[Nord-Pas-de-Calais] Mon Nord-Pas de Calais n°28 nov/déc 2015
[Nord-Pas-de-Calais] Mon Nord-Pas de Calais n°28 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Régional du Nord-Pas de Calais

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : Made in Nord-Pas de Calais.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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À FONDS ! En plus du livret d’épargne (voir cicontre) et du financement participatif, le Conseil régional et les CCI nord de France viennent de créer un fonds d’investissement dédié aux projets troisième révolution industrielle réunissant acteurs financiers publics et privés, français et européens. Plus d’infos sur >http://rev3.fr/lefonds-dinvestissement RECYCLER LE CAFÉ EN CHAMPIGNONS Labellisé troisième révolution industrielle, le projet Pleurette vend des kits de culture de champignons à faire grandir chez soi. Les pleurotes sont cultivés sur du marc de café récolté dans les cafés et restaurants de la région. Il s’agit donc d’économie circulaire et de développement durable en circuit court. Si vous souhaitez contribuer au projet, rendez-vous sur la plateforme de financement participatif CowFunding. >www.cowfunding.fr >www.pleurette.fr DU VENT DANS LES AILES Jeune entreprise innovante, unéole a remporté en septembre dernier le trophée Créer pour l’artois-Douaisis. Spécialisée dans le développement d’éoliennes individuelles et urbaines, la start-up travaille également à la création d’une application pour gérer sa consommation d’énergie en temps réel. >http://uneole.fr 20 MON NORD-PAS DE CALAIS n°28, novembre - décembre 2015 ILS FONT LA RÉVOLUTION Prêts Lancé en janvier 2015, le livret d’épargne dédié au financement de projets Troisième révolution industrielle (TRI) a déjà récolté 7,5 millions d’euros ! Quand votre épargne finance l’avenir David Paté transforme un déchet en matière première. C’est le principe de l’économie circulaire. Photo EmmanuEL WattEau É nergie, mobilité, économie circulaire…. La Troisième révolution industrielle (TRI) est en marche et de nombreuses initiatives voient le jour pour faire de notre région un territoire exemplaire en matière de transition énergétique. Pour les financer, le Crédit coopératif a lancé en janvier dernier un livret d’épargne spécifique. En quelques mois, la banque a recueilli 7,5 millions d’euros et a commencé à financer les premiers projets. Parmi eux, Effipilot, une entreprise lilloise créée en 2011 par trois ingénieurs fraîchement diplômés. Leur idée  : miser sur les économies d’énergie des bâtiments tertiaires. « On a développé un pilote automatique de l’énergie, explique Camille Thiriez, directeur général. C’est un logiciel qui gère les besoins en énergie des bâtiments (chauffage, ventilation, climatisation…) en fonction de l’architecture, de l’orientation, de la présence des employés, des clients ou des usagers. Il anticipe aussi les phénomènes météo afin de s’adapter le plus finement possible ». Fin 2014, la jeune entreprise souhaite se développer au niveau national et s’ouvre à de nouveaux financeurs et investisseurs. « L’obtention du prêt TRI était important pour nous car, à la différence d’un prêt classique, nous savons que les personnes qui investissent dans le livret TRI croient en nos projets. On est dans un écosystème aux valeurs similaires et on sera heureux de les rencontrer et d’échanger avec elles. » 50 000 tonnes d’équivalent carbone économisées Dans un domaine différent, David Paté a fondé Hainaut Plast Industry, avec l’idée de recycler le film plastique qui se trouve dans les pare-brise et les vitres antieffraction. « J’ai longtemps travaillé dans le recyclage du verre et je savais que jusqu’à présent, ce film plastique était considéré comme non-recyclable et donc incinéré ou enfoui avec les autres déchets. » Le dirigeant a développé un processindustriel innovant pour dépolluer le déchet, lui ajouter des propriétés techniques, comme l’isolation phonique, et le transformer en granulés utilisables comme nouvelle matière première par ses clients. Le site industriel de Hainaut Plast Industry est en cours de réhabilitation  : bardage anti-bruit, construction de locaux administratifs et laboratoire de recherche et développement. « C’est un projet global à 9 millions d’euros, dont plus d’un million prêté grâce au livret TRI. Chaque tonne de plastique recyclée, c’est 2,5 tonnes de pétrole économisées. Dès la fin de l’an prochain, ce seront 50 000 tonnes d’équivalent carbone économisées chaque année, LE LIVRET D’ÉPARGNE TRI, COMMENT ÇA MARCHE ? grâce à ce process. Nous avons choisi d’implanter l’entreprise à Cambrai, à la fois près des gisements de déchets et de nos clients, des constructeurs et équipementiers automobiles. C’est le lieu idéal pour limiter aussi bien l’empreinte carbone que les risques de délocalisation. » En juin prochain, 21 emplois auront été créés. n Éléonore Papeghin Plus d’infos >www.effipilot.com >www.hainautplast.com >mon.nordpasdecalais.fr Proposé par le Crédit coopératif, ce livret s'adresse à toute personne, résidant ou non en France. Le premier versement doit être au moins de 10 € et le livret est plafonné à 100 000 € . Les intérêts s’élèvent à 1,50% jusqu'à 1 500 € puis 0,55% de 1 500 € à 100 000 € . >www.credit-cooperatif.coop
ILS FONT LA NOUVELLE RÉGION Christiane Calonne et Jacques Dupuich, de la Compagnie du reste ici, sont deux militants de la langue picarde. Photo DEnIS GRatPaIn Patrimoine Nord-Pas de Calais et Picardie formeront bientôt une seule région. Ch’ti et picard sont déjà une seule et même langue. Mi j’pal in ch’ti, et ti ? S top aux idées reçues ! Entre le parler picard et le parler ch’ti, il n’y a pas une grosse différence. Historiquement, c’est le picard qui est parlé dans le Nord-Pas de Calais, la Picardie et une partie du Hainaut belge. Mais « ce n’est pas une langue standardisée. Il y a donc des variantes de patois, qui sont surtout dues à la prononciation. Le ch’ti et le picard, c’est donc la même chose », assure Olivier Engelaere, directeur de l’Agence pour le picard. Créée à Amiens pour promouvoir le picard, celle-ci accompagne la diffusion de la langue, l’organisation de conférences, de formations ou encore la sensibilisation dans les écoles. Car le picard est considéré par l’Unesco comme une langue « sérieusement en danger ». Des énergies pour entretenir ce patrimoine culturel, il y en a ! Des communes, dans la Somme notamment, ajoutent leur nom en picard sur leurs panneaux d’entrée de ville et des universités, comme Lille 3, assurent des travaux de recherche sur les langues régionales. Le Montreuillois Alain Dawson donne des cours à l’université d’Amiens et a même fait une thèse sur le sujet. Il intervient en radio et a co-traduit en picard Le Petit Nicolas et trois BD d’Astérix. Au Petrouchka dans le Vieux-Lille, Alphonse et Zulma proposent depuis plus de 40 ans un dînerspectacle patoisant, né du répertoire de Léopold Simons (grand auteur lillois dont l’association Toudis Simons, notamment, entretient le registre). « Continuer à faire vivre ce patrimoine » Christiane Calonne et Jacques Dupuich, eux, portent depuis plus de dix ans la Compagnie du reste ici en tant que « militants du picard ! ». Leur créneau  : « Proposer quelque chose de digne, quitte à ce que notre spectacle surprenne de prime abord. Nous renouvelons nos créations régulièrement et tournons dans des petites salles qui nous veulent vraiment, dans le Pasde-Calais, en Belgique et jusqu’à Paris ». Guy Dubois, lui, s’est consacré au patois minier tandis que Gildo Beaufort-Okika de Sa (alias Serial crieur), roubaisien d’origine, reprend le picard en slam. Le théâtre d’animation picard Chés cabotans d’Amiens a, lui aussi, trouvé son public. Fondée en 1933, cette institution de la marionnette à tringles et à fils occupe une ancienne usine textile du quartier Saint-Leu, symbole de cette tradition populaire picarde. Ses 300 marionnettes - dont l’icône, Lafleur - accueillent chaque année 10 000 spectateurs. « C’est un patrimoine vivant, qui reprend les textes du théâtre classique, des grands contes traditionnels comme des bouffonneries ! » s’enthousiasme Jean-Bernard Dupont, son président. Il souhaite ouvrir le théâtre à des partenariats (avec le Prato à Lille et le théâtre de marionnettes Louis Richard à Wasquehal), créer un répertoire en picard, monter un parcours touristique pour « continuer à faire vivre ce patrimoine ». Ça tombe bien  : l’ensemble des parties prenantes de Picardie, du Nord-Pas de Calais et de Belgique devaient se réunir à Arras, le 14 novembre, pour discuter de l’avenir de la langue picarde… n Christophe Lamour Découvrir une association, des auteurs, un théâtre, une chanson en picard… sur > lanchron.fr LE SAVIEZ-VOUS ? Le mot « ch’ti » ou « ch’timi » a été inventé lors de la Première guerre mondiale, par des Poilus qui n'étaient pas de la région, pour désigner leurs camarades nordistes. Ce mot a été créé à partir des mots démonstratifs picards « ch'est ti », « ch'est mi » qui signifient « c'est toi », « c'est moi ». n°28, novembre - décembre 2015 MON NORD-PAS DE CALAIS 21



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