[95] Val d'Oise n°12 jui/aoû 2017
[95] Val d'Oise n°12 jui/aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de jui/aoû 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Val-d'Oise

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,8 Mo

  • Dans ce numéro : indispensables bibliothèques !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÇA FAIT DÉBAT EN PLUS Un peu plus sur Anne-Sophie Barthez Anne –Sophie Barthez est la présidente de la COMUE (communauté d’université) Paris Seine. La Comue a remplacé en 2015 le Pres Université Paris-Grand Ouest qu’Anne-Sophie Barthez présidait depuis 2012. Elle a soutenu son doctorat de droit privé à l’université Paris 1 Panthéon- Sorbonne en 2000 et est devenue maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise. Elle a été successivement doyenne de la faculté de droit, vice-présidence du conseil d’administration, vice-présidente de l’université de Cergy-Pontoise en charge du développement stratégique. Au moment du bouclage de ce numéro, Anne-Sophie Barthez a été appelée comme conseillère formation au cabinet de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. 18. VAL D’OISE Le magazine du Conseil départemental Où va l’enseignement supérieur valdoisien ? Anne-Sophie Barthez  : La COMUE Paris Seine réunit 15 établissements dont 11 sont à Cergy Pontoise. Elle a porté 3 projets très structurants  : la création d’une université de recherche internationale, la création d’un collège universitaire pour permettre à tous les bacheliers d’intégrer un cycle de licence avec une insertion professionnelle de qualité possible à ce niveau et enfin un projet de campus international à Cergy Pontoise où se trouvent aujourd’hui 27 000 étudiants et 23 laboratoires de recherche. Tout est déjà là mais les atouts de ce territoire n’étaient pas assez valorisés. Virginie Tinland  : Les projets de la COMUE rassemblent non seulement les établissements d’enseignement supérieur mais aussi toutes les collectivités. Le Département a toujours soutenu l’enseignement supérieur. Il a investi 130 millions d’euros en 30 ans mais en s’attachant plutôt au foncier dans un premier temps. 50% des écoles d’enseignement supérieur sont dans des locaux du Département. On les a aidées aussi à construire ou à s’installer. L’EBI est un exemple récent, qui a reconstruit beaucoup sur ses fonds propres La Turbine sera ouverte fin 2018 pour accueillir les start-up. Il faut un lieu pour qu’elles se posent puis se déploient pour en partir au bout de quelques années et voler de leurs propres ailes. Virginie Tinland Conseillère départementale déléguée à l’Enseignement supérieur mais que le Département a aidée dans son déménagement. Quels sont les atouts à valoriser ? A.-S.B.  : Non seulement c’est un des plus importants campus mais c’est l’un des plus resserrés. Notre campus est en cœur de ville. On ne sait pas s’il faut dire ville-campus ou campus-ville mais on a vraiment ces deux objets qui sont intrinsèquement liés. Et en même temps, il est à 500 mètres des atouts naturels du territoire  : l’Ile de loisirs, le port de plaisance, l’Oise…C’est pourquoi les projets Grand Centre de l’agglomération et de Campus international sont connectés. V. T.  : Tout est sur place, il suffit de retourner les écoles vers le parc François Mitterrand, qui est magnifique mais sous-utilisé, ou de repositionner l’école d’art qui est actuellement engoncée dans un bâtiment vétuste. Il faut arriver à lier toutes les écoles par l’aménagement urbain ; par exemple une navette pour aller d’un bâtiment à l’autre. Ça revient à faire vivre le cœur de Cergy par une mobilité facilitée. Des bancs, des endroits où se réunir… ça tient à peu de chose en fait parce que le campus est concentré sur le centre de Cergy. C’est une différence avec le campus Paris Saclay, installé au milieu des champs et dont les éléments sont éloignés les uns des autres.
Que veut-on ? Que des étudiants, des entreprises, des citoyens se croisent, échangent et que le campus devienne un lieu intellectuel et de décloisonnement qu’on ne retrouve pas ailleurs. Anne-Sophie Barthez Présidente de la COMUE Paris Seine En quoi Labboite - le fablab – est-elle représentative d’une nouvelle dynamique ? A.-S.B.  : On l’appelle LABBOITE parce qu’on ne voulait pas réduire ça au fablab. Il y a bien sûr beaucoup de matériel comme les fameuses imprimantes 3D mais ça n’est qu’un prétexte pour que les autres espaces aussi soient occupés et que des personnes, des publics qui ne se rencontrent jamais en aient l’occasion, échangent des savoirs, des compétences, des idées. On a une primo-communauté avec des associations de quartiers, des étudiants, de jeunes entreprises qui a pensé le lieu et qui va y organiser des événements pour que tous ces publics s’y croisent. Ce qui compte c’est le lieu complètement ouvert, dans tous les sens du terme. Cette transparence aussi est importante. Quelle est l’étape suivante ? V. T.  : Le fablab est la première brique du futur campus. La Turbine est le second équipement majeur qui sera ouvert à la fin de l’année 2018 pour accueillir les start-up. On en a beaucoup dans le Val d’Oise et il faut un lieu pour qu’elles soient hébergées puis se déploient pour en partir au bout de quelques années et voler de leurs propres ailes. Il y aura des locaux dédiés à la location pour les entreprises. Ce sera un lieu de rencontres avec les étudiants, les entreprises. Mais ce sera aussi un lieu très ouvert, avec des écoles sur place et des étudiants comme ceux de l’EISTI. La Turbine sera installée dans un bâtiment du Département que nous aménageons à cet effet. C’est le cas aussi pour l’incubateur de start-up spécialisé dans les industries créatives que nous installerons dans l’abbaye de Maubuisson. Un cadre privilégié. Photographies  : Neway Partners Vous avez été retenus dans l’appel à projet national I-Site ; en quoi consiste-t-il ? A.-S.B.  : Nous avons identifié trois pôles d’excellence qui sont le patrimoine et la création, la sécurité et le risque et enfin la finance et le management. Il s’agit de 3 thématiques sur lesquelles nous avions déjà été labellisés. On a mis en avant notre capacité collective à pousser plus loin encore notre excellence pour être internationalement reconnus dans quelques années grâce aux fonds qui seront alloués. Ces fonds nous permettront notamment de financer des chercheurs de haut niveau. C’est 8 millions d’euros par an pendant 4 ans. Dans 4 ans le jury revient nous voir, vérifier qu’on fait bien ce qu’on a dit, et si on passe cette étape-là, c’est définitif. Les relations internationales du Département sont-elles utiles dans ce domaine ? V. T.  : La COMUE peut s’appuyer sur les relations que nous avons depuis longtemps avec la Chine et le Japon et elle participe aux missions conduites dans ces pays. Nous travaillons avec Anne-Sophie Barthez sur l’accueil des étudiants étrangers, aussi bien la façon de les faire venir que de leur vie ici. Nous avons aussi reçu récemment avec elle une université de Warwick. Les fonds européens, c’est plus de la moitié de la recherche britannique. Les universités sont donc très inquiètes du Brexit. Elles se renseignent sur le foncier autant que sur l’accueil des étudiants. Et là, les 10 hectares du Département réservés à l’enseignement supérieur sont un atout supplémentaire. Lire l’interview complète sur valdoise.fr Le magazine du Conseil départemental VAL D’OISE.19



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