[95] Val d'Oise n°18 jui/aoû 2018
[95] Val d'Oise n°18 jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de jui/aoû 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : le tourisme de pleine nature.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ET AILLEURS HABITER AUTREMENT par Joël Godard La société change, donc le rapport au logement se modifie. Apparaissent de nouvelles contraintes, comme le coût du logement en centre-ville, de nouveaux besoins, comme le maintien à domicile de personnes âgées de plus en plus nombreuses, mais également des innovations pour améliorer le « vivre ensemble ». Quand on parle d’innovation, les technologies du numérique ne sont jamais loin. C’est vrai dans le logement. L’exemple le plus affirmé est celui de la résidence étudiante Newton, présentée comme la résidence du futur, dont la construction s’achève à Toulouse. La domotique y permettra une gestion à distance de l’éclairage, du chauffage, des volets roulants… avec des services collectifs connectés, tableau d’informations locales dynamique et « le vieillissement de la population comme une opportunité plutôt qu’une difficulté. » boîte à lettre électronique. Les nouvelles technologies se déploient ici dans un bâtiment destiné à la génération la plus friande de leur pratique. Mais l’innovation peut aussi repenser le logement classique. À Villeurbanne, où il y avait de grosses ressources, Icade a imaginé le concept Bihome. En dotant un appartement ordinaire d’un espace de vie supplémentaire indépendant, avec son accès particulier, il s’adapte aux évolutions de la famille comme le maintien à domicile d’un enfant étudiant ou la possibilité d’accueillir un parent âgé. « Ce n’est pas une innovation technique, mais une innovation en termes d’usage » disait alors son promoteur. La cohabitation des générations devient en 36. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Avec près de 15000 nouveaux habitants par an, la Métropole toulousaine doit répondre à une demande de logements toujours plus importante effet un critère de plus en plus pris en compte dans les programmes immobiliers et dans les opérations urbaines. À Marseille, où tout un quartier, Smartseille, veut devenir le « démonstrateur d’innovations et de savoir-faire en faveur des habitants », la résidence intergénérationnelle Cocoon’Ages offre services et animations pour favoriser les échanges entre les résidents. Il s’agit, pour Récipro- Cité qui a développé cette forme d’habitat de traiter « le vieillissement de la population comme une opportunité plutôt qu’une difficulté. ». Une autre piste qui s’ouvre, mais encore timidement, est l’association des moyens, financiers et humains, de futurs propriétaires, co-concepteurs de leurs logements ; autrement dit l’habitat participatif. Comme dans les résidences intergénérationnelles, on trouve l’objectif de mixité sociale et le souci de développer des espaces publics de dialogue et de rencontres. Le concept n’est pas nouveau puisque, par exemple, un ancien lavoir parisien, le Buisson Saint-Louis, a été transformé en logements en 1983 sur cette philosophie. Toulouse est en pointe, là aussi, avec la livraison en début d’année de plusieurs petits immeubles dans le quartier de la Cartoucherie qui en ont fait la plus grosse opération en France. Économie oblige, la formule gagne maintenant du terrain bien au-delà de la génération des militants. Photographie  : en haut Adobe Stock
La cohabitation intergénérationnelle, une solution aux loyers trop chers pour les étudiants et à la solitude des personnes plus âgées. En Île-de-France, plus de la moitié des étudiants (53%) recherchent en priorité un studio ou un T1. Photographies  : Adobe Stock EN PLUS ET CHEZ NOUS ? La résidence intergénérationnelle Les Bruyères à Luzarches gérée par Val d’Oise Habitat Les résidences intergénérationnelles se sont multipliées dans le Val d’Oise, les différents bailleurs ayant tous leurs réalisations et leurs projets  : Osica à Franconville, Efidis à Cergy. Val d’Oise Habitat à Montsoult en 2019. D’autres projets ont été lancés dans le cadre de l’habitat participatif. « Le Département est attentif à toutes ces expériences car elles ont une perspective sociale qui correspond à sa propre conception du logement. Il faut d’autant plus faire preuve d’imagination que le gouvernement, avec la loi de finances 2018, a privé les offices d’HLM d’une partie de leurs moyens financiers, c’est-à-dire de leurs capacités de construction. » Marie-Christine Cavecchi Présidente du Conseil départemental du Val d’Oise Bailleur social du Département Val d’Oise Habitat travaille aussi au relogement temporaire pour des ménages ou des personnes en difficulté. Les baux sont signés par des associations partenaires du Département ce qui permet à ces locataires de reconstruire leur vie. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.37



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