02 n°1 HS janvier 2012
02 n°1 HS janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 HS de janvier 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Zoo galerie

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : art contemporain en Pays de la Loire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
02point2/18 Entretien avec Laurence Gateau — Etienne Bernard dans l’acquisition qu’ont les comités techniques des FRAC. Nous avons plus de liberté qu’aux États-Unis car moins de proximité avec le marché de l’art, nous ne connaissons pas cette pression du secteur privé. À l’inverse, il peut y avoir une pression exercée par le politique en France mais cela n’a jamais été le cas au FRAC Pays de la Loire. Il y a ici une vraie reconnaissance de l’expertise des membres du comité d’acquisition par les tutelles politiques mais on sait que ce n’est pas le cas partout. EB En trente ans, on a vu les FRAC se structurer au début autour des missions de collection et de diffusion régionale puis, dans les années 2000, s’employer à des missions de production et d’exposition in situ. C’est ce qu’on a appelé la seconde génération, pour laquelle le FRAC Pays de la Loire fait figure de pionnier puisqu’il est le premier, en 2000, à se doter d’un lieu spécifiquement adapté à ces nouvelles missions. Si on regarde vers l’avenir, quelles sont les prochaines missions ou étapes de développement des FRAC ? Une troisième génération se dessine-t-elle ? LG En 2000, le FRAC des Pays de la Loire a en effet inauguré son nouveau bâtiment dessiné par Jean-Claude Pondevie, un travail remarquable salué par les artistes. Ce bâtiment est le premier à avoir été conçu spécifiquement pour répondre aux besoins et aux missions notamment de conservation et d’exposition du FRAC. C’est ce qu’on appelle le passage Alexandre Périgot, Jardin révolutionnaire avec moins de couleurs et plus de fleurs, 2010, collection Frac des pays de la Loire, vue de l’exposition « Circumrévolution », biennale de Belleville 2012.
en seconde génération. Cette année, d’autres FRAC inaugurent leurs lieux spécifiques dessinés par de grands architectes reconnus internationalement comme Jakob + Macfarlane à Orléans ou Odile Decq et Benoît Cornette à Rennes, par exemple. Le fait que le FRAC des Pays de la Loire ait déjà douze années d’expérience de la seconde génération nous permet maintenant d’en tirer les leçons. Connaîtrons-nous une troisième génération ? Je pense que l’époque n’est plus aux grandes orientations à l’échelle nationale et qu’on ne peut parler qu’à partir et à propos d’un contexte donné. Ainsi, l’architecture du bâtiment de Carquefou est pensée par rapport à l’histoire du FRAC, c’est-à-dire un lieu avec des résidences d’artistes, un lieu qui affirme sa fonction de production portée par une collection. On est plus proche de l’activité d’un centre d’art que de celle d’un musée. Si on compare avec la Bretagne dont on parlait à l’instant, le FRAC à Rennes pourrait peut-être plus s’apparenter à un musée. En Pays de la Loire, il y a une présence importante des musées d’art contemporain avec le Musée des Beaux-Arts de Nantes, celui des Sables-d’Olonne et celui d’Angers. En Bretagne en revanche, il n’y a pas de grand musée dédié à l’art contemporain. Le FRAC Bretagne a trouvé sa place dans un contexte institutionnel artistique marqué par l’absence de musée et par la présence forte de quatre centres d’art très dynamiques. En revanche, en Pays de la Loire, vue du Frac des Pays de la Loire Photo : Frac des Pays de la Loire il n’y a que deux centres d’art conventionnés – le Grand Café à Saint-Nazaire et la Chapelle du Genêteil à Château-Gontier – qui font d’ailleurs un travail remarquable mais il n’y a, par exemple, pas de grand centre d’art à Nantes. Ainsi le FRAC Pays de la Loire a trouvé une place juste en revendiquant son rôle de laboratoire de création dans l’agglomération nantaise. Quant à parler de l’avenir, je pense qu’il y aurait tout intérêt à trouver un lieu de présentation à Nantes car on se rend bien compte aujourd’hui que la demande est forte et que l’éloignement du FRAC est un problème pour les publics. Ceci ne remet nullement en question l’utilisation du bâtiment actuel mais cela viendrait en complément, en renfort. On pourrait ainsi imaginer que le lieu de Carquefou deviendrait un lieu de conservation et de recherche tandis que celui de Nantes serait dévolu à la production et à la présentation, ce qui nous permettrait de trouver plus facilement notre place sur l’échiquier national et international• Les acteurs 02point2/19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :