[95] Val d'Oise n°13 sep/oct 2017
[95] Val d'Oise n°13 sep/oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de sep/oct 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 21,2 Mo

  • Dans ce numéro : éducation et égalité des chances.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
ÇA FAIT DÉBAT EN PLUS Un peu plus sur Olivier Huart Olivier Huart est Président-Directeur général du groupe TDF depuis 2010. Il a auparavant été Directeur général de BT en France et a transformé cette entreprise de télécoms en une entreprise de services d’infrastructures. Précédemment, il a dirigé Cegetel, premier véritable opérateur concurrent de France Télécom, pendant les cinq années qui ont précédé sa fusion avec Neuf Telecom. Comme Directeur général au sein du Groupe SFR-Cegetel, il avait été l’un des pionniers de l’ouverture du marché des télécommunications. Il est diplômé de l’école Polytechnique Paris, de Télécom Paris et de l’INSEAD. Âgé de 53 ans, il est marié et père de quatre enfants. Lire l’interview complète de Olivier Huart sur valdoise.fr 18. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental TDF était connu comme diffuseur, quelle place la fibre vient-elle occuper ? Olivier Huart  : La diffusion reste une activité majeure du groupe TDF. Nous sommes N°1 de la diffusion audiovisuelle en Europe. C’est le D de TDF dont les trois initiales résument parfaitement les trois secteurs que nous développons  : télécoms, diffusion et fibre. Il est vrai que notre programme d’investissement dans la fibre n’a qu’un an et la phase concrète de réalisation intervient avec la décision du Conseil départemental du Val d’Oise. C’était le premier réseau d’initiative publique (RIP) que nous remportions. Depuis, les Yvelines nous ont également attribué leur réseau. Notre ambition est fixée à l’installation d’1 million de prises raccordables. Le Val d’Oise et les Yvelines réunis représentent déjà 20% de cet objectif. Comment le déploiement s’est-il fait dans le Val d’Oise ? Pierre-Édouard Éon  : Le Conseil départemental a lui aussi développé une véritable expertise dans le déploiement de la fibre optique. Cela avait commencé avec Debitex, un réseau public à cheval sur le Val d’Oise La fibre est un vecteur de services et d’attractivité pour le territoire. Par nos compétences et notre relation privilégiée avec le Département, nous allons pouvoir accompagner les collectivités dans le déploiement pour apporter le THD pour tous, partout. Olivier Huart Président-Directeur général de TDF et la Seine-Saint-Denis, avec 36 000 foyers à raccorder sur notre territoire. Puis nous avons été très attentifs à l’activité des opérateurs privés, Orange et SFR, dans les zones denses. J’en veux pour preuve le fait que le Val d’Oise est le seul département francilien à avoir signé des conventions avec ces deux opérateurs. Il restait les zones moins peuplées à déployer, moins rentables pour les opérateurs. D’où une nouvelle zone d’initiative publique, que nous appelons VORTEX, et qui est l’objet de la délégation à TDF pour un achèvement complet avant fin 2019. En quoi consiste la délégation confiée par Val d’Oise Numérique ? O. H.  : Notre engagement est d’installer 85 000 prises en trois ans, dont un millier d’entreprises et 300 sites publics sur 116 communes. La DSP est accordée pour une période de 25 ans à l’issue de laquelle le réseau reviendra au syndicat Val d’Oise Numérique. Nous avons vocation à déployer une infrastructure de façon tout à fait neutre, sans favoriser un canal de vente plutôt qu’un autre. Les Valdoisiens auront le choix au final entre de gros FAI (fournisseurs d’accès internet) comme Bouygues, Free, SFR, Orange ou de plus petits, comme par exemple Coriolis, Adista ou Vitis.
VORTEX est un réseau qui sera déployé plus rapidement que dans les zones denses, avec la garantie de traiter la totalité des locaux, et avec une offre de services plus diversifiée et plus attractive du fait de son ouverture à l’ensemble des fournisseurs d’accès internet. Pierre-Édouard Éon Conseiller départemental délégué au Numérique Président du syndicat Val d’Oise Numérique P.-É.É.  : Nous proposons une solution supérieure à celle des opérateurs privés dans les zones denses, particulièrement pour les entreprises et les sites publics. Une offre de fibre dédiée [fibre jusqu’à l’entreprise] n’y est pas toujours proposée. Concrètement, ça leur permettra de bénéficier d’un débit pouvant aller jusqu’à 1 giga pour un coût bien moins onéreux que dans d’autres territoires. Or dans les zones rurales à couvrir, comme le Vexin, on trouve plutôt des petites entreprises qui ont des budgets modestes à consacrer au Très Haut Débit (THD). L’offre de Val d’Oise Fibre, la société délégataire créée par TDF permettra de les accompagner au mieux de leurs besoins. La fibre, c’est donc bon pour l’économie valdoisienne O. H.  : Pour déployer la fibre sur des centaines de kilomètres, nous avons recours à des entreprises valdoisiennes en nombre significatif. Nous abondons un fonds fixé à 6,5 millions d’euros dédié au développement des usages, aux actions d’insertion et de formation. Les clauses d’insertion sur les chantiers prévoient que 40 000 heures de travail seront réservées à des actions d’insertion dont 15 000 heures en formation. Enfin, nous avions convenu que notre Centre technique national Réseaux et Fibre serait installé sur le territoire de la première collectivité à nous confier un RIP. Ce sera donc dans le Val d’Oise. P.-É.É.  : VORTEX, c’est près de 100 millions d’euros d’investissements, dont seulement 15 millions de financements publics. C’est un vecteur d’attractivité pour notre tissu économique. Dans la perspective des formations aux métiers de la fibre, le Département rénove les 1000 m² de l’ancienne Segpa du collège Photographies  : Neway Partners d’Ecouen qu’il mettra à disposition de Val d’Oise Numérique  : 2 millions d’euros pour la rénovation et 1.5 million d’euros pour l’équipement des plateaux techniques. Ce projet sera en partie cofinancé par le fonds de TDF. Nous en confierons la gestion à un organisme de formation professionnelle. Notre département a une démarche originale car il cible les publics en insertion. 90% des parcours de formations débouchent sur un emploi durable dans ce secteur en tension. Quels sont les autres grands projets numériques ? P.-É.É.  : Je citerai les deux principaux  : un réseau sécurisé réservé aux collèges et lycées valdoisiens - on dit un GFU, groupe fermé d’utilisateurs - pour développer l’e-éducation ; un data center public communautaire régional doté d’une plateforme collaborative de services numériques dédié aux systèmes d’information et aux données publiques des collectivités et des administrations. Ce green data center sera localisé sur le site de l’ancienne centrale EDF à Champagne-sur-Oise. O. H.  : TDF est aussi acteur du stockage de données. Nous gérons 4 proxicenters et avons fait le choix de la proximité car beaucoup de structures aiment savoir où se trouvent leurs données. L’accès au THD est très important pour les élèves également. Rien ne vaut l’investissement dans l’éducation. La fibre est aussi un vecteur de services et d’attractivité pour le territoire. TDF va pouvoir accompagner les collectivités dans le déploiement pour apporter le THD pour tous, partout, sur les sites publics, dans les parcs… et ainsi contribuer à faire émerger des services qui restent encore à inventer. Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :