[95] Val d'Oise n°4 mar/avr 2013
[95] Val d'Oise n°4 mar/avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (211 x 266) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : nos actions pour mieux se loger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dossier lOge MeNt Un Plan départemental pour mobiliser tous les partenaires La situation du logement est insatisfaisante dans le Val d’Oise, comme en Île-de-France. Pourtant les acteurs sont nombreux. Leur mise en synergie doit renforcer leur efficacité, c’est l’objectif du plan impulsé par le conseil général. Colette Levaillant, présidente adjointe de l’Union départementale des associations gérant des structures d’hébergement et d’insertion du Val d’Oise (UDASHI 95). Le diagnostic détaillé établi dans le Plan départemental est techniquement très solide. Maintenant, il faut construire ! Avec Val d’Oise Habitat, le conseil général est lui-même très actif. Celui qui a la main est l’État. Toutes les institutions doivent travailler ensemble. Il faut injecter beaucoup d’argent pour répondre aux 33 000 demandes des Valdoisiens. Sans concentrer les logements sociaux aux mêmes endroits. Retrouvez l’intégralité de ce témoignage sur valdoise.fr La région Île-de-France est en retard dans le-a construction de logements neufs. Malgré les 4 800 logements annuels lancés depuis 2000, le Val d’Oise est déficitaire. Même si les prix se sont stabilisés, dans le Val d’Oise un appartement ancien coûte près de 3 000 euros par mètre carré et le prix moyen d’une maison approche les 300 000 euros, après avoir quasiment doublé entre 2002 et 2008. Beaucoup de Valdoisiens ont donc recours au parc locatif, et notamment au parc locatif social. « Le conseil général y intervient, indique Georges Mothron, vice-président en charge du développement urbain et du logement, par le biais de ses aides à la pierre, favorisant la construction et la réhabilitation du parc locatif social, 7 millions d’euros d’engagements en 2011, près de 8 en 2012. Ces financements ont permis d’accompagner en 2011 la construction de 1 169 logements et la réhabilitation de 1 319 logements. Par ailleurs, il intervient directement pour aider les personnes par l’intermédiaire de différents dispositifs, Fond de solidarité pour le logement (FSL), Fond départemental d’aide aux accédants en difficulté (FDAAD) ou d’accompagnement social, qui mobilisent des moyens importants. » Le conseil général a décidé d’aller plus loin, en mobilisant ses services pour piloter la réalisation d’un Plan départemental de l’habitat (PDH). « Le PDH, explique Nathalie Béquet, coordinatrice du pôle habitat au conseil général, doit mettre en cohérence, à l’échelle départementale, les différentes stratégies locales de l’habitat, en partant du niveau de la commune ou du groupement de communes, et mobiliser les territoires qui en sont dépourvus. Le PDH sera l’outil de dialogue entre les collectivités – conseil général, État, communes –, mais aussi les bailleurs, les associations, les professionnels. » Son élaboration repose sur un diagnostic partagé, réalisé durant l’année 2012, qui a constaté, par exemple, le manque de petits logements, en particulier sur certains territoires, ou encore la faiblesse d’une offre de logements locatifs adaptés aux ménages à revenus intermédiaires. « Le PDH représente une étape importante pour le conseil général, ajoute Coryse Vandecasteele, directrice des territoires et de l’habitat du conseil général, les enjeux, dont l’identification résulte du diagnostic aujourd’hui achevé, doivent se traduire dans une seconde phase en orientations stratégiques, pour amener les partenaires à produire une offre de logements suffisante, diversifiée et adaptée, grâce à la dynamique insufflée par le plan. » Résidence Henri-Grouès à Bezons. 12 Val d’Oise #04/MARS 2013
Des aides dédiées aux jeunes Le parcours du combattant des demandeurs de logements ne doit pas cacher les initiatives qui essaient d’aplanir ce chemin malaisé. Il est particulièrement nécessaire de soutenir les jeunes, dont les références professionnelles, évidemment réduites, n’intéressent guère le marché du logement. Le conseil général finance onze Foyers de jeunes travailleurs (FJT) pour l’hébergement et leurs missions socio-éducatives, comme l’Association pour le logement des jeunes en Val d’Oise (ALJEVO) ou l’Association pour le logement des jeunes d’Argenteuil (ALJA), qui reçoivent un nombre important de jeunes en difficulté. En 2012, cela représentait un budget de 1,15 million d’euros pour 1 453 places. L’Association pour le logement des jeunes travailleurs (ALJT) en représente plus de 900 dans ses cinq résidences : Argenteuil, Sarcelles, Roissy, Pontoise, Neuville-sur-Oise. « Nous accueillons, indique Jacques Bertinotti, directeur du groupement territorial ALJT Val d’Oise, des jeunes qui ont des ressources inférieures au SMIC, sept fois sur dix. Nous les accompagnons dans leur parcours vers l’autonomie et un logement pérenne. » Les travailleurs sociaux de l’ALJT mobilisent l’ensemble des dispositifs, mais aussi les partenaires dans « Pass Logement ALJT ». « La durée moyenne de séjour de nos résidents, précise Jacques Bertinotti, est d’environ 14 mois, mais c’est leur projet qui détermine sa durée réelle, avec un objectif de logement partagé. Au final, aucun résident mobilisé sur son projet ne quitte une résidence sans une solution de logement adaptée. À Roissy, par exemple, le partenariat avec l’AFM permet à une jeune fille atteinte de myopathie, que nous logeons, de travailler sur la plateforme aéroportuaire avec une certaine autonomie à laquelle elle ne croyait plus. Elle va obtenir une solution de logement plus pérenne. » haNdicaP des logements adaptés remplacement d’une baignoire par une douche, installation de barres d’appui, WC surélevés, élargissement des passages de porte… Il existe une multitude d’aménagements qui permettent d’adapter un logement aux personnes en situation de handicap. Les ergothérapeutes de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) évaluent les demandes d’adaptation de logement pour les personnes bénéficiaires de la Prestation de compensation du handicap (PCH), qui permet de participer, entre autres, au financement de ce type d’aménagements. Pour les locataires auprès de bailleurs sociaux, la MDPH collabore, avec ces derniers, pour élaborer le projet d’adaptation et envisager sa mise en œuvre. Pour répondre aux besoins des locataires, la loi accorde aux bailleurs une exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties (tFPB) quand ils adaptent des logements et les abords des bâtiments d’habitation. Dans ce cadre, la MDPH et la direction des territoires et de l’habitat du conseil général ont commencé à rencontrer les bailleurs sociaux présents sur le département dans le but de renforcer le partenariat dans l’instruction des demandes d’adaptation des logements et d’envisager les modalités d’un cofinancement bailleur/PCH. MDPH 01 34 25 16 50 maisonduhandicap@valdoise.fr 13



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