[95] Val d'Oise n°24 jui/aoû 2019
[95] Val d'Oise n°24 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 16,3 Mo

  • Dans ce numéro : le Val d'Oise connaît la musique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ET AILLEURS SOUS LE BITUME, LA PRÉHISTOIRE par Joël Godard Les travaux routiers et les programmes immobiliers sont l’occasion de nombreuses découvertes archéologiques par les services de collectivités ou l’INRAP, l’Institut national de recherches archéologiques préventives, et quelques sociétés privées habilitées en charge des explorations d’archéologie préventive. Cette organisation n’est pas spécifique à la France. Mutatis mutandis, un peu partout en Europe des services interviennent préventivement aux grands aménagements. En Allemagne par exemple, celui d’une zone industrielle et commerciale à Herxheim en Rhénanie-Palatinat, pas très loin de la France, a donné lieu à des fouilles aux résultats exceptionnels. Elles ont révélé que là, il y a 7 000 ans, « un millier de personnes ont été mangées par leurs semblables sur une durée qui n’excède pas une cinquantaine d’années » écrivait Bruno Boulestin dans La Recherche. Plus près de nous dans le temps et dans l’espace, à Fleury-sur-Orne près de Caen, le projet d’aménagement « un millier de personnes ont été mangées par leurs semblables. » Bruno Boulestin de quartiers d’habitation a permis aux archéologues de mettre à jour en 2014 une vingtaine de monuments funéraires néolithiques dont l’un avait conservé jusqu’à son tertre, abritant chacun un homme en armes. Ces tombes, selon la chronique de l’INRAP, « ont mobilisé des énergies considérables au bénéfice de quelques-uns et signent l’émergence d’une différentiation sociale ». Datée par la dendrochronologie, de 3895 avant notre ère, la palissade en chêne qui enserre l’enceinte de 36. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental L’enceinte monumentale néolithique de Passel dans l’Oise Passel, dans l’Oise, a également nécessité une organisation collective d’ampleur. Sa situation en fond de vallée explique la conservation des restes organiques, des pollens jusqu’aux poteaux en chêne. C’est un site « sans équivalent au niveau national » pour ces enceintes. Il a été fouillé conjointement par l’INRAP et le service d’archéologie du Département de l’Oise qui réalisait une liaison routière entre Compiègne et Noyon. Pour le néolithique valdoisien encore plus récent, c’est également une infrastructure routière – en l’occurrence le rondpoint dans la ZAC des Bois-Rochefort, à Cormeilles-en-Parisis – qui a permis de faire progresser nos connaissances. Bien que le nombre d’individus soit limité, le groupe de sépultures étudié par le SDAVO et l’INRAP est le plus important pour l’ouest du Bassin parisien. Il a fourni des informations inédites sur l’état de santé des populations de cette époque. De même à Frépillon, la fouille par le SDAVO d’un vaste hameau de plus de 2 hectares, d’époque gauloise, a livré deux squelettes dans un silo à grain désaffecté. C’est encore une question de pathologie qui peut expliquer cette sépulture insolite qui a attiré l’attention des archéologues. Un des défunts, un adolescent, était atteint de tuberculose et comme le suggère Jean-Gabriel Pariat, l’anthropologue du SDAVO, cette maladie invalidante a eu un impact non seulement sur sa place dans sa société mais aussi sur le traitement qui lui a été réservé dans le silo. Photographie  : en haut J. Refuveille - Balloide photo
L’importance des découvertes n’est pas proportionnelle à celle de l’aménagement. En Corse, à Aleria c’est le terrain d’un particulier qui a livré une sépulture étrusque exceptionnelle en cours de fouilles. Photographie  : au milieu Denis Gliksman, INRAP EN PLUS ET CHEZ NOUS ? Statuaire de Genainville au musée archéologique départemental Où voir de l’archéologie ? Le Val d’Oise vous donne rendez-vous avec son histoire  : au musée archéologique départemental à Guiry-en-Vexin (accès gratuit) auquel est rattaché le musée de l’Outil à Wy-dit-Joli-Village qui comporte les vestiges d’un balnéaire gallo-romain ou encore au musée Archéa à Louvres qui conserve des collections sur le Pays de France. « Notre territoire est riche en sites de toutes les époques. La carte archéologique du Val d’Oise compte déjà plus de 11 000 points. L’archéologie préventive, assurée par notre service départemental et l’INRAP, apporte chaque jour de nouvelles et précieuses connaissances sur le passé. » Gérard Lambert-Motte Conseiller départemental délégué à la Culture, au Tourisme et au Patrimoine Où faire de l’archéologie ? Des associations réunissent les passionnés comme le Club d’archéologie subaquatique du Val d’Oise, le Centre de recherches archéologiques du Vexin français et la Jeunesse préhistorique et géologique de France. Que vous soyez étudiant ou passionné, vous pouvez contribuer activement aux activités de terrain comme les fouilles au château d’Orville du 19 août au 27 septembre (renseignements sur le site d’Archéa). Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.37



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