[976] Mayotte mag n°0 mar/avr 2012
[976] Mayotte mag n°0 mar/avr 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°0 de mar/avr 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de Mayotte

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,2 Mo

  • Dans ce numéro : la politique financière et budgétaire du Conseil général.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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préambule 4 CONTEXTE ECONOMIQUE, SOCIAL ET FINANCIER NATIONAL La France se trouve aujourd’hui confrontée à des déséquilibres budgétaires de grande ampleur. L’intensité de la récession mondiale explique pour une large part l’ampleur de ces déficits. Elle ne laisse augurer qu’un retour très progressif à des conditions économiques plus normales, associée à une certaine atonie des recettes sociales et fiscales. Il ne faut donc pas attendre du seul retour de la croissance, la restauration de nos finances publiques. Comme l’illustrent, par ailleurs, les graves perturbations qui affectent aujourd’hui les marchés financiers, les déficits publics constituent sans doute aujourd’hui un frein au rétablissement de nos économies. Ils suscitent des réflexes de précaution et des inquiétudes qui risquent de peser durablement sur la demande des ménages et des entreprises, si les premiers signes d’une remise sous contrôle des comptes publics ne sont pas rapidement perceptibles. Mais, au-delà de la crise, c’est l’insuffisante maîtrise de nos comptes publics, au cours des trente dernières années, qui est en cause. Alors qu’à la fin des années 70, nos finances publiques étaient encore parmi les plus saines, leur situation s’est ensuite dégradée, comme en témoigne la montée ininterrompue du poids de la dette publique dans le PIB. La France s’est ainsi présentée dans cette crise avec des finances publiques relativement fragiles, résultat de trente années de déficits accumulés. De Mayottemag [n°0] mars 2012 manière emblématique, les périodes de haute conjoncture n’ont pas été utilisées, en France, pour réduire sérieusement les déficits publics comme d’autres nations ont su le faire. La nécessité d’une bien meilleure maitrise de la dépense, présente et à venir, y est mise en avant, qu’il s’agisse de l’État et, plus encore, des collectivités locales et des régimes sociaux, deux secteurs où la trajectoire de la dépense apparaît globalement insoutenable. La période qui s’ouvre appelle donc une réorientation, en profondeur, de la stratégie de la France, en matière de finances publiques. Il s’agit de conduire des politiques budgétaires qui contribuent à stabiliser la conjoncture économique tout en préservant les intérêts des générations futures. Pour illustrer l’importance des enjeux auxquels se trouve aujourd’hui confrontée la France, le rapport s’efforce d’éclairer les évolutions à venir à l’aide de scénarii macroéconomiques allant d’un retour complet à la normale à des pertes lourdes et durables d’activité. Dans tous les cas de figure, une refondation de la stratégie de finances publiques apparaît indispensable.
LOCAL Conséquence des mouvements sociaux qui ont perturbé l’activité de l’île pendant 44 jours en octobre et novembre 2011, le climat des affaires s’est sensiblement dégradé. Il perd 3,4 points au quatrième trimestre 2011 (après -5 points au troisième trimestre de cette même année) et se situe désormais très en deçà de sa moyenne de longue période (-15 points), témoignant ainsi d’une économie en difficulté. Les principaux indicateurs économiques sont également en recul : le marché de l’emploi se détériore ; la consommation des ménages se contracte, en dépit de la baisse des prix constatée au cours du trimestre ; les échanges avec l’extérieur accusent un net repli. La situation financière des entreprises, qui enregistraient déjà, avant la crise sociale, de longs délais de paiement et des difficultés de trésorerie, est très tendue. Ainsi, nombre d’entre elles ont été amenées à demander des licenciements économiques et n’envisagent l’investissement qu’en termes de renouvellement. Dans ce contexte de tensions sociales et de difficultés financières des collectivités locales, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance de l’économie et de sauvegarde de l’emploi d’un montant total de 53,4 M € destiné à financer des opérations inscrites au contrat de projet 2008-2013. Dans ce cadre, l’Etat prendra en charge la totalité du financement de certains projets qui pourraient débuter dès le premier trimestre 2012 et qui devaient initialement être financés à la fois par l’Etat et le Département. A l’instar des solutions envisagées à la suite de la crise antillaise de 2009, un plan Co.RAIL (Contrat de Reprise de l’Activité à l’Initiative Locale) a également été activé pour un montant total de 1,2 M €. Ce dispositif permet à l’Etat de prendre des mesures exceptionnelles pour aider les entreprises à faire face à leurs difficultés de trésorerie via des mesures visant à faciliter l’accès au crédit bancaire à court terme ou à faciliter la reprise de l’investissement à moyen terme. Au-delà du plan de relance, un panel de mesures d’urgence a été communiqué par le préfet de Mayotte : étalement des charges sociales et des dettes fiscales (CSSM, CACM, DSF, TG, etc.) dans le cadre du Comité Départemental d’Examen des difficultés de Financement des entreprises (CODEFI), possibilité de recourir au chômage partiel, etc. Les perspectives d’une véritable reprise à court terme paraissent peu probables. Dans ces conditions, seule une relance de la commande publique, moteur déterminant de la croissance mahoraise, pourrait donner un peu de visibilité aux entreprises et leur permettre d’envisager une expansion de leurs activités. Mayottemag [n°0] mars 2012 5



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