[95] Val d'Oise n°9 jan/fév 2017
[95] Val d'Oise n°9 jan/fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de jan/fév 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,1 Mo

  • Dans ce numéro : le choc des dépenses sociales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÇA FAIT DÉBAT EN PLUS Un peu plus sur Stéphane Beaudet En décembre 2015, Stéphane Beaudet a été élu au Conseil régional d’Île-de-France sur la liste de Valérie Pécresse, qui lui a confié la vice-présidence aux transports ainsi que celle du STIF, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France. Pour remplir cette mission, son expérience en tant que maire (Les Républicains) de Courcouronnes depuis 2001, la ville « populaire » où il est arrivé en 1984 à l’âge de 12 ans, est primordiale. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a occupé entre 2001 et 2015 la présidence de TICE, l’un des plus gros réseaux de bus en Essonne. Lire l’interview complète de Stéphane Beaudet sur valdoise.fr 18. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental La Région et le STIF ont lancé un grand plan de rénovation des transports en Ile-de-France. Quelle est votre vision pour les transports dans le Val d’Oise ? Stéphane Beaudet  : D’une manière générale, la Région veille au rééquilibrage territorial, notamment en faveur du Val d’Oise qui avait été jusque-là très mal servi. Dans les années à venir, des investissements très importants y seront effectués pour les transports en commun et les routes. Valérie Pécresse a lancé la Révolution dans les transports en Île-de-France. D’ici 2021, il y aura 708 trains neufs ou rénovés. Toutes les lignes seront concernées. En novembre, le STIF a commandé 52 nouvelles rames de « Francilien » pour les lignes J et L et devrait en commander autant l’année prochaine après la refonte des grilles horaires qui permettront d’améliorer la régularité de ces lignes. Cela veut dire des trains plus fiables, plus confortables, équipés de la vidéo protection et de la 4G. Les Franciliens veulent faire de leur trajet un temps utile et non plus subi. La ligne de bus 20 résume toutes les ambitions à donner aux nouveaux transports et les avantages qu’ils apportent aux usagers. Yannick Boëdec Conseiller départemental délégué aux Transports et aux Infrastructures Yannick Boëdec  : Notre territoire offre de grandes différences de densité de population, entre le Vexin rural et les zones les plus peuplées, des distances entre les zones de résidence et les zones d’activités. Le maillage du territoire est pour nous un chantier permanent. L’ouverture récente de la ligne 20 de bus en est un bon maillon mais la réalisation d’un barreau ferroviaire sur le même axe, entre les RER B et D, reste une nécessité absolue. Bus à haut niveau de service, tramways, de types différents… Le Val d’Oise recherche les solutions de transport innovantes et les plus adaptées. La ligne de bus 20 a ouvert le 14 novembre dernier. Que pensez-vous de cette nouvelle ligne ? Y. B.  : Elle résume toutes les ambitions à donner aux nouveaux transports et les avantages qu’ils apportent aux usagers  : des gains de temps, du matériel confortable et économe en énergie, de l’intermodalité, des espaces urbains réaménagés, des accès facilités aux zones d’activités de Paris Nord ou de Roissy. Les réactions des premiers utilisateurs valdoisiens montrent que c’est une combinaison gagnante.
Des trains plus fiables, plus confortables, équipés de la vidéo protection et de la 4G  : les Franciliens veulent faire de leur trajet un temps utile et non plus subi. Stéphane Beaudet Vice-président du conseil régional d’Ile-de-France chargé des Transports S. B.  : C’est pour moi une ligne emblématique de ce que nous voulons faire avec le Grand Paris des Bus  : assurer une meilleure desserte des territoires, désaturer les lignes surchargées et améliorer le confort des voyageurs. La ligne 20 est un bus à haut niveau de service, plus écologique, qui créé une liaison performante entre le RER C et le RER B. Il y aura dans les quatre années à venir de nombreuses créations et réorganisations de lignes dans le Val d’Oise car le bus est une solution d’avenir, effi cace et qui permet de réduire les fractures territoriales. La Région va lancer un plan routes cette année. Quels en sont les objectifs ? S. B.  : Notre idée, contrairement à la majorité précédente, est qu’investir sur les routes ne doit plus être tabou  : ce ne sont pas les routes qui polluent, mais les véhicules qui roulent dessus. Dans le Val d’Oise, trop nombreux sont les gens qui sont obligés de prendre la voiture et qui se retrouvent prisonniers des embouteillages. Nous pouvons faire sauter les principaux bouchons. Nous travaillons donc en ce sens en liaison étroite avec le Département. Et je ne trahis aucun secret, nous voulons faire avancer l’avenue du Parisis qui est cruciale pour le développement économique du Val d’Oise. Y. B.  : Le Département gère environ 1100 kilomètres de routes départementales, qu’il faut entretenir au quotidien et surveiller pendant tout l’hiver pour garantir la circulation. Par ailleurs, nous avons toujours des projets en chantier dont les budgets se mesurent en millions d’euros et qui bénéfi cient de l’aide de la Région, Photographies  : Neway Partners comme la RD 4 à Persan ou l’accès à la zone d’activités de Bruyères, ou encore le rond-point de la Patte d’Oie d’Herblay. Le projet actuel le plus important est celui de l’avenue du Parisis car il s’agit là de désengorger les centres villes de l’est du Val d’Oise, de favoriser la mobilité des Valdoisiens vers les zones d’emplois et plus largement de dynamiser le développement économique. La liaison ferroviaire du Charles de Gaulle Express est-elle une nécessité aujourd’hui ? S. B.  : Il faut voir les choses en face  : toutes les grandes métropoles mondiales ont une liaison directe entre leur aéroport et le centre-ville. C’est crucial pour l’attractivité de notre région et cela pourrait être un atout supplémentaire si nous accueillons les Jeux Olympiques en 2024. J’y suis donc très favorable, mais à une condition essentielle  : cette ligne ne doit pas se faire au détriment des transports du quotidien et donc du RER B. Y. B.  : Les élus valdoisiens sont, si j’ose dire, exactement sur la même ligne. Cette nouvelle liaison directe entre Paris, Gare de l’Est, et Roissy CDG, sera bonne pour la plateforme aéroportuaire, donc bonne pour l’économie valdoisienne. En outre, elle réduira les problèmes de circulation automobile sur les autoroutes A1 et A3. Mais attention ! Elle empruntera les voies de la ligne K du transilien et du RER B. En exprimant notre avis favorable à ce projet dans la séance de juillet dernier, nous avons rappelé la priorité que nous donnons aux déplacements quotidiens des Valdoisiens. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.19



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