[95] Val d'Oise n°14 nov/déc 2014
[95] Val d'Oise n°14 nov/déc 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de nov/déc 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 17,9 Mo

  • Dans ce numéro : sapeurs-pompiers... les secours au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
Dossier SAPEURS- POMPIERS Des moyens pour répondre à toutes les situations Création innovante dès 1972 comme corps départemental, alors que l’obligation n’a été généralisée à la France qu’en 1996, le service valdoisien a servi de modèle à l’organisation nationale. Lieutenant-colonel Jean-Philippe Le Meur, chef des opérations extérieures du Sdis 95 La plupart des interventions extérieures des sapeurs-pompiers du Val d’Oise relèvent de la mutualisation des moyens de lutte avec les départements voisins. L’objectif commun est l’efficacité, sans redondance inutile des moyens, et de toujours faire partir les secours les plus proches. Dans des situations graves, nous venons également en renfort en métropole, en outre-mer et à l’étranger. Retrouvez l’interview complète sur valdoise.fr 12 VAL D’OISE #14/NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2014 En juin, le Val d’Oise a fait la une des journaux nationaux télévisés. C’était malheureusement en raison des violents orages qui ont causé des dégâts considérables dans de nombreuses communes, comme à Attainville et à Saint-Witz. Le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 95) était là pour secourir les victimes. Il a reçu 7 500 appels durant ce terrible épisode météorologique, quand il enregistre habituellement de 13 000 à 15 000 appels par mois. « Nous étions confrontés, déclarait le lieutenant-colonel Boulard, officier d’astreinte ce jour-là, à une multitude d’opérations de bâchage sur des toitures endommagées. » Plus de 400 bâches ont été déployées à Saint-Witz. Ce pic d’activité amènera sans doute le nombre total d’interventions en 2014 à dépasser la barre des 100 000 (101 000 en 2011, 98 500 en 2012, 99 000 en 2013), soit une sortie toutes les cinq minutes environ et un temps moyen entre l’appel et l’arrivée sur les lieux inférieur à 10 minutes. Si on considère encore spontanément les pompiers comme des « soldats du feu », les incendies représentent désormais moins de 15% de leurs interventions. C’est le secours à victime qui mobilise le plus les moyens du Sdis, avec deux tiers des interventions. Les accidents de la route arrivent en troisième position. Les 185 communes valdoisiennes sont couvertes par 39 centres d’incendie et de secours. Les plus petits centres, comme Aincourt, Bray-et-Lû, Nesles-la-Vallée ou Vigny, effec- tuent chacun déjà plusieurs centaines de sorties par an. En revanche, la réception des appels au 18 se fait au centre unique de traitement à Neuville-sur-Oise. Les centres sont tous équipés au moins d’un véhicule de secours et d'assistance aux victimes (VSAV), d’un fourgon pompe-tonne pour la lutte contre l’incendie, et d’un véhicule tous usages. Mais le parc total des matériels dépasse les 550 éléments, avec des véhicules spéciaux  : camion avec bras élévateur articulé, grande échelle, permettant d’intervenir à 30 mètres de hauteur, ou camion dévidoir avec 2 000 mètres de tuyaux. Les moyens et les compétences du Sdis 95 l’amènent à intervenir régulièrement hors du département et jusqu’à l’étranger. Des pompiers valdoisiens ont ainsi fait partie de détachements aux Philippines en 2013, comme avant à Haïti, en Arménie ou à Mexico.
La formation cynotechnique est une des spécialités des sapeurs-pompiers du Val d’Oise. Des unités spécialisées Le Sdis 95 a organisé des unités spécialisées pour répondre à des risques particuliers d’une grande diversité. Le Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) intervient sur les sites souterrains et aériens, naturels ou bâtimentaires. Le Val d’Oise compte notamment d’anciennes carrières de calcaire et de gypse qui ont déjà provoqué des effondrements. Risques chimiques et radiologiques. Il y a, dans le département, environ 300 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), dont quelques établissements relevant de la directive Seveso, dans ou à proximité immédiate (Gennevilliers) de notre territoire. Plongeurs. Le territoire dispose de 450 kilomètres de cours d’eau, dont la Seine et l’Oise, et plusieurs plans d’eau où cette spécialité est requise. Sauvetage-déblaiement. Localisation et dégagement de victimes dans les effondrements. Cynotechnique. La recherche de personnes ensevelies ou disparues est effectuée à l’aide de chiens. FORMATION Un centre d’exception Les sapeurs-pompiers du Val d’Oise bénéficient, à Saint-Brice-sous-Forêt, d’un Centre de formation départemental (CFD) de 10 000 m² sur 13 hectares. Un campus permet d’y assurer la formation théorique, et des locaux de vie, avec un hébergement de 56 chambres et une capacité en restauration de 200 repas, d’accueillir les stagiaires. Mais ce sont ses aménagements techniques, sans équivalent en France, qui constituent sa singularité. Dans la maison d’exercices, la zone « froide » est destinée aux parcours enfumés ou aux interventions en appartement, tandis que la zone « chaude » confronte les stagiaires aux simulations d’incendies. Des caissons à feux complètent cet environnement. Avec ses voies routière et autoroutière, le plateau technique donne la possibilité de travailler sur toutes les situations d’accident. Il permet des simulations correspondant aux risques chimiques ou biologiques. Toutes ces mises en situation, testées et répétées, augmentent l’efficacité des sapeurs-pompiers sur le terrain. 13



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :