[95] Val d'Oise n°24 jui/aoû 2019
[95] Val d'Oise n°24 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 16,3 Mo

  • Dans ce numéro : le Val d'Oise connaît la musique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÇA FAIT DÉBAT EN PLUS À la rentrée, le Festival de Royaumont vous transporte sur un océan de notes et de pas de danse. 26 concerts et spectacles Des journées consacrées à des compositeurs Des rencontres, projections et expositions Des ateliers pour les enfants (de 6 à 12 ans) et en famille proposés en écho à la programmation. Save the date en clôture du festival, le 6 octobre, l’étonnante journée autour de l’orgue Cavaillé-Coll qui réunira 180 choristes du Val d’Oise et l’organiste Thomas Lacôte. Du 7 septembre au 6 octobre Programmation sur festival19.royaumont.com 18. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Quelle est la place de Royaumont dans notre patrimoine ? Sophie Borgeon  : Nous avons la chance d’avoir un maillage extraordinaire. Le Val d’Oise compte environ 300 monuments historiques, classés ou inscrits, c’est bien plus que de communes. Mais une poignée d’entre eux s’impose en tête de liste  : les châteaux de La Roche-Guyon, Villarceaux, Auvers, Ecouen avec le musée national de la Renaissance, la cathédrale de Pontoise, ville d’Art et d’Histoire, les abbayes dont Royaumont. Mais, en plus d’être un monument historique exceptionnel, cette dernière est aussi un lieu de patrimoine vivant et d’innovation, d’accueil d’artistes, de création, de spectacles, de concerts… Bref, c’est un pôle majeur de ressources culturelles qui valorise l’image et l’attractivité du Val d’Oise. Francis Maréchal  : Royaumont, fondée en 1228, s’inscrit dans un ensemble de trois abbayes cisterciennes valdoisiennes avec Maubuisson, l’abbaye sœur fondée par Blanche de Castille et celle du Val, à Mériel, qui correspond mieux encore aux canons cisterciens. Plus largement, la construction de Royaumont, 599 e établissement cistercien, s’inscrit dans un mouvement européen. C’est une abbaye royale. Comme symboles Le premier festival a eu lieu en juin 1936, c’était quasiment la première fois en France qu’on organisait des concerts publics dans un monument historique. Francis Maréchal Directeur général de la Fondation Royaumont d’une stratégie politique, on pourrait oser un parallèle entre la fondation de Royaumont par Louis IX, le futur saint Louis, et celle de Versailles par Louis XIV. Royaumont est à la fois un monument historique, un centre de séminaires et un grand festival F. M.  : Henry et Isabel Goüin, à l’origine de la fondation, avaient un esprit philanthropique. Le premier festival a eu lieu en juin 1936, c’était quasiment la première fois en France qu’on organisait des concerts publics dans un monument historique. Les Goüin ont créé ensuite, en 1938, un foyer pour des résidences d’artistes. Ils ont inventé le modèle français de réutilisation de monuments historiques qui a été modélisé en 1972 par le ministère de la Culture sous l’appellation de « Centres Culturels de Rencontre ». La famille Goüin était une famille d’entrepreneurs, elle avait fondé la Société de Construction des Batignolles, devenue Spie. Monsieur Goüin avait perçu que les entrepreneurs et les artistes avaient tout à gagner à se rencontrer. L’accueil d’entreprises à Royaumont se fait dans cet esprit. Mais cette activité de séminaires d’entreprises est également une manière de se procurer des ressources. La fondation a été constituée par la Photographies  : Neway Partners
À Royaumont, le patrimoine est vivifié par la présence des artistes qui trouvent de formidables conditions pour se former ou créer. Nous avons la même ambition à Maubuisson en associant des artistes et des start-up culturelles. Sophie Borgeon Conseillère départementale en charge de la Préservation du patrimoine remarquable donation de l’abbaye. Il fallait donc imaginer un modèle économique pour assurer sa préservation et y pratiquer des activités avec des ressources propres. Elles représentent aujourd’hui 55% de notre budget. Les partenaires publics, au premier rang desquels le Département, apportent 31% de nos ressources, le mécénat d’entreprises et de particuliers 14%. Comment le Département intervient-il dans le patrimoine ? S. B.  : Comme Francis Maréchal vient de le rapporter pour Royaumont, en accordant des fi nancements. Notre outil dans ce domaine est le Guide des aides aux communes. Il fonctionne pour les monuments historiques protégés. Je citais la cathédrale Saint- Maclou. L’ensemble de la couverture avait besoin de travaux, pour un montant total de dépenses de 1,3 million d’euros. Nous y avons contribué en 2018. Mais nos aides bénéfi cient au patrimoine historique plus modeste. Par exemple nous avons attribué une subvention en mars dernier à Cormeilles-en-Parisis pour la restauration d’un lavoir. En ce qui concerne Royaumont, le partenariat, par conventions, est établi de longue date. Un contrat d’objectifs quadripartite, qui comprend la Région et l’Etat, va être signé sur la période 2019-2023. Pour 2019, le soutien du Département se montera à 1,14 million d’euros en fonctionnement et 1,04 en investissement. Cela comprend-il le financement du FS2i ? S. B.  : Effectivement, pour 827 000 euros. En début d’année, les 7 départements franciliens ont créé un fonds de solidarité interdépartemental d’investissement (FS2i). Celui-ci apporte des moyens supplémentaires au Val d’Oise. Parmi les premiers projets sélectionnés par le Val d’Oise fi gurent les travaux de Royaumont car nous sommes ici dans un site dont la notoriété dépasse nos frontières. F. M.  : Nous avons encore des travaux d’urgence à mener à Royaumont. C’est le cas de la toiture du réfectoire des moines. Alors que nous venons de restaurer cette salle, les voûtes sont affectées par des infi ltrations. À Maubuisson aussi l’utilisation du monument historique évolue S. B.  : À la dimension patrimoniale, le Département avait adjoint une dimension culturelle, centrée sur l’art contemporain ; avec des artistes qui conçoivent des œuvres en lien avec le site. Aujourd’hui la dimension économique vient compléter l’offre car, comme la fondation Royaumont, nous croyons aux fertilisations croisées entre artistes et entrepreneurs. D’autant qu’il s’agit d’accueillir là des start-up spécialisées en art, culture et patrimoine. Rendez-vous dans quelques semaines pour l’inauguration de cet incubateur. Ce sera le temps du Festival de Royaumont, quel est le ton de l’édition 2019 ? F. M.  : On célèbrera de grandes fi gures comme Schumann, Bach, Telemann, Rameau mais aussi des créations, des révélations de jeunes artistes, comme les deux chanteuses issues des programmes de formation de Royaumont et lauréates des Victoires de la musique classique. La transmission a une grande importance à Royaumont. De grands artistes, comme William Christie, René Jacobs, sont venus transmettre leur savoir pour faire émerger de nouveaux talents. Natalie Dessay a fait son premier récital public à Royaumont. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.19



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