[94] Val de Marne n°335 juin 2016
[94] Val de Marne n°335 juin 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°335 de juin 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 14,7 Mo

  • Dans ce numéro : la passion du sport...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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M. GÉNON 24 RENCONTRES CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE De la graine au pain François Lyon et Cédric Verillon Association Courage Le Groupe, Vitry-sur-Seine François Lyon et Cédric Verillon ont en commun une expérience de dix et douze ans comme travailleurs sociaux dans l’insertion professionnelle d’allocataires du RSA et de travailleurs handicapés. En décembre dernier, ils créent l’association Courage Le Groupe pour promouvoir des valeurs d’entraide et du vivre ensemble, tout en poursuivant des actions d’accompagnement vers l’emploi. « En tant que travailleurs sociaux, nous avions animé des ateliers jardinage au parc des Hautes-Bruyères, selon les principes de la permaculture, explique François Lyon. Cela consiste à cultiver la terre en s’inspirant de la nature, dans le respect de l’humain et du partage équitable. Nous avions aussi créé un four à pain avec des allocataires du RSA, à la Ferme du Saut-du-Loup, à Chevilly-Larue. » Lauréats 2015 de l’appel à projet du Département sur l’économie sociale et solidaire, François Lyon et Cédric Verillon de l’association Courage Le Groupe conjuguent lien social, insertion et sensibilisation à l’environnement autour d’un four à pain. « En créant Courage le Groupe, nous souhaitions réunir les dimensions, sociales, économiques et environnementales, pour donner tout son sens au développement durable », ajoute Cédric Verillon. Soutenus par le Département, ils acquièrent, en mars, le four à bois pour animer des ateliers à destination des collectivités, des scolaires et des familles. L’idée est de montrer les étapes de fabrication de la farine et du pain 100% bio, en partant de la graine. Six classes de CP et de CE 2 des écoles de Vitry ont participé à ces ateliers en avril. « Le pain est un aliment universel qui parle à tout le monde, quelle que soit sa culture, insiste Cédric. C’est un formidable vecteur de partage et de lien ». À terme, François et Cédric entendent cultiver leur blé et utiliser un moulin - à vent de préférence - pour produire leur farine. Au parc des Lilas, à proximité du quartier du Moulin-Vert, « ces ateliers seront aussi l’occasion d’échanges riches avec les habitants », souligne François. Monté sur une petite remorque, le four peut aussi se déplacer sur d’autres sites. Ainsi, les 21 et 22 mai, les premières miches et pizzas bio ont été proposées au village éco-responsable du festival de musique « Sur les Pointes ». Le 2 juillet, le four ambulant fera halte aux Jardins-des- Bordes, à la Queue-en-Brie, à l’occasion de la Foire éco-bio. L’association Courage Le Groupe a aussi le projet d’animer un atelier jardinage, au quartier du Jardin-Parisien, à L’Haÿ-les-Roses. Là aussi, le jardin sera partagé. ALI AÏT-SALAH POUR EN SAVOIR PLUS  : couragelegroupe.com
Walid Ben Mabrouk Comédien, Villejuif Franchir les barrières « un élève perturbateur, mais J’étais gentil. J’aimais faire le clown. » Walid Ben Mabrouk, 26 ans, débute sa carrière de comédien après un décrochage scolaire. Il a 16 ans lorsqu’il campe le rôle principal de la comédie musicale C-abuzé, mise en scène par Tom Ross. Il se souvient encore du succès rencontré au théâtre Romain-Roland de Villejuif, sa ville. De nombreux spectateurs lui ont conseillé de continuer. Il les a écoutés et s’est inscrit à l’école Acting International de Paris. Une entrée dans un autre univers pour ce jeune Val-de-Marnais. Très vite, il obtient son premier rôle dans le court métrage de Marie Monge, Marseille la nuit, nommé aux César 2014. Puis, dans un long métrage sous la direction de Richard Berry avec Tout, tout de suite, sorti au mois de mai. Ce film revient sur l’affaire Ilan Halimi. En 2006, ce jeune homme est séquestré, torturé et brûlé par Youssouf Fofana et le « gang des barbares », parce qu’il est juif et donc, supposé par ses kidnappeurs avoir de l’argent. Au début du tournage, Walid, impressionné par l’importance de ce premier film et de son réalisateur, n’a réussi qu’à bégayer son texte. « J’étais paniqué », se souvient-il. Les autres acteurs ont su alors le rassurer. Lucide sur le monde du 7 e art, Walid travaille, en parallèle, en tant que jardinier pour la mairie de Villejuif. « Si, demain, le cinéma ne marche pas, je peux quand même fonder une famille, faire des projets. » Mais il n’abandonne pas le métier d’acteur pour autant. Il enchaîne les films aux sujets forts et variés. Comme Première Lueur, de Waheed Khan. Il y incarne un jeune homme devenu paraplégique à la suite d’un accident. Un moyen métrage inspiré de l’histoire d’amour d’un couple d’Ivry, amis de Walid. Un autre rôle attend l’acteur avec Malik, de Jonathan Alric. Dans ce court métrage, il interprète un jeune homme qui fuit sa cité pour vivre son homosexualité. Des rôles difficiles à composer, mais, comme aime à le dire Walid, « quand on est acteur, on peut tout jouer, on n’a pas besoin de se mettre de barrières ». AURÉLIA PAYELLE « Enfant, j'aimais faire le clown. » A. PAYELLE A. BONNEMAISON Edlira Kokonozi Association Sur la Piste, Arcueil Accompagner là-bas « Sur la Piste part des besoins des populations pour concevoir un produit qui leur correspond réellement. » Edlira Kokonozi, 27 ans, s’est immédiatement sentie proche de cette philosophie d’intervention que l’association applique à ses projets de solidarité internationale. Elle a intégré Sur la Piste en 2012 en tant que salariée pour y développer un projet d’implantation de cuiseurs solaires dans les zones rurales du Nord du Burkina Faso. Aujourd’hui, c’est en tant que bénévole qu’elle continue de développer ce projet en partenariat avec des organisations non gouvernementales (ONG) burkinabés (ASIENA et Planète verte) et française (Codegaz). En parallèle, Edlira travaille à l’UNESCO pour la délégation de l’Albanie. Les cuiseurs solaires, alternative à la surexploitation du bois, préservent les besoins énergétiques des villageois et leurs habitudes de cuisson. Leur intégration dans les foyers s’est faite progressivement. « Les cuiseurs ont été améliorés en fonction des remarques faites par les femmes des villages », explique la chargée de projet. Cent trenteneuf familles sont ainsi équipées et suivies par des animateurs locaux. L’entreprise World Espoir Énergie a été créée en 2015 et fabrique sur place les premiers cuiseurs. Sa façon d’agir auprès des populations locales s’est certainement forgée dès son enfance. « Après la chute du communisme en Albanie, j’ai vécu avec mes yeux d’enfant l’arrivée des Occidentaux venus nous aider pour la reconstruction de mon pays, se souvient Edlira. Plus tard, ça m’a fait réfléchir sur la façon d’intervenir dans un pays. Et à la nécessité de s’intéresser en amont à la sociologie, l’ethnographie, voire à l’anthropologie des populations que l’on veut accompagner. » SABRINA COSTANZO POUR EN SAVOIR PLUS  : surlapiste.org RENCONTRES CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT N°335 JUIN 2016 25



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