galerie auparavant. La moitié d’entre eux sont des Parisiens, 30% sont de la région et 20% vivent à l’étranger. Si elle offre à ses artistes un hôtel particulier de 150 m² avec jardin privatif, Mélanie Rio produit aussi leurs œuvres et admet avoir eu un fonds important pour démarrer son activité. Aujourd’hui, elle commence à collaborer avec les institutions de la région et souhaite que ce relais s’accentue avec le temps. « J’aimerais que la ville montre davantage les artistes que je représente, pour asseoir ma crédibilité en dehors de la région. » Optimiste quant à son développement, elle est aujourd’hui la seule galerie privée de Nantes depuis qu’Heidigalerie est en restructuration en attendant d’ouvrir, peut-être, à Paris. Son ancienne co-directrice, Anissa Touati, assume pour sa part une vision beaucoup plus tranchée sur la possibilité du marché de l’art à Nantes : « Il n’y a aucune mentalité d’achat. Certains mois, nous recevions deux trentenaires exerçant des professions libérales qui se renseignaient sur des pièces allant de 800 à 3000 euros. Pourtant, avec mon ancienne associée Elise Kleeb, nous nous sommes vraiment battues avec la ville et la région pour faire rayonner la galerie. Mais nous avons reçu peu de soutien et nous n’étions par exemple jamais intégrées aux programmes des voyages de presse qui attiraient les journalistes de Paris ou de l’étranger. Concernant les foires internationales, à l’inverse de Bordeaux, la ville de Nantes n’offre pas de subvention pour aider à y participer. Nous avons ainsi fait l’Arco, à Madrid, par nos seuls moyens et passions notre temps en dehors de Nantes pour essayer d’y faire venir les collectionneurs. » Yolande Mary, qui dirige la galerie associative Confluence, également à Nantes, Benoît-Marie Moriceau, The Shape of Things to Come (L’abri antiatomique), 2010, polyéthylène haute densité, 384 x 227 x 133 cm. 02point2/27 Les rouages



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