[94] Val de Marne n°371 novembre 2019
[94] Val de Marne n°371 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°371 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 14,0 Mo

  • Dans ce numéro : handicap, l'affaire de tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 DOSSIER HANDICAP  : ALLER PLUS LOIN DANS L’ACCUEIL DES DIFFÉRENCES D. CALIN Tout juste séparé de son père qui vient de l’amener ce vendredi en fin d’après-midi à l’internat de l’institut médico-éducatif (IME) Le Val-Mandé, Jean Nelson adopte un léger balancement pour se tranquilliser. « Ta chambre n’a pas changé, le rassure Sandra Bastardo, tout en faisant devant lui l’inventaire de sa valise en nommant un à un chaque vêtement. Plus tard, cette éducatrice spécialisée lui montrera son programme pour le samedi et le dimanche, avec une série de pictogrammes. Une promenade au bois de Vincennes, si le temps le permet, un atelier pâtisserie et des jeux de balle, avec une psychomotricienne, sont notamment prévus. « Mais d’ici là, il faut gérer la séparation qui n’est facile pour personne. Ni pour l’enfant ou le jeune, ni pour ses parents. Après l’installation dans la chambre, chacun va participer en fonction de ses possibilités à la mise en place de la table pour le repas et ensuite, il y aura une activité chants, comptines… L’idée est de les stimuler le plus possible », explique Sandra Bastardo. Baptisé « Plateforme de prestations et de répit Enfance 94 », ce nouveau service de l’institut Le Val-Mandé vise à proposer un accueil séquentiel aux familles qui n’ont aucune solution de prise en charge totale ou partielle. « C’est le cas d’un millier d’enfants dans le Val-de-Marne et nous avons proposé à l’Agence régionale de santé (ARS) de créer des places temporaires dans notre internat lorsque les jeunes accompagnés par notre IME, pensionnaires habituels, rejoignent leur famille le temps du week-end La plupart des jeunes accueillis au Val-Mandé ont de grandes potentialités de progrès s’ils reçoivent un soutien personnalisé. Autisme  : un accueil de répit innovant Depuis cet été, l’institut Le Val-Mandé offre un accueil temporaire le week-end et lors des petites vacances scolaires pour des autistes âgés de 3 à 20 ans qui n’ont pas pu être accueillis en établissement, faute de places. Un soutien aussi pour les parents Mère de Samba, 16 ans, Yorobo Traore a été contrainte de mettre fin à sa vie professionnelle après la fin de prise en charge de son fils autiste en hôpital de jour à Créteil, à l’âge de 12 ans. « En hôpital de jour, il avait pu progresser jusqu’à apprendre à lire et à écrire. Depuis, il ne bénéficie que d’un suivi plus léger dans le privé avec notamment une séance d’orthophonie par semaine. Il a conservé ses acquis sauf dans la capacité à communiquer. Mais les trois séjours d’une semaine qu’il a effectués à l’institut Le Val-Mandé ont eu des répercussions positives immédiatement. Nous, les parents, nous n’avons pas les outils pour les faire progresser. Nous avons besoin des professionnels et d’un accès à la vie collective car dans notre situation, on se retrouve vite isolés, complètement à l’écart. » ou lors des petites vacances scolaires, relate Mathieu Rollet, responsable de cette plateforme. En retour, l’ARS finance le coût du personnel supplémentaire qui fait vivre ce service. » Ce dispositif s’est enrichi d’interventions de professionnels au domicile des familles. « Pour beaucoup d’enfants, la rupture avec la vie collective intervient à la fin de l’école maternelle car ils ne sont pas en mesure d’être scolarisés, constate Mathieu Rollet. Mais la plupart d’entre eux ont néanmoins de grandes potentialités de progrès si on leur offre un soutien personnalisé. Notre objectif, en partenariat avec les parents que nous considérons comme les experts de leur enfant, est de donner à chacun la chance de développer ses possibilités. » Coordonnatrice de la plateforme, Judith Roubertoux, aide les familles à effectuer les démarches pour l’obtention d’une place pérenne en établissement. « Beaucoup de familles se sentent démunies face au système, à la lourdeur des démarches, surtout celles d’origines modestes qui subissent plus que les autres la complexité de l’administration. »
C. DE BROSSES témoignages Pauline Blanc Directrice adjointe à l’institut Le Val-Mandé « Remédier aux ruptures de parcours » De nombreux autistes sont confrontés à des ruptures de prise en charge qui les laissent, eux et leur famille, sans solution. Pour les enfants, cela se produit souvent après l’école maternelle ou lors de la sortie d’un établissement à 12, 14 ou 16 ans. Plus on s’éloigne de la fréquentation régulière d’une structure collective, plus il est difficile d’y revenir. Notre accueil temporaire va au-delà d’un moment de répit donné aux parents. Notre équipe travaille à maintenir le potentiel de ces autistes âgés de 3 à 20 ans, voire à le développer, afin que lorsque des places en établissement se libèrent, ils puissent y avoir accès et s’insérer dans la vie en collectivité. S. LE PUILL Christophe Chanal Père d’un enfant autiste « On viendra le plus souvent possible » Mon fils, Jean Nelson, ne peut pas être scolarisé. Jusqu’à récemment, il était accueilli en journée dans un institut médico-éducatif (IME). Mais à 12 ans, il est désormais trop grand et les autres structures sont au complet et ne proposent aucune place. C’est la troisième fois qu’il vient passer un séjour à la plateforme de prestations et de répit Enfance 94 de l’institut Le Val-Mandé. On viendra le plus souvent possible car rester à domicile n’est pas une bonne option. Ici, il bénéficie d’un encadrement qui le stimule et lui propose des activités. Cela lui permet d’aller mieux et offre une pause à la famille. Brigitte Jeanvoine Vice-présidente du Conseil départemental chargée des Solidarités en faveur de l’autonomie des personnes âgées et personnes handicapées « L’inclusion implique ouverture et générosité » Le Département est totalement engagé dans la volonté de construire une société d’inclusion qui s’adapte à toutes les différences. Bâtir ce nouvel environnement dans nos lieux de vie et dans tous les domaines nécessite toutefois l’engagement de l’ensemble de la société. Le Département, pour sa part, ne cesse de jouer son rôle d’aiguillon pour mobiliser ses partenaires. Ainsi, face au manque criant de places en établissement pour les jeunes autistes, domaine qui relève de la responsabilité de l’Agence régionale de santé (ARS), l’institut Le Val-Mandé, dont je préside le conseil d’administration, a mis en place un service innovant utile aux familles dépourvues de solutions. Mais contrairement à ce qu’affirme l’État, pour se hisser à la hauteur des besoins, il faut impérativement financer la création de nouveaux établissements et non se contenter de mieux utiliser les structures existantes. C’est pourquoi nous avons, à l’unanimité des conseillers départementaux, sollicité à nouveau l’État pour qu’il s’engage à nos côtés afin de créer 380 nouvelles places en établissement dont 285 ouvertes aux personnes autistes. La société inclusive, c’est certes un changement d’attitude face aux différences mais c’est aussi une question d’engagement financier pour donner à chacun les moyens de mener son projet de vie. J. PAISLEY Nathalie Binet Présidente du club de basket-ball sport adapté de Choisy-le-Roi « Le sport permet de progresser » DOSSIER 31 Pour nos adhérents, pratiquer le basket-ball va bien au-delà de l’entretien de sa condition physique ou simplement se sentir bien après une séance d’entraînement. C’est aussi un outil de progression pour la vie quotidienne. Faire du sport aide à gérer ses émotions, ses frustrations. Cela permet aussi d’améliorer des habiletés manuelles. Nous avons à cœur aussi de développer l’esprit de compétition et participer à des tournois. D’ailleurs, trois joueurs du club font partie de l’équipe de France et participent actuellement aux Mondiaux du sport adapté, en Australie. LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT N°371 NOVEMBRE 2019 A. BACHELLIER



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