[95] Val d'Oise n°18 jui/aoû 2018
[95] Val d'Oise n°18 jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de jui/aoû 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : le tourisme de pleine nature.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÇA FAIT DÉBAT EN PLUS Un peu plus sur Jean-Philippe Lachenaud À 30 ans, il arrive dans le tout nouveau Val d’Oise comme secrétaire général de l’Établissement public d’aménagement de la Ville nouvelle et s’installe à Pontoise. 1977-1989 Maire de Pontoise et « en même temps » Directeur au Ministère de l’Environnement puis au Ministère de la Culture ; 1978-1981 Président de l’établissement public du Musée d’Orsay. Élu en 1982 au Conseil général sur le canton de Pontoise ; Député en 1986, puis en 1988. Président du Département de 1989 à 1997. Sénateur du Val d’Oise de 1995 à 2004. Conseiller maître à la Cour des Comptes. Retrouvez l’interview compléte sur valdoise.fr 18. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Quelles sont les forces et les faiblesses du Département quand vous accédez à la présidence ? Jean-Philippe Lachenaud  : Pour moi, c’est en 1989, mais je veux d’abord rendre hommage au dynamisme des pionniers de la création du Val d’Oise, à leur capacité d’innover et d’animer cette nouvelle institution. Pierre Salvi est le véritable fondateur du département devenu collectivité autonome décentralisée. En 1989, le Conseil général est une institution solide ; les finances sont saines ; les compétences légales majeures sont assurées. Le Val d’Oise affirme son identité, traite de manière équilibrée ses divers territoires. J’inscris mon action dans la continuité avec la volonté d’accélérer le développement économique, d’amplifier le rythme d’investissement, de lancer des projets innovants, de renforcer l’identité du Val d’Oise. Marie-Christine Cavecchi  : Pour moi, c’est 2017. Mais je reprends vos propos car malgré le contexte différent, je me reconnais dans cette volonté de prolonger l’action de nos prédécesseurs et d’essayer de choisir des orientations qui apporteront le meilleur avenir aux Valdoisiens. Dans les forces, l’efficacité Depuis 50 ans, le Département a su évoluer au même rythme que sa population et adapter son action à la diversité de ses territoires. Marie-Christine Cavecchi Présidente du Département du Val d’Oise du service rendu aux Valdoisiens n’a pas baissé. Nous disposons aujourd’hui de nouveaux outils qui permettent d’être au plus près des besoins exprimés. En revanche, nous sommes soumis depuis quelques années à des attaques directes de l’État qui mettent en danger nos capacités à agir au service des Valdoisiens. Quelles ont été vos principales initiatives ? J.-Ph.L.  : J’ai bénéficié comme président de circonstances très favorables pour lancer de nouveaux projets. Avec Gérard Claudel, 1er Vice-Président, le bon sens, le réalisme, la ville et la campagne étaient alliés pour faire aboutir les projets. Je citerai 7 domaines principaux  : renforcer l’identité du Val d’Oise par un effort de communication populaire ; devenir un acteur majeur du développement universitaire ; renforcer l’unité territoriale et la mobilité en développant le réseau routier ; amorcer une politique de développement durable ; être le partenaire majeur de la création du PNR du Vexin ; participer de manière spécifique à la politique de la Ville ; intensifier notre soutien aux grands pôles culturels (Royaumont) et lancer le parcours spectacle impressionnisme du château d’Auvers. Photographies  : Neway Partners
J’ai confiance dans l’avenir du Val d’Oise. Je reste du côté des « optimistes actifs » et je soutiens l’action dynamique des élus du Val d’Oise. M.-C.C.  : Les circonstances sont aujourd’hui moins favorables. J’ai à combattre des attaques directes ou indirectes contre le Département. Indirecte, c’est l’affaiblissement financier des offices d’HLM, donc de Val d’Oise Habitat, notre bailleur social. Directe, c’est l’idée absurde de supprimer les Départements. Mais cela ne modifie pas mon ambition de contribuer à la réussite du Val d’Oise à travers de grands projets. Par exemple je suis engagée dans la réalisation du futur campus international, dont un élément sera la Turbine, cette écocité de l’innovation, en 2019 dans un bâtiment du Département. Pour autant, la compétence sociale du Département doit rester une priorité et le chantier de la nouvelle Maison de l’Enfance est sa traduction concrète. Que pensez-vous des réformes récentes ? J.-Ph.L.  : La dernière réforme institutionnelle dite loi « Notre » doit être révisée. La remise en cause périodique, médiatique et populiste des Départements, la proposition de leur suppression, doit être définitivement abandonnée. Il faut renforcer le droit à l’expérimentation. Je ne suis pas favorable au « cantonnement » des Départements dans le domaine social. J’exprime de très graves inquiétudes sur la manière dont ont été engagés le projet et l’organisation du Grand Paris. Je sais combien vous vous battez avec conviction et énergie pour donner au Val d’Oise toute sa place. Je suis attristé par l’abstention électorale croissante, la contestation de la démocratie républicaine et représentative, l’ignorance civique et médiatique des institutions locales, la faiblesse des idéaux de décentralisation. Photographies  : Neway Partners Jean-Philippe Lachenaud Ancien Président du Département du Val d’Oise (1989 à 1997) M.-C.C.  : Je crois que l’attitude des citoyens est, pour partie, provoquée par les réformes et les annonces de réformes institutionnelles permanentes et incohérentes de l’État, à mille lieues de leurs préoccupations quotidiennes. Quel Francilien a-t-il demandé la création d’une strate supplémentaire, la métropole ? Je suis issue du monde associatif et une élue de terrain. Pour moi, la proximité est un critère important. La décentralisation allait dans ce bon sens. Nous poursuivrons notre mobilisation avec les autres Départements franciliens, toutes tendances confondues, pour l’intérêt de tous les habitants. À quels défis les élus sont-ils aujourd’hui confrontés ? J.-Ph.L.  : Je parlerai des défis majeurs auxquels est confronté le Val d’Oise. Le premier défi est de démocratie locale  : informer, concerter l’action publique avec les associations, les citoyens. Le 2 e est d’intégration urbaine par l’action publique locale, éducative, culturelle et sociale. Le 3 e est de renforcer les conditions de développement économique du territoire. Le 4 e est de poursuivre le développement universitaire. Le 5 e est de conjuguer l’action de l’État et du Département pour renforcer la qualité éducative au niveau décisif du collège. Le 6 e serait l’actualisation constante des plans d’action sociale. M.-C.C.  : Nous devons accompagner l’augmentation de la population sur notre territoire en préservant notre cadre de vie de qualité ; le maintien d’un service public performant et proche des Valdoisiens ; la création d’emplois en lien avec l’attractivité croissante du territoire. Au total, cela fait beaucoup, mais grâce aux atouts du Val d’Oise, à ses forces vives, nous pouvons affronter sereinement ces défis. L’avenir de l’Île-de-France, de la région capitale, se construit dans le Val d’Oise. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.19



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