[95] Val d'Oise n°22 mar/avr 2019
[95] Val d'Oise n°22 mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de mar/avr 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11 Mo

  • Dans ce numéro : les expertes de la gendarmerie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 36 - 37  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
36 37
ET AILLEURS À NANTES, LA CRÉATION PREND SES QUARTIERS par Joël Godard Sur l’Ile de Nantes, le réaménagement de 15 hectares de friches industrielles concentre les activités liées aux industries culturelles et créatives avec l’ambition d’y inventer la ville de demain. Les derniers ouvriers licenciés des Chantiers de l’Atlantique en 1987, marquant la fin d’un siècle d’histoire industrielle, n’imaginaient sûrement pas que 30 ans plus tard l’île de Nantes et les halles Alstom en particulier seraient au cœur d’un projet d’envergure nationale, sinon européenne. Non plus fondé sur la construction navale mais sur les industries culturelles et créatives (ICC). « L’île de Nantes est devenue une vitrine culturelle et créative, un terreau riche en start-up et un laboratoire urbain. » Jean-Luc Charles, directeur général de la SAMOA, aménageur de l’Île. Les artistes, il est vrai, avaient été les premiers à revenir sur ces gigantesques mais inhospitalières friches industrielles. Ce fut le temps du festival des Allumés, puis des Machines de l’île dont le fameux éléphant long de 20 mètres, qui devrait être dépassé par l’Arbre aux Hérons, une sculpture géante en acier de 50 mètres de diamètre et 30 mètres de haut. Les Machines ont investi l’ancienne nef Dubigeon en 2007 tandis qu’en 2009 la Maison de l’Avocat transformait l’ancienne halle 12 avec l’idée de créer une « architecture en mouvement ». 36. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Le Cheval-dragon Long Ma, une des machines de l’Île Le réaménagement de l’île, désormais baptisé Quartier de la création, s’est alors spécialisé dans la constitution d’un cluster associant artistes, entreprises, étudiants, chercheurs autour des diverses ICC  : design, musique, architecture, conception numérique, mobilier… La Creative Factory, chargée d’accompagner l’installation des entreprises, favorise les rapprochements en animant quatre communautés créatives  : City (Ville créative durable et connectée), Design (Espaces et modes de vie), Care (bienêtre et santé) et Medias. Le chantier le plus emblématique de ce quartier est celui des anciennes halles Alstom dont les 25 000 m² sont en cours d’aménagement. Franklin Azzi, l’architecte chargé de l’opération, a tenu à respecter « la dentelle de cette cathédrale métallique ». A l’intérieur, le mélange des genres est de rigueur avec côté étudiants l’école supérieure des Beaux-Arts et le pôle universitaire dédié au numérique, un hôtel d’entreprises, un restaurant gourmand, et la Cantine qui n’est pas le nom du restaurant mais celui d’un espace de coworking où tous ceux que le numérique intéresse se croisent. Prochainement l’École de design va rejoindre l’Ile de Nantes, une occasion de plus « de multiplier les passerelles entre la recherche, la formation, l’innovation et le monde économique. Cela a du sens pour gagner en compétitivité et en attractivité » observait le président de la CCI Nantes Saint-Nazaire. Photographie  : en haut Nolan & Naya Joly
Le quartier de la création, un pôle d’excellence européen dans le domaine des industries culturelles et créatives Les Halles Alstom EN PLUS ET CHEZ NOUS ? L’abbaye de Maubuisson, propriété départementale, va accueillir un incubateur pour des start-up innovantes spécialisées en art, culture et patrimoine ; un espace de co-working offrira aux artistes des ateliers, des résidences pour artistes et un fonds documentaire. « La créativité et l’imagination sont des qualités également répandues dans le domaine de la culture et celui de l’économie. Il y a du sens à les rapprocher physiquement, a fortiori dans un site lui-même riche d’une longue histoire culturelle comme l’abbaye de Maubuisson. Quand les artistes et les start-up se côtoient, on peut s’attendre au meilleur. » Gérard Lambert-Motte Conseiller départemental délégué à la Culture, au Tourisme et au Patrimoine D’origine royale L’abbaye de Maubuisson a été fondée au XIII e siècle par Blanche de Castille, femme du roi Louis VIII et mère du roi saint Louis. Après la Révolution, l’abbaye a connu plusieurs fonctions dont celle de carrière de pierres. Le rachat par le Département en 1979 a été suivi de sa restauration. C’est aujourd’hui un centre d’art contemporain reconnu. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.37



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :