[95] Val d'Oise n°17 mai/jun 2018
[95] Val d'Oise n°17 mai/jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mai/jun 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : vous êtes invités aux 50 ans du Val d'Oise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÇA FAIT DÉBAT EN PLUS LE SCHÉMA DÉPARTEMENTAL 2018-2022 90 000 à 100 000 usagers avec un droit ouvert à la MDPH Enfants La MDPH gère  : Le Schéma départemental établit un diagnostic précis de l’offre et des attentes des personnes handicapées. Il propose un plan d’actions pour chaque catégorie  : Jeunes adultes Adultes et personnes âgées avec un volet transversal sur l’accès à la vie sociale et le service rendu par la MDPH. Au total 42 fiches actions Le budget 2018 du Département consacre  : 144,8 millions d’euros aux personnes handicapées et la MDPH À lire le Schéma départemental 2018-2022 Pourquoi avez-vous constitué un groupe Usagers ? 18. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Émilie Ivandekics  : C’était prévu dans notre précédent Schéma départemental des personnes handicapées 2013-2017. J’y tenais particulièrement. Pourtant solliciter à ce point l’avis des usagers n’allait pas de soi. La démarche reste innovante et peut-être même surprenante pour certains. Pour que le service aux usagers soit efficace, il est nécessaire de connaître leurs attentes. C’est pourquoi j’ai voulu que ce groupe soit représentatif des différents types de handicap, représentatif des territoires valdoisiens et avec des personnes aux situations différentes  : des parents d’enfant en situation de handicap, des personnes handicapées… Il fonctionne maintenant depuis trois ans. Nous allons donc procéder à son renouvellement pour aborder de nouveaux thèmes. Pourquoi avez-vous intégré ce groupe ? Nadine Lechevalier  : j’ai trois enfants dont Margaux qui a maintenant 20 ans et souffre d’autisme. Elle est dans une communication non verbale. Sa maladie a été diagnostiquée à 2 ans. Puisque j’avais un avis sur la lourdeur des dossiers administratifs de la MDPH, j’ai souhaité pouvoir Les démarches administratives et sociales pour les personnes handicapées sont épuisantes et chronophages. Si on pouvait fluidifier leurs parcours et profiter du temps gagné pour des activités valorisantes, ce serait du bonheur. Nadine Lechevalier Membre du groupe usagers de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) l’exprimer directement aux responsables concernés. Je me doutais qu’un tel groupe concentrerait les mécontents plus facilement que les satisfaits. J’ai donc salué cette initiative courageuse et apprécié qu’on nous demande notre avis. Je pense qu’il est important que nous répondions présents à ce type d’invitation. Il faudrait d’ailleurs que les familles s’investissent en nombre dans les structures qui accueillent leur enfant, par exemple moi je suis aussi entrée au Conseil d’Administration de l’IME La Chamade à Herblay où était accueillie Margaux. Quel bilan tirez-vous de cette concertation ? N.L.  : Le groupe étant hétérogène, nous avons échangé sur un grand nombre de problématiques. Nous avions des demandes très concrètes, individuelles même si elles peuvent être partagées par d’autres personnes. En face, la MDPH est par nature dans l’organisation collective et a un fonctionnement administratif impactant pour les familles ou les usagers. Le dialogue est donc nécessaire. Tous nos problèmes n’ont pas été résolus, ça serait trop facile, mais un certain nombre d’entre eux ont été traités. É.I.  : J’en fais un bilan riche et porteur d’idées. Le groupe usagers a apporté Photographies  : Neway Partners
Je suis très attachée à la place de l’usager, c’est pourquoi il est au cœur de ce nouveau Schéma départemental des personnes handicapées. La conception et la construction même de ce nouveau schéma suivent leur parcours de vie. Émilie Ivandekics Vice-Présidente du Conseil départemental déléguée au Handicap et Présidente de la MDPH beaucoup à la MDPH. Il nous a permis de retravailler nos courriers à destination des bénéficiaires de la MDPH pour qu’ils soient plus compréhensibles. Il a participé à la refonte du site internet de la MDPH. Le groupe a même testé un nouveau service que nous souhaitons ouvrir aux usagers. Leur contribution a été précieuse sur l’ensemble de ces sujets car il nous a permis de bien identifier leurs usages et leurs attentes. Néanmoins, j’ai conscience qu’il reste encore beaucoup à faire et je compte encore beaucoup sur la participation du prochain groupe usagers. N.L.  : À l’occasion des réunions, j’ai appris que le nombre de dossiers était en progression constante ; la crainte est que cela n’entraîne des délais supplémentaires dans leur traitement, surtout si les moyens n’augmentent pas. J’ai aussi entendu des personnes déplorer la nécessité d’avoir à renouveler leurs dossiers trop souvent par rapport à un handicap définitif. É.I.  : Effectivement, le nombre de bénéficiaires est en progression constante, par exemple il a augmenté de 55% entre 2008 et 2015. Sans doute parce que les personnes handicapées connaissent mieux leurs droits potentiels grâce à l’information diffusée par la MDPH et ses partenaires. Nous avons réussi néanmoins à diminuer les délais de traitement. Pour progresser encore sur ce critère, je crois beaucoup dans la dématérialisation. Nous l’avons déjà réalisée pour les stocks de dossiers et aujourd’hui nous travaillons sur le dépôt en ligne des demandes. C’est une des actions prévues dans le nouveau Schéma. Pour apporter un gain global, nous travaillons aussi sur des circuits courts pour les dossiers des personnes dont le handicap est bien identifié et ne peut varier. Mais le cadre légal s’impose toujours à nous. C’est lui qui devrait évoluer sur le renouvellement des procédures. Photographies  : Neway Partners Comment le nouveau Schéma du handicap a-t-il été construit ? É.I.  : Le nouveau schéma départemental est un document important car il fixe le cap de la politique du Département en faveur des personnes handicapées pour les 5 années à venir. J’ai voulu un schéma co-construit avec les partenaires et les usagers. Je suis très attachée à la place de l’usager, c’est pourquoi il est au cœur de ce nouveau schéma. La conception et la construction même de ce nouveau schéma suivent leur parcours de vie, avec la volonté de le fluidifier. Les points forts de ce schéma sont de porter une attention particulière aux transitions de vie (de l’enfant vers l’âge adulte ou de l’adulte vers le vieillissement), de favoriser la vie sociale des personnes handicapées par un accès toujours plus grand à la culture, de réfléchir à des modes d’hébergement plus inclusif et, bien sûr, de toujours améliorer le service rendu par la MDPH à ses usagers. N.L.  : Au-delà des multiples actions annoncées, la notion fondamentale pour moi est celle de la fluidité. Prenez une situation banale comme l’inscription scolaire initiale. Pour un enfant ordinaire, cela prend un quart d’heure. Pour un enfant handicapé c’est le début du parcours du combattant et qui se reproduira à chaque étape de sa vie, à chaque activité. La société n’est pas organisée pour ces cas atypiques. Ce sont des jours entiers, des semaines, à consacrer aux procédures et aux incertitudes permanentes sur les échéances à venir. J’aurais préféré disposer de ce temps pour être dans des activités avec ma fille plutôt que dans des démarches administratives et sociales. Si vous arrivez à amener de la fluidité dans les parcours, cela serait un vrai soulagement et apporterait du bonheur aux usagers, aux aidants et aux familles. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.19



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