[95] Val d'Oise n°21 jan/fév 2019
[95] Val d'Oise n°21 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : le Val d'Oise des champs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÇA FAIT DÉBAT EN PLUS Un peu plus sur Tony Estanguet Né à Pau en 1978, Tony Estanguet vient d’une famille de kayakistes. Dans sa pratique du canoë-kayak en slalom, il a aimé la règle de trois  : 3 médailles d’or aux Jeux Olympiques de Sydney, Athènes et Londres, 3 médailles d’or aux championnats du Monde, 3 médailles d’or aux championnats d’Europe et 9 médailles d’or aux championnats de France. Aux JO de Pékin, il était le portedrapeau de la délégation française. Dès sa retraite sportive fin 2012, il a intégré des instances sportives notamment pour soutenir la candidature française aux JO. Il est désormais le Président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’été de 2024. Retrouvez l’interview complète sur valdoise.fr 18. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Qu’est-ce qui est le plus difficile  : gagner une médaille d’or aux JO ou les organiser ? Tony Estanguet  : Les deux sont un défi ! Gagner une médaille d’or aux Jeux Olympiques demande des années de travail et d’engagement pour arriver au plus haut niveau mondial, et organiser les Jeux d’été en France, le plus grand événement au monde, représente un enjeu immense. Mais dans les deux cas, ce sont des défis collectifs. En tant qu’athlète, j’ai pu compter sur le soutien de mes entraîneurs et de mes proches. Organiser Paris 2024, c’est également le défi de tout un pays. Je veux mobiliser toutes les énergies, tous les talents, partout en France, pour construire des Jeux extraordinaires. Marie-Christine Cavecchi  : Vous pouvez compter sur le Val d’Oise. Une, sinon la première, des responsabilités des élus que nous sommes c’est de faciliter le vivre ensemble. Et le sport constitue un outil précieux dans cet objectif. En particulier à travers des événements populaires. Pour que la mobilisation que vous appelez soit la plus large possible, elle doit impliquer tous les territoires et tous les acteurs. Nous avons proposé à ceux du Val d’Oise de s’y associer. Proche du Stade de France, le Val d’Oise constituera une base arrière idéale, tant pour les délégations que pour les touristes. Marie-Christine Cavecchi Présidente du Conseil départemental En quoi consiste cette initiative « démarche olympique/paralympique » du Département ? M.-C.C.  : Elle rassemble communes et intercommunalités, acteurs sportifs et touristiques. Les Jeux se dérouleront essentiellement sur des équipements existants. Aucun des nôtres n’avait de capacité suffisante pour être retenu pour les compétitions. Mais nous en avons beaucoup, de différentes natures, parfaits pour servir aux entrainements par exemple. Il nous a paru important de le faire savoir au Comité d’organisation, pour l’aider dans sa mission et pour affirmer notre volonté d’assurer une base arrière des JO. Nous ne voudrions pas être les oubliés des Jeux en Ile-de-France. T.E.  : L’engagement du Val d’Oise à nos côtés est une chance pour faire profiter au plus grand nombre de la dynamique des Jeux. De nombreux territoires manifestent aujourd’hui leur enthousiasme pour participer au projet. Leur soutien sera précieux pour construire une dynamique nationale. Que trouve-t-on dans le dossier valdoisien ? M.-C.C.  : Cela va de la salle d’armes de Saint-Gratien, qui a produit des Boisse, champions olympiques, au golf de Photographies  : Franck Hamon
Je veux mobiliser toutes les énergies, tous les talents, partout en France, pour construire des Jeux extraordinaires. Tony Estanguet Président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques 2024 Montgriffon à Luzarches, des 22 hectares de l’hippodrome d’Enghien-Soisy au stand de tir de Survilliers. Le comité départemental de tennis propose un pôle sportif de 15 000 m² avec 11 courts et divers espaces. On y trouve également les projets comme le futur équipement aquatique de Val Parisis, avec ses 10 couloirs sur 50 met le pôle de compétitions équestres du domaine de la Couture à Fontenay-en-Parisis. Une trentaine de disciplines sont praticables, des sports de glace aux sports de combat. Mention spéciale, au CDFAS à Eaubonne qui est un équipement d’exception disposant aussi de toutes les prestations d’hébergement et de restauration. Nous venons d’y investir 700 000 euros pour refaire la piste du stade couvert. Si nous n’avons pas, Monsieur Estanguet, les rivières de vos Pyrénées, nous avons à l’Ile de Loisirs de Cergy-Pontoise un stade d’eaux vives dont j’ai plaisir à rappeler qu’il est construit sur le modèle de celui de Sydney où vous avez remporté votre première médaille d’or. En quoi consiste le label « Terre de Jeux 2024 » que vous avez annoncé ? T.E.  : « Terres de Jeux 2024 », c’est une identité commune pour tous les territoires – quels que soient leur taille, leurs moyens – qui veulent s’engager dans la dynamique de Paris 2024. C’est la première fois dans l’histoire des Jeux que des territoires pourront être labellisés. Nous espérons que le Val d’Oise et nombre de ses communes deviendront « Terre de Jeux 2024 ».Il y aura mille et une opportunités de vivre les Jeux pour les territoires même sans site de compétition  : en participant aux événements Paris 2024, et notamment à la Journée Olympique du 23 juin ; en organisant la Semaine Olympique et Paralympique dans les établissements scolaires… La plateforme d’engagement sera lancée à l’été 2019 pour que les collectivités puissent d’ores et déjà se porter candidate à l’obtention du label et ainsi mettre à profit les années qui nous séparent de l’événement pour faire de Paris 2024 les Jeux de tous les Français. Quel héritage peut-on attendre des Jeux ? T.E.  : Dès la phase de candidature, notre ambition a été guidée par la volonté de construire un projet qui laissera un héritage durable. En Seine-Saint-Denis, les Jeux vont permettre de construire et de rénover des piscines qui seront ensuite réutilisées par les habitants du territoire, ainsi que de nouveaux logements où seront hébergés les athlètes et les journalistes pendant la période des Jeux. Je veux que Paris 2024 soit aussi être un accélérateur pour mettre plus de sport dans la vie des Français pendant les six années qui nous séparent des Jeux  : en développant la pratique sportive pour tous, en luttant contre la sédentarité ou encore en accélérant le changement de regard sur le handicap. M.-C.C.  : C’est pour toutes ces raisons que le Département consacre 6 millions d’euros par an au sport, non compris les aides aux investissements des communes. Nous intervenons financièrement à tous les niveaux  : comités, clubs, bourses aux sportifs, manifestations, avec une attention particulière pour le handicap, les clubs formateurs ou la pratique féminine. Mais j’espère aussi que les JO seront l’occasion de mettre en valeur notre territoire, ses richesses touristiques, culturelles et naturelles, et qu’ils auront un effet bénéfique sur l’activité des entreprises et l’emploi des Valdoisiens. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.19



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