[974] La Réunion n°7 déc 12/jan à avr 2013
[974] La Réunion n°7 déc 12/jan à avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de déc 12/jan à avr 2013

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Conseil Général de La Réunion

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : la magie de Noël au jardin de l'état.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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développement durable La Ressourcerie, une nouvelle vie pour les ordinateurs Réduire les déchets électroniques en leur donnant une nouvelle vie, tel est l’objectif poursuivi par la Ressourcerie d’ordinateurs, à Saint-Denis. Portée par l’association Bac Réunion et soutenue par le Conseil Général, cette démarche d’économie sociale et solidaire vise à réduire les déchets et à encourager la formation et l’insertion des jeunes dans des métiers d’avenir. « Collecter, valoriser, revendre », c’est le leitmotiv cette Ressourcerie qui a été retenue par le Conseil Général pour mettre en œuvre sont projet de création d’un centre d’un réemploi d’ordinateurs. À l’heure où le Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA) doit connaître une révision (voir encadré), le Conseil Général a impulsé ce projet afin que la problématique des déchets d’équipements électroniques devienne au contraire un atout au développement économique et social de La Réunion. Un appel à projets avait donc été lancé par la collectivité en 2010 visant à l’émergence de la première ressourcerie de La Réunion et des DOM. Le Conseil Général réaffirmait par la même occasion sa volonté de soutenir les initiatives de valorisation des déchets dans le domaine de l’économie solidaire par le secteur associatif. Parmi les 10 projets reçus, c’est celui de la Ressourcerie de l’association Bac Réunion qui a été retenu par les élus de la Commission Permanente du Conseil Général. Une convention trisannuelle d’objectifs a été signée. Elle prévoit une participation financière de la collectivité à hauteur de 34% au budget de la Ressourcerie pour les trois prochaines années, soit la somme de 368 355 €. Plus de trois mois après son ouverture, la Ressourcercie est pleinement opérationnelle. Avec 17 salariés dont 14 personnes en contrat d’insertion, la structure devrait reconditionner cette année près de 1 800 ordinateurs afin de les revendre. Les salariés bénéficient quant à eux d’une formation qualifiante qui devrait à terme, leur permettre d’obtenir un certificat de qualification professionnelle « agent de tri multi matériaux ». Cette démarche permet pleinement de faire fonctionner la solidarité économique et sociale. Non seulement le Conseil Général aide un secteur porteur et créateur d’emplois, le développement durable, mais il réduit également la fracture numérique sur l’île en permettant aux familles les plus défavorisées d’obtenir un ordinateur à bas coût. Le Rendez-vous 12 citoyen. Le PDEDMA devient PPGDND La loi grenelle 2 du 13 juillet 2010 a réformé la planification des déchets en transformant les plans d’élimination en plans de prévention et de gestion. Ainsi, le PDEDMA devient le Plan de Prévention et de Gestion des Déchets Non Dangereux (PPGDND). Ce changement implique de nouvelles modalités de mise en œuvre de ce plan. Aussi, le Conseil Général va démarrer la troisième révision du PDEDMA afin de répondre aux mieux aux nouvelles règles législatives et au défi de la gestion des déchets sur notre île pour les prochaines années.
interview Salim Issac, taxidermiste du Muséum d’Histoire Naturelle Le Conseil Général enrichit sa collection au Muséum d’Histoire Naturelle Taxidermie,kesako ? La taxidermie est l’art de donner l’apparence du vivant à des animaux morts. Le métier correspondant est celui de taxidermiste. Les taxidermies réalisées le sont principalement pour le compte de collections de muséums. Ces pièces sont souvent destinées à préserver un patrimoine en voie de disparition, dans le but d’expositions et d’études. (Source : wikipédia) Quel a été votre parcours ? Après un bac pro électrotechnique, j’ai travaillé quatre ans au zoo de Saint‐Denis. Puis, j’ai entendu que le muséum voulait former un taxidermiste local. Cela a toujours été ma passion, alors j’ai postulé. J’ai eu un contrat emploi jeune pendant 5 ans et depuis 2007, je suis le taxidermiste du muséum. J’ai effectué deux mois de formation à Paris, un mois au muséum de Paris et un mois au muséum d’Orléans. J’ai ensuite suivi 8 mois de stage avec des restaurateurs de taxidermie venant à La Réunion à l’invitation du Conseil Général que je remercie, et plus particulièrement la Direction de Ressources Humaines, qui me donne les moyens de progresser et de devenir meilleur. Comment avez-vous trouvé cette nouvelle formation aux côtés de Jack Thiney (taxidermiste au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris) ? C’est toujours un vrai plaisir de travailler avec Jack. C’est un perfectionnement par rapport à ce que j’ai appris. Je découvre de nouvelles techniques comme la reconstitution, celle utilisée pour le dugong… À chaque fois qu’il vient, j’apprends, je m’améliore ; c’est la quatrième fois que je peux suivre son enseignement et c’est toujours enrichissant. Quels sont vos projets à cours terme ? Pour être un bon taxidermiste, il faut 10 ans de pratique ; je ne me considère pas encore comme un bon ; je suis les formations, je m’améliore et quand j’ai une sommité comme Jack qui vient, je suis ravi et je prends tout ce qu’il peut m’apporter. J’espère aller l’année prochaine en métropole pour un perfectionnement pour les oiseaux ; pour moi, ce sont les animaux les plus intéressants avec les poissons, requins, dauphins. J’espère m’occuper avec Jack, de Jungo le tigre qui est mort récemment au zoo l’année prochaine. Quand les monstres se montrent… Quand les monstres se montrent… Contribuer au rayonnement et au partage de la culture sous toutes ses formes : telles sont les ambitions du Conseil Général en enrichissant la collection du Muséum. Le Conseil Général œuvre à la valorisation et à l’enrichissement du patrimoine par des actions de conservation, d’étude, de restauration et de diffusion auprès du public. C’est pourquoi le Muséum d’Histoire Naturelle a décidé de faire une sculpture d’un dugong, péché il y a quelques mois dans le lagon de Mayotte, à la dimension réelle de l’animal avec les empreintes de sa peau. Le Conseil Général a donc fait appel à Jack Thiney, taxidermiste reconnu du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris après 43 ans de pratique. Lors de son séjour, il a également été question de coopération puisqu’une technicienne du Natural History Museum de Victoria aux Seychelles a été formée à la taxidermie. Le dugong est actuellement considéré comme le mammifère marin le plus menacé. Le public pourra découvrir cette sculpture lors de la réouverture du musée avant la fin de l’année. Nul doute que cette nouvelle recrue incitera le plus grand nombre à pénétrer à l’intérieur de cet établissement du Conseil Général. Depuis le 26 octobre 2012 et jusqu’au 31 décembre 2013, le Muséum d’Histoire Naturelle abrite les monstres des abysses. Poulpe géant, serpent de mer ou encore le terrifiant Boschdalimunch de Vincent Mengin, autant de créatures terrifiantes et légendaires à découvrir et à admirer tout au long de cette exposition venue des profondeurs. Plus d’informations : Museum d’Histoire Naturelle, Jardin de l’Etat, 1, rue Poivre, 97400 Saint-Denis. Tel : 02 62 20 02 19 et www.cg974.fr/culture/museum. Le Rendez-vous 13 citoyen.



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