[94] Val de Marne n°328 novembre 2015
[94] Val de Marne n°328 novembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°328 de novembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 16,4 Mo

  • Dans ce numéro : le département se mobilise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
D. MERLE 24 RENCONTRES CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE Elle court, elle court l’égalité Aurélie Launay Tremplin 94 - SOS Femmes, Créteil Àl’origine, la Mirabal ne devait avoir lieu qu’une fois. En 2010, la lutte contre les violences faites aux femmes avait été déclarée Grande cause nationale. L’association Tremplin 94 - SOS Femmes avait alors imaginé d’organiser une manifestation sportive pour sensibiliser le grand public à un phénomène qui touche malheureusement encore une femme sur dix. « Près de 700 personnes y ont participé, se rappelle Aurélie Launay, chargée de projet à l’association. Nous avons donc décidé de renouveler l’expérience. » La 6 e édition de la Mirabal – du nom de trois sœurs assassinées en 1960, en République dominicaine, pour leur opposition à la dictature en place – va donc se La traditionnelle Mirabal privilégie le sport pour mobiliser le public contre les violences faites aux femmes. tenir le 29 novembre, au parc du Tremblay, à Champigny. Des courses de 5 et 10 km, une épreuve pour les enfants de 6 à 10 ans, une marche d’engagement, un « village » associatif et institutionnel où se retrouvent les multiples partenaires de l’opération, dont le Conseil départemental  : chaque année, la Mirabal attire près de 1 500 personnes, hommes et femmes mêlés, unis pour dénoncer les violences contre les femmes et promouvoir l’égalité entre toutes et tous. Aurélie Launay pilote la Mirabal depuis sa création. Un diplôme de conseillère en économie sociale et familiale en poche, après une année d’enseignement, elle a intégré l’association il y a douze ans. « Je voulais travailler sur le terrain, accompagner et aider les femmes victimes de violences conjugales », présente-t-elle. Elle est passée par tous les secteurs de l’association, de l’accueil au soutien à l’hébergement, avant d’intégrer le pôle ressources chargé de l’information, du lien avec les partenaires et le public. « La lutte contre les violences faites aux femmes et les discriminations sexistes, c’est toute l’année, insiste-t-elle, mais, avec le 8 mars, la Mirabal est une date importante pour notre combat. Ce jour-là, je cours dans tous les sens. » L’organisation d’une telle manifestation est aussi une épreuve sportive. DIDIER BERNEAU POUR EN SAVOIR PLUS  : la Mirabal, le 29 novembre au parc du Tremblay, à Champigny. 01 48 53 77 38 et lamirabal-tremplin94.org.
Marie-France Astégiani-Merrain Présidente de l’ADEN 94, Joinville Passeuse de mémoire Pour Marie-France, descendante d’esclave, la mémoire se transmet. Elle vient de publier un livre, La Passeuse de mémoire, histoire de sa vie et de sa quête d’identité. Née à Évreux, en décembre 1945, comme le jour se lève  : entre le noir et le blanc, elle se souvient que sa couleur mettait sa mère en difficulté. « Elle voyait mon père blanc et ne pensait pas que je sortirais aussi noire. » « Le seul qui en était fier était mon grand-père » poursuit-elle. Son aïeul, Martiniquais, était parti de cette île pour « défendre la mère patrie » à Verdun. « Quand il voyait mes cheveux défrisés, il pleurait. Il me demandait si j’avais honte. Avec lui, je parlais de tout, même des Africains ! Sa mort fut pour moi un tsunami. J’ai eu l’impression d’être la seule à pouvoir porter cet héritage. » Sa quête identitaire se met alors en marche. Marie-France se lance dans la lutte pour l’égalité en rejoignant, en 1973, l’Union des femmes françaises. La lecture d’Angela Davis (1) fut une révélation. « J’assumais d’être une femme noire ! Je portais mes cheveux à l’afro et je m’habillais aux couleurs de l’Afrique... Mes parents étaient désespérés. » En 1998, la grande marche pour le 150 e anniversaire de l’abolition de l’esclavage fut un déclic. Marie- France réalise  : « Je me disais  : « T’es une descendante d’esclave ! » et cela m’a terrifiée ! » Elle se rendra aux Antilles, sur les traces de ses aïeux où sa famille vit toujours sur les plantations, lieu de leur exploitation. Elle s’engage pour la reconnaissance de cette histoire et crée la première association des employés antillais du Département où elle travaillait. En 2008, elle organise la première commémoration de l’abolition de l’esclavage avec le Conseil départemental. Puis elle participe aux côtés de Christiane Taubira à l’écriture de la loi sur la reconnaissance de l’esclavage. Dirigeante de l’ADEN (2), elle est fière de ce combat qui a porté ses fruits jusque dans sa famille. « Mon père a commencé à prendre quelques coutumes antillaises, comme le petit rhum du matin, le week-end. Avant sa mort, il m’a remercié. Là, j’ai su que j’avais eu raison. » NADIA SWEENY (1) Militante du mouvement des droits civiques aux États-Unis, membre des Black Panthers. (2) Association des descendants d'esclaves noirs et leurs amis, www.aden94.com. M. GÉNON D. CALIN Jacqueline Méliot RENCONTRES CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE Participante au débat citoyen planétaire sur le climat, Thiais « Prendre ses responsabilités » Un jour, Jacqueline Méliot reçoit un mail lui proposant de répondre à des questions sur le climat. « Pour une fois qu’on nous contacte pour autre chose que pour des questions sur la consommation, je me suis dit qu’il fallait le faire ! » Elle laisse ses coordonnées et c’est ainsi que l’aventure démarre  : la voilà sélectionnée pour participer au débat citoyen planétaire autour de la question climatique. Impressionnée, Jacqueline Méliot se rend au ministère de l’Écologie, le 6 juin, avec une centaine de personnes réparties en petits groupes de travail. « On nous a projeté un film et expliqué les termes utilisés afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, raconte-t-elle. Ensuite, nous avons répondu ensemble à un questionnaire et débattu sur différentes thématiques. C’était génial ! Et dire que quelque 10 000 personnes de 80 pays faisaient la même chose en même temps que nous… On a eu une sensation de communion avec le monde autour d’une question qui nous concerne tous. » Jacqueline est alors enthousiaste  : « Pour moi, la COP 21 était quelque chose de politique, ça nous échappait. En fait non, c’est sociétal et participatif. » Depuis, elle a changé son mode de vie. Chaque jour, elle pense à la planète dans ses gestes quotidiens. « À part trier les déchets, je ne voyais pas ce qu’on pouvait faire d’autre. En fait, il y a plein de choses à faire. Il ne faut pas sousestimer sa capacité à agir. » Remontée à bloc, Jacqueline s’engage aujourd’hui pour l’avenir du monde et compte bien diffuser le virus auprès de ses pairs. Pendant la COP 21, elle sera présente sur le stand du Département dans les espaces Générations climat du Bourget. « Nous sommes la première génération à subir les effets du changement climatique. Il est temps de prendre ses responsabilités  : aucun alibi n’est valable pour ne pas agir. » NADIA SWEENY LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT N°328 NOVEMBRE 2015 25



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 1[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 2-3[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 4-5[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 6-7[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 8-9[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 10-11[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 12-13[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 14-15[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 16-17[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 18-19[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 20-21[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 22-23[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 24-25[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 26-27[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 28-29[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 30-31[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 32-33[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 34-35[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 36-37[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 38-39[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 40-41[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 42-43[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 44-45[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 46-47[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 48-49[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 50-51[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 52-53[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 54-55[94] Val de Marne numéro 328 novembre 2015 Page 56