[Haute-Normandie] Ma Région n°98 juin 2011
[Haute-Normandie] Ma Région n°98 juin 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°98 de juin 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Région Haute-Normandie

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : Gaillon, le château s'ouvre au public.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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actions Région » > Région » > actions Stratégie régionale CRDE & CPRDF : POUR L'EMPLOI, MÊME COMBAT Le 16 mai en séance plénière, l'assemblée régionale a adopté deux textes concomitants : le Contrat régional de développement économique (CRDE) et le Contrat de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDF). Deux documents prospectifs dont la finalité commune est de favoriser l'emploi en Haute-Normandie. "Relever le défi du plein emploi, estime le président Alain Le Vern, c'est créer de la richesse mais aussi améliorer le niveau de qualification et de formation des Haut-Normands, et en particulier celui des jeunes, nombreux dans notre région. Economie et formation sont étroitement liées et ne sauraient être pensées l'une sans l'autre." est tourné vers le développement économique, l'autre vers la formation L'un tout au long de la vie, mais les deux poursuivent le même objectif : faciliter l'accès des Haut-Normands à des emplois durables et qualifiés. Elaborés parallèlement, les deux textes ont fait l'objet d'une concertation approfondie avec les partenaires régionaux : entreprises et acteurs économiques, élus locaux, acteurs de l'emploi, de l'éducation et de la formation, représentants syndicaux, organismes consulaires, institutionnels... Le Contrat régional de développement économique (CRDE) "Bras armé de la politique régionale, ce contrat passé avec les Haut-Normands et nos partenaires, va permettre de doter la Haute-Normandie des outils nécessaires pour faire face aux enjeux économiques et écologiques qui se font chaque jour un peu plus pressants", souligne Guillaume Bachelay, vice-président chargé de l'emploi, de l'économie et de l'énergie. Ayant pour ambition de tracer la stratégie régionale de développement économique pour les dix prochaines années, le CRDE met en avant trois enjeux majeurs. Le premier est de réussir les mutations de l'économie régionale, notamment en développant des activités nouvelles (dans le secteur énergétique en particulier), en encourageant l'innovation, en renforçant la complémentarité entre l'industrie et les services, en misant sur le potentiel agricole. Le deuxième enjeu est de soutenir les entreprises et de promouvoir l'esprit d'entreprendre. Cela passe par un rapprochement entre les jeunes et le monde de l'entreprise, par le développement des entreprises haut-normandes à l'international, par une mise en réseau des acteurs économiques afin de mieux accompagner les entreprises aux différents stades de leur parcours, par une meilleure gestion des ressources humaines. Le troisième enjeu identifié par le CRDE est de renforcer l'attractivité régionale, en faisant mieux connaître les atouts et savoir-faire régionaux, en mettant en avant la vocation touristique du territoire, en attirant de nouveaux talents et compétences (jeunes chercheurs, étudiants, jeunes diplômés, jeunes cadres, créateurs innovants), en valorisant le complexe portuaire Rouen-le Havre et plus largement le potentiel de l'axe Seine. Le Contrat de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDF) "Pour tous les partenaires du CPRDF, la priorité est de former les femmes et les hommes qui composent la ressource humaine d'aujourd'hui et de demain, note Hélène Ségura, vice-présidente en charge de la formation. Pour qu'un territoire soit dynamique, il faut des hommes et des femmes compétents, capables de s'adapter aux évolutions sociales et économiques en cours. D'où l'importance d'avoir en Haute-Normandie un plan de développement des formations pertinent, conforme aux réalités de l'emploi, définissant les grands chantiers à mener en matière de formation et d'orientation." L'ambition première du CPRDF est de faire se rencontrer deux types de demande : celle des publics à former et celle des employeurs, sans pour autant négliger les réalités sociales et les aspirations individuelles. Il s'agit d'assurer que la formation réponde aux choix des individus tout en les menant vers l'insertion professionnelle. Il s'agit parallèlement d'être à l'écoute des entreprises pour aider celles-ci à maintenir et créer des emplois. L'autre ambition du CPRDF consiste à apporter des réponses appropriées à tous les publics, jeunes et adultes. De la rencontre entre les partenaires du contrat doit émerger une capacité commune à couvrir l'ensemble des besoins de formation exprimés, à trouver des solutions pour les situations non prises en compte par les dispositifs existants, à combler les manques. L'objectif final est d'élever le niveau de qualification des Haut-Normands pour leur assurer l'accès, le maintien ou le retour à l'emploi ainsi que la promotion professionnelle. Pour y parvenir, l'amélioration de l'accueil, de l'information et de l'orientation du public, étapes essentielles dans la construction d'un parcours de formation et d'insertion, est aussi une priorité. Le service rendu au public dans ce domaine doit permettre à chacun d'élaborer un projet professionnel qui fasse le lien entre d'un côté ses aspirations et ambitions personnelles, et de l'autre la réalité des métiers et du marché du travail. ■ Shutterstock 8 N°98 JUIN 2011 Ma Région
Transports régionaux LIAISONS FERROVIAIRES VERS PARIS : LES COLLECTIVITÉS RÉAFFIRMENT LEURS PRIORITÉS COMMUNES Le dernier comité de pilotage sur la ligne nouvelle Paris-Normandie s’est tenu le 18 mai dernier à Paris. Il a permis aux élus des collectivités haut-normandes (Région, Départements, CREA, Ville de Rouen) de réaffirmer leur position commune et de demander au gouvernement des engagements concrets. Responsable des transports ferroviaires, iorrorim la Région a investi, ces tit daruiA dernières années, - plus de do4ü0milgaaa 400 millions fEP[Pï d'euros dans firOdâkl des trains et du matériel maiiçl.ne neuf.. La question de l’amélioration des liaisons ferroviaires entre Paris et la Normandie ne date pas d'hier, comme en témoigne un ouvrage publié en 1911 où on peut notamment lire : "Chacun sait – car c'est chose maintenant admise par tout le monde – que la ligne actuelle du Havre et de Rouen à Paris, déjà insuffisante pour le trafic actuel, ne sera jamais à la hauteur des besoins futurs puisqu'il est pour ainsi dire impossible de l'améliorer en raison des nombreux tunnels qu'elle traverse […]". Aujourd'hui, de nombreuses étapes ont déjà été franchies. Au terme d'études approfondies, deux priorités ont été clairement identifiées. D'une part, il faut améliorer les voies du côté de Mantes-la-Jolie pour fluidifier les accès à l’Ilede-France, aujourd’hui saturés. D'autre part, il faut régler le problème du "nœud rouennais" en construisant une nouvelle gare sur la rive gauche de Rouen. Deux préalables incontournables soutenus depuis toujours par la Région et repris aujourd'hui dans les scénarios retenus par le comité de pilotage. "Notre premier objectif est d'assurer dans les plus brefs délais aux milliers d'usagers du quotidien des liaisons fiables, plus fréquentes et avec des temps de trajets moindres, permettant dans le même temps d'accroitre l'attractivité économique de notre région, rappelle Alain Le Vern. Nous souhaitons aussi être reliés au réseau à grande vitesse grâce à une connexion avec Roissy." Des engagements concrets et réalistes Présidé par le préfet Duport, le comité de pilotage du 18 mai a donc été pour Alain Le Vern et ses collègues une nouvelle occasion de rappeler ces priorités, quelques semaines après que Arthur Dubut - Association de photographes ferroviaires le chef de l'Etat ait annoncé sa volonté d'aller vite sur ce dossier dans le cadre du développement de l'axe Seine. "Nous n’avons eu de cesse de militer en faveur de ce dossier dont la maîtrise d’ouvrage relève de l’Etat. Nous avons multiplié les rendez-vous ministériels et interpelé de nombreuses fois les gouvernements en place, et nous sommes heureux de constater que nous avons enfin été entendus ! Les annonces faites doivent désormais se traduire par des engagements concrets et réalistes", souligne le président de la Région. Anticiper les financements Compte tenu de l'état des finances publiques et du nombre important de projets recensés en France, la question du financement est essentielle. "Il est nécessaire de prendre en considération ces réalités et de faire preuve collectivement d’honnêteté et de réalisme tout en demeurant ambitieux." Le plan de financement de ce genre d'opérations se répartit généralement entre un tiers à la charge de l'Etat, un tiers à la charge de Réseau ferré de France et un tiers réparti entre les collectivités concernées. "Mais nous attendons toujours un engagement, même de principe, sur la répartition du plan de financement", note Alain Le Vern. Pour sa part, la Région a déjà indiqué que d’ici 2020, elle inscrirait 20 millions d’euros par an sur ce projet. Alain Le Vern a aussi proposé la mise en place d’un fonds d’anticipation où chaque partenaire pourrait provisionner sa participation financière. D'où l'importance de réunir prochainement les financeurs potentiels, dans la perspective du débat public prévu à l'automne prochain. ■ » > A savoir Un rapport du CESER sur le projet de ligne nouvelle aLe Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) de Haute-Normandie vient de publier un rapport de 35 pages intitulé "Les enjeux du projet de ligne nouvelle Paris-Normandie". S'appuyant sur des critères à la fois économiques, sociaux, géographiques et environnementaux, le rapport s'interroge en profondeur sur ce qu’une ligne nouvelle peut réellement amener à la Normandie, à son économie, à ses territoires. Il préconise notamment que le projet s'inscrive dans celui plus large du développement du Grand Paris et qu'il vise un juste équilibre entre urbanisation, développement économique, préservation de la nature et bien-être de la population. Le rapport insiste aussi sur le fait que la Normandie doit s’approprier le projet et peser de tout son poids. "Je ne peux qu’être satisfait des prises de positions réaffirmées autour du Grand Paris, du développement de l’axe Seine et du projet de ligne nouvelle. Ces idées sont ambitieuses mais néanmoins réalistes et justifiées en matière de développement économique et d’emploi. Vous pourrez d’ailleurs compter sur l’appui de la société civile pour défendre le projet de ligne nouvelle, car il est véritablement au service des citoyens et de leurs préoccupations quotidiennes", estime le président du CESER, Gérard Lissot. ■ Gérard Lissot LissetetAlain Le Vern à â l'Hôtel l'Hâtal de do Région Bean Journal d’information de la Région Haute-Normandie 9



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