[94] Val de Marne n°371 novembre 2019
[94] Val de Marne n°371 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°371 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 14,0 Mo

  • Dans ce numéro : handicap, l'affaire de tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 RENCONTRES E. LEGRAND CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE Tant à partager Adissa Carlier Co-responsable de la communauté Emmaüs, Le Plessis-Trévise Adissa Carlier se souvient du 25 août 2019 comme si c’était hier. Ce soirlà, la co-responsable de la communauté Emmaüs au Plessis-Trévise a vu un entrepôt de stockage de 150 m² partir en fumée sous ses yeux. L’endommagement de la villa Sans-Gêne proche du brasier a nécessité l’évacuation de ses résidents. « Le Conseil départemental nous a accordé une aide d’urgence de 5 000 euros, suivie d’une subvention de 50 000 euros », rappelle-t-elle. La communauté de travailleurs solidaires se remet doucement de ce drame qui a chamboulé l’organisation de son quotidien, mais sans compromettre la réouverture du centre au public. Pas question de se laisser aller  : « Le pessimisme ne mène nulle part », assure cette optimiste de nature. Arrivée dans l’association il y a Adissa Carlier place l’entraide, la solidarité et la résilience au-dessus de tout. Co-responsable de la communauté Emmaüs du Plessis-Trévise, elle aime l’action des compagnons en qui elle voit de grands défenseurs de la planète. moins de deux ans, Adissa y déploie sa fibre sociale et son goût pour les autres, nourrie par une solide expérience dans la sphère humanitaire et des solidarités. En Côte d’Ivoire, elle s’est occupée de la réinsertion d’enfants-soldats avec l’association Save the Children. En France, elle a accompagné des personnes très éloignées de l’emploi. « J’ai intégré Emmaüs par envie d’exercer une véritable autonomie dans la prise de décisions, au plus près du terrain », assure cette universitaire formée dans l’action humanitaire et les relations internationales appliquées à la gestion des conflits. « Non seulement nos activités contribuent à redonner leur dignité aux gens et démontrent leur grande capacité de résilience, mais elles sont aussi un exemple pour sauver notre planète. » Recyclage, récupération, réemploi, dons… Emmaüs n’est-il pas le précurseur d’une économie anti-gaspillage ? Dans un ouvrage à paraître, Adissa relate son expérience avec la communauté. « C’est une véritable entreprise à gérer, bien que son objet ne soit pas lucratif. Moi qui suis issue d’une famille où tout le monde est entrepreneur, j’en mesure tous les jours la difficulté. En même temps, c’est passionnant car on agit pour les autres et les résultats sont concrets. » Alors, pas de quoi la freiner dans un projet qui mûrit doucement dans sa tête, ouvrir un jour sa propre structure d’insertion. FRÉDÉRIC LOMBARD PLUS D’INFOS  : communauté Emmaüs (41, avenue Lefèvre au Plessis-Trévise). 06 63 53 75 03. standardleplessis@live.fr
Stéphane Lagorce Ingénieur en sciences de l’aliment, éditeur, Vitry-sur-Seine In vino veritas Stéphane Lagorce a préféré prendre les devants et lever les doutes que la publication de son Grand précis des vins au naturel pouvait susciter. « Encore un livre sur le vin ! Et pour quoi faire ? Il en existe tellement déjà », écrit-il dès les premières pages, avant d’argumenter  : « La littérature est si frileuse avec les vins biologiques et sans sulfites » qu’il fallait bien publier un tel document où « je passe tout en revue ». Ce Grand précis se distingue en effet de la littérature habituelle sur le vin. L’ouvrage explique dans le menu le processus de conception d’un vin, de la nature des sols à l’entretien de la vigne, de la vinification à la dégustation. Pour venir à bout d’un univers aussi touffu, Stéphane Lagorce lui a consacré 248 pages et beaucoup de son temps. Mais l’homme ne rechigne pas au travail et n’hésite jamais à relever les défis les plus improbables. Le gamin de Marmande, où il est né en 1962, a grandi à Saint-Maur. Il devient apprenti cuisinier à 16 ans, chef de cuisine à 19. À 21, il part aux États-Unis où il reste deux ans avant de s’envoler vers la Chine pour y créer, à la demande de Pierre Cardin, le premier restaurant Maxim’s de Pékin. Il passe cinq ans là-bas, au début des années 1980, « un moment formidable alors que la Chine s’ouvrait au monde ». Il raconte cette expérience dans un livre, Cuisine, marxisme et autres fantaisies. Retour en France en 1987 et installation à Vitry-sur-Seine. Stéphane Lagorce est l’un des premiers chefs à travailler dans l’industrie agroalimentaire, puis reprend ses études et obtient un diplôme d’ingénieur des sciences et techniques agroalimentaires qui lui permet d’enseigner dans la prestigieuse école AgroParisTech. Ce parcours singulier a fait naître chez lui l’envie de « transmettre du savoir et de la connaissance. » Et comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, il crée sa maison d’édition, Homo Habilis, avec l’espoir de lancer « une série d’ouvrages destinés aux initiés et aux profanes pour explorer la cuisine, le vin, l’alimentation ». DIDIER BERNEAU PLUS D’INFOS  : homo-habilis.eu A. DESCHAMPS DR Jean-Thomas Schneider RENCONTRES CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE Meilleur ouvrier de France pâtissier-glacier, Vincennes Artisan du beau et du bon Installé à Vincennes depuis plus de douze ans, Jean- Thomas Schneider est l’un des quatre lauréats val-demarnais du concours national de Meilleur ouvrier de France (MOF). Sur le plan national, ils ne sont que trois à avoir décroché ce titre dans sa catégorie de la glacerie. « Je suis né et j’ai grandi à Strasbourg. Ma passion pour la pâtisserie vient de la gourmandise. Mais, j’ai aussi été séduit par l’idée de faire du bon et du beau, en travaillant toute la technicité et la créativité que l’on peut mettre dans une pâtisserie », confie le pâtissier. À 16 ans, Jean-Thomas Schneider obtient un CAP pâtissier, puis un CAP confiseur-chocolatier. Durant des années, il va peaufiner son art en travaillant dans différentes boutiques, un restaurant triplement étoilé et un palace parisien. « Ensuite, je me suis installé à Vincennes. J’y ai créé ma société de formation et de conseil. J’interviens dans des restaurants, pâtisseries, boulangeries… Mes missions sont diverses et vont de la formation du personnel, à la création d’une carte ou d’un concept », explique-t-il. Lauréat 2019 MOF, ce pâtissier d’exception n’en est pas à son coup d’essai. Déjà champion du monde de pâtisserie 2017 avec l’équipe France, il a doublé la mise, en 2018, avec le titre mondial de glacerie. « Chaque titre est lié à un souvenir particulier. En 2017, c’est devant ma famille et mes amis que j’ai décroché le titre à Lyon. En 2018, je suis devenu le seul pâtissier à être double champion du monde. En 2019, le concours était très dur. J’étais seul et il y avait beaucoup plus de travail à fournir. Mais j’ai pu présenter ma personnalité à travers mes créations », indique Jean-Thomas. Aujourd’hui, ce pâtissier au col tricolore souhaite ouvrir un lieu grand public, avec un concept novateur. ALI AÏT-SALAH POUR EN SAVOIR PLUS  : meilleursouvriersdefrance.org et jean-thomas.com LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT N°371 NOVEMBRE 2019 25



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