[95] Val d'Oise n°12 jui/aoû 2017
[95] Val d'Oise n°12 jui/aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de jui/aoû 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,8 Mo

  • Dans ce numéro : indispensables bibliothèques !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER L’ART DES JARDINS 26. Les jardins, épreuves d’artistes Les jardins ont beaucoup à voir avec l’art, qu’il s’agisse de leurs aménagements ou de leur représentation. « Par ses couleurs, écrit Claude Danis dans Châteaux et manoirs du Val d’Oise, le parc est au château ce que l’accompagnement musical est à une histoire. La symphonie pastorale s’exprime dans le ton de cette maxime du XVIII e siècle  : l’art des jardins appelle à lui tous les autres arts. » La spectaculaire exposition « Jardins », à voir au Grand Palais, à Paris, jusqu’au 24 juillet le confirme en convoquant de nombreux media « pour évoquer, dans une série de dialogues poétiques, l’immense richesse de l’histoire des jardins »  : VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Le parc du château d’Ambleville dessine un échiquier géant. peintures, sculptures, photographies, dessins, films, objets botaniques et ambiance olfactive. Parmi les artistes contemporains invités au Grand Palais figure Kôichi Kurita dont les Valdoisiens avaient découvert les installations similaires de terres à l’abbaye de Maubuisson. L’exposition propose une promenade de la Renaissance à nos jours qu’il est loisible de faire aussi dans le Val d’Oise. À Royaumont, en résonance avec l’abbaye, un jardin d’inspiration médiévale a été mis en place où les collections de plantes se modifient au gré des thèmes. C’est actuellement celui du « Voyage des plantes entre l’Orient et l’Occident ». Ramenées d’Asie, du Proche-Orient ou d’ailleurs, elles prolongent EN PLUS « J’irai passer un ou deux jours par semaine chez lui [le docteur Gachet] à travailler dans son jardin, dont j’ai déjà peint deux études, une avec des plantes du sud, aloès, cyprès, soucis, l’autre avec des roses blanches, des vignes et une figure, puis un bouquet de renoncules. » « Mais pour la santé précisément, comme vous le dites, il est très nécessaire de travailler au jardin et de voir les fleurs pousser. » Vincent Van Gogh - Lettres du 5 juin, et entre le 10 et le 14 juillet 1890.
dans la botanique les relations transculturelles à l’honneur à la Fondation. Vous apprendrez que l’amarante queue de renard devait sa faveur à la croyance qu’elle rendait invulnérable voire immortel ; vous saurez que la rose et la primevère ont été introduites pour l’ornementation, la lentille pour l’alimentation et la bourrache pour ses qualités aphrodisiaques. En outre, depuis cette année, un atelier légumothèque invite les visiteurs à découvrir en famille la diversité des plantes comestibles du potager-jardin créé en 2014. Pour passer à la Renaissance, il faut prendre la direction d’Ambleville où les jardins du château en illustrent les principes avec miroirs d’eau, cascatelles, statues, végétaux taillés en topiaire… Ces jardins à l’italienne dont les terrasses s’étagent jusqu’à l’Aubette ont été créés par la famille de Villefranche et restaurés par Olivier Coutau-Bégarie. Ils symbolisent à merveille cette complicité recherchée entre les paysagistes et les peintres. L’hémicycle 7 Français à arcades sur du 10 jardin de la lune estiment s’inspire qu’il d’un n’y a pas tableau assez de végétal en ville LES 5 « JARDINS REMARQUABLES » LABELLISÉS jardin remarquable Verger du château de La Roche- Guyon 61% ont un jardin de Mantegna visible au musée du Louvre tandis que le jardin du soleil en appelle au Flamand Paul Bril, avec un échiquier géant dont les cases sont dessinées par près de 9 000 narcisses. Hubert Robert à la Roche-Guyon Au domaine de Villarceaux, le parcours des jardins commence également à la Renaissance autour du manoir de Ninon mais se poursuit au XVIII e siècle Domaine de Villarceaux sous le « château d’en haut » peuplé de statues italiennes. Quelque 70 œuvres, dont certaines jamais exposées, seront visibles du 9 septembre au 26 novembre au château de La Roche-Guyon, dans une exposition consacrée à ce peintre du XVIII e siècle dont plusieurs tableaux sont présentés au Grand Palais. Dessinateur des jardins du roi, son goût des ruines et sa vision des jardins a infl uencé les domaines aristocratiques dont celui de la duchesse d’Enville à La Roche-Guyon. Le résultat, encore en partie visible, est le Jardin anglais, sous le donjon, qui était agrémenté d’une cascade artifi cielle de 22 mètres de hauteur et de grottes tapissées de coquillages. C’est « un témoignage passionnant sur l’art des jardins à la fi n du XVIII e siècle et l’une des rares survivances en France du goût pré-romantique pour le Sublime. » Cette petite 43 sélection% est loin de 30% ont une terrasse ont un balcon rendre compte de la variété des jardins valdoisiens ; plus de 160 sont recensés dans la brochure Parcs et Jardins du Département, justement illustrée cette année par des œuvres picturales. Mais ceux-là ont un point commun  : ils ont reçu le label « Jardin remarquable » attribué par le ministère de la Culture. Jardins d’Ambleville L’abbaye de Royaumont Jardin de campagne à Grisy-les-Plâtres Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.27



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