[Limousin] La Lettre du Limousin n°115 nov/déc 2015
[Limousin] La Lettre du Limousin n°115 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°115 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Régional du Limousin

  • Format : (200 x 267) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : paroles de limousins.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le seul savon noir à l’huile d’olive 100% française est issu du laboratoire de Solibio. « Notre force c’est le clé en main ! » lance d’emblée Thierry Lamidieu, président de la SOMAC créée en 1985. « À mon arrivée (en 2007 NDLR), il a fallu prendre le virage pour faire autre chose que de la sous-traitance mécanique, se souvient-il. Nous avons alors choisi d’apporter de la valeur ajoutée en évoluant vers des solutions complètes et vers les moyens de production. » EN LIMOUSIN… ET PAS AILLEURS ! « Un tiers de notre budget est consacré à l’innovation », explique Jean-Loup Bernard, co-fondateur de Solibio. Des solutions complètes pour les industriels SPÉCIFIQUE À La Souterraine, la SOMAC conçoit des outils de presse et des machines spéciales sur mesure pour l’automobile ou l’aéronautique. Moins de dix entreprises françaises possèdent ce savoir-faire. 2 LA LETTRE DU LIMOUSIN N°115 NOVEMBRE 2015 Pour cela, l’entreprise a développé son propre bureau d’études au sein duquel travaillent dix personnes. Un choix qui a permis de résister à la concurrence de l’Asie et des pays de l’est  : « On ne fait pas de sous-traitance mais du haut de gamme et on innove car on doit s’adapter en permanence. Ce sont les gens qui font la différence. Ici, les équipes sont polyvalentes, les gens passionnés. Il y a beaucoup La chimie au service de l’innovation verte IMAGINATIVE En optant pour l’approvisionnement et le savoir-faire local, la société implantée à Solignac (87) spécialisée dans les éco-produits cosmétiques et d’entretien, bénéficie d’une croissance à deux chiffres. Pas de brevets, peu de communication, une implantation rurale et un dévelop pement très maîtrisé  : Solibio implantée à Solignac va à l’encontre de tous les modèles économiques. Et pourtant ça marche ! Depuis le début de l’année, l’entreprise enregistre une croissance d’environ 50% de son chiffre d’affaires. La recette ? Ne s’imposer « aucune limite » répond son co-fondateur, Jean-Loup Bernard. « Avec ma femme, notre métier de base est la chimie, affirme-t il. Nous avons débuté en créant des filtres antiodeur pour les fosses septiques d’échanges techniques, de projets, de créativité et d’autonomie » explique-t-il. Et si l’essentiel de la production s’envole pour l’Inde, la Chine ou le Brésil, les salariés, eux, restent et s’investissent dans l’entreprise  : « On a fait venir au moins quatre ou cinq familles à la Souterraine », se réjouit le Président de la SOMAC qui compte aujourd’hui quarante-cinq collaborateurs. (…) et aujourd’hui, cela représente encore un tiers de notre chiffre d’affaires. Puis, nos recherches nous ont menés vers les cosmétiques mais là aussi sans nous mettre de limites  : partout où il y un saut technologique qui nous permettait d’y intégrer un savoirfaire, on y allait ! ». C’est ainsi que Solibio a développé une gamme de savons, de produits d’entretien pour la maison et pour le jardin. Un savon noir à l’huile d’olive 100% française – le seul de l’hexagone – vient de voir le jour, et 2016 marquera la sortie des premières crèmes de soins pour le visage. « Ce sont les gens qui font la différence » assure Thierry Lamidieu, président de la SOMAC. « Environ un tiers de notre budget est consacré à l’innovation », explique cet ingénieur chimiste qui au bout de quinze ans, peut enfin goûter aux fruits de son travail et se lancer dans l’agrandissement de ses locaux. « La chimie c’est long, reconnaît-il, il faut du temps pour mettre au point les procédures. On a bricolé pendant longtemps. Actuellement nous mettons en place de nouveaux procédés où nous passons de cuves de 100 litres à 800 litres et où nous multiplions par vingt la production d’extraction des matières premières. » Ces dernières sont toutes issues de producteurs VALÉRIE FARET locaux situés à moins de 150 kilomètres de Solignac. Un choix judicieux qui permet, en achetant « directement aux agriculteurs, de s’affranchir des surcoûts du bio » assure Jean-Loup Bernard. Aujourd’hui distribués dans de grandes enseignes bio de Clermont-Ferrand à Angoulême en passant par Châteauroux, les produits Solibio sont également présents dans les rayons des supermarchés limousins. D’ici à la fin de l’année, l’entreprise recrutera un magasinier pour passer à cinq salariés et envisage d’autres embauches au rythme d’une à deux par an. VALÉRIE FARET
DES TERRITOIRES ACTIFS ET CRÉATIFS Le filon prometteur de Novassay DYNAMIQUE La start-up de Novapôle développe, fabrique et commercialise le premier système de bandelettes colorimétriques de détection de l’uranium. Un produit 100% corrézien bientôt distribué dans le monde entier. À première vue le produit pourrait presque passer inaperçu. Et pourtant, cette petite boîte blanche d’apparence anodine permet de compresser le temps, rien de moins ! Jusqu’à présent il fallait des heures, voire des jours pour connaître le taux d’uranium contenu dans un prélèvement. Grâce à ce « pur produit corrézien » comme aime à le rappeler son co-créateur, Nicolas Drogat, le résultat apparaît en quelques secondes. Il suffit de glisser quelques grammes de minerai dans un tube, d’y tremper une bandelette, de l’introduire dans le lecteur et le calcul se fait automatiquement. Les données peuvent « Tout peut se faire in situ », assure Nicolas Drogat, co-créateur de Novassay. LA RÉGION EN ACTION PLUS DE 2 MILLIONS D’EUROS POUR SOUTENIR LES AGRICULTEURS Deux types de crédits vont être débloqués pour aider les agriculteurs à faire face à la sécheresse et à la fièvre catarrhale. Il s’agit d’aides à l’investissement dans le cadre du Plan de compétitivité d’un montant de 700 000 à un million d’euros, ainsi que des aides à la trésorerie (environ 1,5 million d’euros). DU NOUVEAU POUR LES BOURSES ÉTUDIANTES Trois échelons supplémentaires de bourses régionales sur critères sociaux destinées aux formations sanitaires et sociales viennent d’être créés. Ce dispositif concerne les élèves ou étudiants ensuite être transférées sur un ordinateur, archivées et transmise par internet. « Désormais tout peut se faire in situ », explique-t-il. Une véritable révolution dans un milieu où le site d’exploitation se trouve bien souvent à des centaines de kilomètres du premier laboratoire. Ce dispositif permet en outre d’être mani– pu lable par tous, spécialiste ou simple opérateur. Deux ans de R&D Pourtant, si ces qualités séduisent aujourd’hui des acheteurs australiens ou Kazakhs, il aura fallu plus de deux ans de recherche et développement à Nicolas et à ses associés pour en arriver inscrits dans une école ou un institut de formation sanitaire et social du Limousin. Pour la rentrée de janvier 2016, vous pouvez saisir votre dossier du lundi 7 décembre 2015 au lundi 8 février 2016 sur www.brs.region-limousin.fr Pour toute précision contactez directement le  : 05 55 11 57 67 IMPLANTATION DE LA COMMISSION DU CONTENTIEUX DU STATIONNEMENT PAYANT En plus du maintien en Limousin du Rectorat et de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, le gouvernement a décidé de l’implantation à Limoges là. « Avec mes amis, nous avions toujours voulu créer une entreprise. Mais à 20-25 ans, cela relève du flou artistique », reconnaît-il. Profitant de son année de thèse, le co-fondateur de Novassay se tisse un réseau et affine son projet. L’idée intéresse rapidement un grand groupe qui met le doigt sur les modifications techniques à apporter. Nicolas et ses comparses présentent alors des prototypes, enchaînent les allers-retours pour aboutir à un produit fini compatible avec les exigences du secteur. L’outil de production étant désormais trouvé, il ne reste plus à la start-up corrézienne qu’à creuser son filon. VALÉRIE FARET au 1er janvier 2018 de la commission du contentieux du stationnement payant. Ce service devrait générer à terme l’installation de plus de 200 agents et de leurs familles. AQUITAINE, LIMOUSIN ET POITOU-CHARENTES OUVRENT UN BUREAU COMMUN À BRUXELLES Les régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes viennent de présenter leur bureau unique à Bruxelles. Les régions assurant désormais le rôle d’autorité de gestion des fonds européens, cette antenne permettra de renforcer l’efficacité de l’action régionale sur les questions européennes et de faciliter l’accès aux programmes I lb, ÉDITORIAL GÉRARD VANDENBROUCKE PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL DU LIMOUSIN Depuis leur création récente, nos régions ont affirmé par l’action pleinement leur place dans l’organisation administrative et opérationnelle de notre pays. Quand on se déplace, quand on se forme, quand une entreprise ou une exploitation se modernise, se développe ou exporte, quand une commune ou une intercommunalité porte des initiatives, quand on se divertit, la Région est toujours là et au service de tous. Nos régions sont reconnues et personne ne songe aujourd’hui à les rayer de la carte ou à les remettre en cause. Au contraire, elles sortent renforcées de la réforme territoriale. Le Limousin s’apprête à vivre une nouvelle existence. Dans ce numéro, la parole a été donnée à des forces vives de notre territoire. En Creuse, en Corrèze, en Haute-Vienne, ces femmes et ces hommes développent en Limousin des activités innovantes et créatives qui font parler bien au-delà de nos frontières administratives actuelles et futures. Dans la recherche, dans l’économie, dans l’artisanat et la construction, dans le tourisme, dans le numérique, dans l’agriculture, dans la culture et le sport, dans les loisirs créatifs, ils ouvrent des horizons nouveaux et renforcent l’attractivité du Limousin où ils travaillent et où ils vivent. L’économie dans toutes ses dimensions, Les transports de voyageurs, l’aménagement du territoire, les lycées, l’Université, la formation professionnelle, l’apprentissage, les fonds européens, la culture et le sport sont en effet au cœur de notre quotidien. Par leurs interventions s’appuyant sur une action de proximité, nos régions ont grandi et aident tous les talents à grandir. C’est quand les territoires et leurs habitants prennent la main sur les sujets qui les concernent que l’on peut aller de l’avant et progresser pour améliorer notre cadre de vie. Avec toutes ces initiatives d’avenir, prêtes à se développer, il n’y a vraiment pas à craindre pour le rayonnement du Limousin. européens à la nouvelle grande région et à ses acteurs socio-économiques et politiques. De gauche à droite  : Alain Rousset, président de la région Aquitaine ; Martin Schulz, président du parlement européen ; François Macaire, président de la région Poitou-Charentes et Gérard Vandenbroucke, président de la région Limousin, en visite à Bruxelles. Aller de l’avant EN BREF Un village français  : bientôt six épisodes inédits Après la diffusion des premiers épisodes de la saison 6 de la série Un village français, la deuxième partie sera bientôt programmé sur France 3. Le tournage de ces six épisodes inédits s’est déroulé en Limousin à l’automne dernier. Soutenu à hauteur de 150 000 euros par le Conseil Régional du Limousin, il a mobilisé près de 200 figurants et une trentaine de techniciens limousins. Une saison 7 devrait être tournée courant 2016. N°115 NOVEMBRE 2015 LA LETTRE DU LIMOUSIN 3 THIERRY LAPORTE



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