[94] Val de Marne n°371 novembre 2019
[94] Val de Marne n°371 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°371 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 14,0 Mo

  • Dans ce numéro : handicap, l'affaire de tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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GRAND PARIS EXPRESS Au cœur des tunneliers Plongée à trente mètres sous terre dans l’un des plus importants puits de la ligne 15 Sud du futur métro Grand Paris Express. C'est là qu’évoluent deux tunneliers  : « Aby », qui a démarré son périple vers Villejuif en juillet et « Marina », qui doit s’élancer à la fin de l’année vers Créteil. À la mi-octobre, sur le chantier du puits Arrighi, se prépare une étape décisive. À trente mètres sous terre, le tunnelier Aby, baptisé du prénom de la basketteuse vitriote Aby Gaye, est en action depuis juin. Début octobre, il avait déjà parcouru plus de 500m, à une vitesse de 12 à 16 m par jour, entre les bords de Seine et Les Ardoines. Maintenant, Aby doit passer sous le réseau ferré - voies du RER C et du techni-centre -, sur un linéaire de 110m, puis traverser la future gare des Ardoines de la ligne 15 Sud sur 100m. « L’opération est délicate car nous devons avancer à une vitesse constante pour éviter les vibrations », explique Benjamin Kitzis, directeur de production pour le groupement Horizon * en charge du tronçon entre Villejuif-Louis-Aragon et Créteil-L’Échat. Un tunnel annexe, plus petit doit également être réalisé pour relier le site de maintenance des infrastructures de Vitry (SMI). Il sera creusé à partir du tunnel principal, à l’ouvrage Bel-Air, entre Les Ardoines et Vitry-Centre. Aby doit rejoindre Villejuif-Louis-Aragon en réalisant 4,3 km de tunnel. Sa « sœur jumelle » Marina, du nom de l’épidémiologiste Marina Kvaskoff, partira, quant à elle, en décembre, dans l’autre sens, vers Créteil-L’Échat, pour un périple de 2,8 km. Les deux tunneliers sont nés en Allemagne et ont été complètement remontés dans le berceau du puits Arrighi, l’un des seuls à les accueillir. Une sorte de train-usine Parti en juillet, le tunnelier Aby a parcouru plus de 500 m à une vitesse de 12 à 16 m par jour. Long de plus de 110m, pour un diamètre de 10 met un poids de 1 600 tonnes, Aby est une sorte de train-usine qui doit à la fois creuser, à l’aide de sa roue de coupe dentelée, évacuer les déblais et construire les parois du tunnel. Ces dernières sont composées de grandes pièces de béton armé de plusieurs tonnes assemblées les unes aux autres, appelées voussoirs. Certaines, de formes différentes et nommées « clefs de voute », permettent d’indiquer la direction à prendre en fonction
Le tunnelier Marina est en cours de montage. Il commencera son périple en décembre, vers Créteil-L’Échat. Démontage de « la cloche », ouvrage de poussée qui servira au lancement de Marina. 800 personnes travaillent sur le chantier du puits Arrighi, en particulier au traitement des 3 000 tonnes de déblais quotidiens. de leur positionnement. « Pour démarrer, le tunnelier est glissé dans un tube d’acier - la cloche -, puis il avance de façon séquentielle par poussées de 1,8 m à l’aide de vérins hydrauliques » précise le directeur de production. Pour son fonctionnement, quatre équipes de 25 personnes se relaient, six jours sur sept. Chacune est composée du pilote, d’un chef de poste, de mécaniciens-hydrauliciens, d’électriciens, d’opérateurs, de géomètres pour l’ensemble des tâches dites « suiveuses ». Il s’agit d’apporter tous les éléments nécessaires au creusement, au guidage du tunnelier, à la pose des voussoirs mais aussi à l’évacuation des déblais excavés. « La particularité de notre tronçon, c’est que l’acheminement des boues vers l’extérieur se fait à travers un réseau de tuyaux », souligne Benjamin Kitzis. En surface, le vaste chantier de la friche Arrighi s’étend sur quatre hectares. Quelque 800 personnes y travaillent, en particulier au traitement des 3 000 tonnes de déblais quotidiens. Remontés sous forme de boue, ils transitent par une usine qui les assèche, avant de les acheminer et les charger dans des péniches pour leur valorisation. « Nous avons choisi ce site pour réaliser une évacuation de ces déblais par voie fluviale et réduire d’autant le nombre de camion de chantier sur les routes », explique Brice Couturier, chef de secteur de la Société du Grand Paris (SGP), maître d’ouvrage du métro. « À l’issue de la mission des tunneliers et la mise en service de la ligne en 2025, le puits de départ Arrighi servira de ventilation du réseau souterrain, d’accès pour les secours mais aussi de base technique pour les équipements nécessaires au fonctionnement du futur métro », conclut le responsable de la SGP. ALI AÏT-SALAH/PHOTOS  : MICHAEL LUMBROSO * Groupement d’entreprises composé de Bouygues TP, Soletanche Bachy France, Soletanche Bachy Tunnels, BESSAC, SADE. REPORTAGE 23 CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE Après avoir été traités, les déblais sont acheminés vers des péniches amarrées en bord de Seine. LES « TUNNELIÈRES » DU VAL-DE-MARNE Si le Val-de-Marne est le premier et plus gros chantier du Grand Paris Express, c’est en raison de la forte mobilisation des Val-de- Marnais, depuis 2006, avec l’association « Orbival, un métro pour la banlieue », présidée par Christian Favier. Aujourd’hui, pas moins de neuf tunneliers aux prénoms féminins sont en service. Pour la ligne 15 Sud, « Steffie-Orbival » a terminé son tunnel de 2,2 km en juin dernier. « Malala » s’est élancée en septembre 2018 pour rejoindre Bry- Villiers-Champigny, avant « Amandine » partie d’Arcueil-Cachan en avril vers l’institut Gustave-Roussy (3,4 km). En juillet, « Aby » a démarré, suivi de « Marina », en décembre. Enfin, « Camille » est partie de Créteil-L’Échat, en octobre, pour rejoindre Champigny (4,2 km). Trois autres tunneliers creusent la ligne 14 Sud entre Olympiades et Aéroportd’Orly  : « Claire » réalise un tunnel de Pont-de-Rungis à L’Haÿ-les-Roses (4,2 km), « Koumba » du puits Jean-Prouvé à Morangis à Pont-de-Rungis (4,1 km), et « Allison » de L’Haÿ-les-Roses à Paris (4,8 km). LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT N°371 NOVEMBRE 2019



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