[95] Val d'Oise n°8 nov/déc 2016
[95] Val d'Oise n°8 nov/déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de nov/déc 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : vive les associations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÇA FAIT DÉBAT EN PLUS Un peu plus sur Pierre Gattaz Pierre Gattaz préside depuis 2013 le MEDEF (Mouvement des Entreprises de France) dont il avait intégré le conseil exécutif en 2007. Pierre Gattaz est ingénieur des télécommunications de formation. Il a succédé en 1992 à son père, Yvon, président du CNPF de 1981 à 1986, à la tête de l’entreprise Radiall, spécialisée dans la fabrication de composants électroniques. Pour défendre l’industrie française, il a participé également au think tank spécialisé, la Fabrique, et publié des ouvrages dont Français, bougeons-nous (2014) et La France de tous les possibles (2016). Lire l’interview complète de Pierre Gattaz sur valdoise.fr 18. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Dans votre discours d’investiture en 2013, Monsieur Gattaz, vous disiez  : « notre capacité à mobiliser sur le terrain au plus près des élus est indispensable ». Pourquoi les élus devraient-ils mieux connaitre l’entreprise ? Pierre Gattaz  : Les élus, qui votent et/ou inspirent les projets de loi, sont les mieux placés pour plaider et défendre la cause des entreprises. Ils sont très directement responsables du développement des entreprises à travers la fiscalité locale et la politique d’investissement, deux leviers de compétitivité. Mais surtout, les élus peuvent (ou non), instaurer un climat de confiance favorable aux entrepreneurs. En règle générale je pense que les élus, et notre élite en général, devraient faire un stage en entreprise afin de mieux en connaitre les fondamentaux. Philippe Sueur  : L’échelon départemental reste indispensable. Je suis en permanence en contact avec des chefs d’entreprises. Cette proximité est une nécessité pour tous les élus. Une connaissance exacte du territoire permet de décider à bon escient. Dès 1973, le Département avait créé un comité économique, le CEEVO, Le déploiement de la fibre optique, dans les zones d’initiative publique, s’effectue en priorité sur les zones d’activités du Val d’Oise. Cela montre notre préoccupation d’offrir les meilleures conditions aux entreprises et par là des opportunités d’emploi aux Valdoisiens. Philippe SUEUR Vice-président du Conseil départemental, Délégué au Développement économique, à l’emploi et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication pour accompagner les petites et moyennes entreprises dans leur développement et favoriser la création d’emplois. Nous pensons que la Loi NOTRe, réduisant la compétence départementale, va à l’encontre des besoins des entreprises même si nous conservons certains moyens d’actions. Avez-vous un avis sur les réformes territoriales successives ? P.G.  : Ces réformes se sont traduites par une multiplication des échelons territoriaux et des compétences avec à la clé une augmentation significative du personnel en charge de leur fonctionnement et une explosion des dépenses. Les collectivités territoriales doivent être au plus près des entreprises, c’est un facteur déterminant pour leur attractivité et leur activité économique. Il faut renforcer la proximité et améliorer le terreau des entreprises avec une fiscalité ad hoc et réfléchir avec elles aux moyens de développer l’attractivité du territoire, aux investissements nécessaires pour cela. P.S.  : Si les Départements et les autres collectivités territoriales sont autant mobilisés contre le désengagement de l’Etat, c’est justement parce qu’il réduit beaucoup nos capacités d’investissement Photographies  : Neway Partners
Il est impératif de donner au salarié toutes les possibilités de développer les compétences en lien avec son activité immédiate mais aussi de lui permettre de de les renouveler afin de le préparer aux métiers à venir et lui donner la maitrise de son avenir professionnel. Pierre GATTAZ Président du MEDEF dont vous relevez l’importance. Quant au « climat de confiance », nous y contribuons en développant ce que nous appelons des écosystèmes, c’est-à-dire le rapprochement des entreprises de même filière dans les pôles de compétitivité, ou des clusters, leur croisement avec les laboratoires universitaires et les chercheurs. C’est bon pour tout le monde. Quelle importance accordez-vous à l’apprentissage et à la formation ? P.G.  : La révolution numérique va entrainer une requalification des compétences. Tout ce qui peut être automatisé, numérisé – les métiers répétitifs, les postes les moins qualifiés, les tâches pénibles – va disparaître au profit de nouvelles qualifications et de nouveaux métiers. La formation continue est l’instrument indispensable pour accompagner ces mutations irréversibles. Quant à l’apprentissage, c’est une voie d’excellence pour accéder à l’emploi, c’est une garantie contre le chômage  : 70 à 80% des apprentis décrochent un poste à l‘issue de leur formation. Il faut absolument le dire et le redire aux jeunes et à leurs parents. Et changer de regard sur cette filière dévalorisée parce que méconnue. L’apprentissage n’est pas une voie par défaut. Au contraire ! P.S.  : Les collèges, et les collégiens, relèvent de notre compétence. Nous nous sentons donc concernés par toutes les formes d’apprentissage et plus largement nous facilitons aux jeunes valdoisiens les contacts avec le monde de l’entreprise, comme dans les speed-meetings organisés en partenariat avec le MEVO. Photographies  : Romuald Meigneux À travers tous nos dispositifs d’accompagnement social – EVA en est un exemple – nous pouvons favoriser l’accès à la formation. De même, autour du grand projet EuropaCity dans le Triangle de Gonesse, nous agissons pour que les Valdoisiens puissent occuper les emplois de demain, grâce à la formation. Le Val d’Oise et le Japon tissent des liens économiques et d’amitié forts depuis près de 30 ans. Quel en est le résultat ? P.S.  : Les élus du Département ont eu l’initiative de contacts privilégiés avec la préfecture d’Osaka au Japon. Aujourd’hui, près de 70 entreprises japonaises sont implantées dans le Val d’Oise sur quelque 400 pour la France entière. Et la coopération s’est étendue à la culture et à l’enseignement supérieur. C’est une démonstration éclatante de vos propos initiaux, à savoir que les élus peuvent avoir une réelle efficacité pour préparer le terrain aux entreprises. Et qu’il y a d’autres leviers, d’autres critères, que la simple arithmétique fiscale. P.G.  : C’est une belle histoire en effet qui doit servir d’exemple. Cela montre les effets bénéfiques d’une politique économique dynamique menée au plus près des entreprises aussi bien en termes d’attractivité du territoire que de développement des entreprises. Avec à la clé des créations d’emploi et la prospérité assurée du territoire. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.19



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