[94] Val de Marne n°321 mars 2015
[94] Val de Marne n°321 mars 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°321 de mars 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : budget 2015 du département.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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D. CALIN 24 RENCONTRES CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE « Food truck » à cheval Éric Ranchy et Nathalie Boulesteix Restaurateurs itinérants, Villejuif Tourterelle est aujourd’hui au repos dans son box. Vendredi, la jument conduira le « food truck » de Nathalie et Éric devant l’institut Gustave-Roussy pour qu’ils puissent y proposer leurs repas à emporter. Depuis mi-novembre, sandwichs, entrées, soupes, plats mijotés et desserts sont en effet à la carte du camionroulotte tous les lundis, mercredis et vendredis. L’enseigne, baptisée « Au pas lent des chevaux », fait écho à la passion de Nathalie. « On a d’abord pensé à une roulotte tractée par un cheval où les convives pourraient s’asseoir pour manger », résume Nathalie. Le duo se forme alors aux haras nationaux mais prend conscience que le projet est impossible. « Alors, on s’est lancé dans la réhabilitation d’une calèche, d’une charrette et d’un corbillard hippomobile pour Éric et Nathalie ont mis au point un « food truck » tracté par un cheval. Et proposent, pour se restaurer sur le pouce, des mets qui valent le coup… de fourchette. proposer des promenades, de la vente de glaces et un service funéraire », indique Éric. Mais sans perdre de vue l’idée de la vente de repas réalisée en compagnie des chevaux. Elle se réalisera sous la forme d’un food truck où acheter de quoi se restaurer sur le pouce. Un an et demi de travail a été nécessaire pour trouver une bétaillère, aménager la « carrosserie » et l’intérieur et régler l’attelage. Tourterelle et Thalia, qui tractent le food truck à tour de rôle, ont leur box dans le jardin de 1000 m² situé à l’arrière de la maison du couple. Les deux comtoises au crin blond et à la robe alezan brûlé bénéficient aussi d’un terrain de pâture loué auprès d’un syndicat intercommunal. « Avoir les chevaux en ville permet de pratiquer des tarifs relativement bas. Car plus on s’éloigne dans la campagne, plus on doit répercuter le coût du transport sur les prix de vente », explique Éric. Un carré de nature en cœur de ville qui permet à Nathalie et Éric d’élever poules et chèvres, dont les œufs et le lait sont à la source de mets de qualité : omelette, cheese-cake, polenta, etc. Ce qui n’est pas produit sur place est acheté auprès de fournisseurs locaux. C’est le cas notamment pour les glaces destinées à la vente ambulante au printemps et en été, et à la vente à domicile en période scolaire. Car le jardin est situé face à l’école George- Sand. « Les gens sont rassurés de savoir ce qu’ils mangent, constate Nathalie. Ils ont besoin d’authenticité. C’est d’autant plus vrai quand ils sont en présence d’un cheval. » SABRINA COSTANZO
Clémentine Gillet Directrice de Solidarités nouvelles pour le logement, Saint-Maur La solidarité tout terrain Venue de Rennes où elle occupait le poste de directrice régionale du Grand Ouest des Scouts et Guides de France, Clémentine Gillet est la nouvelle directrice de SNL Valde-Marne, association qui permet à des personnes seules et des familles de retrouver un toit. « C’est un grand changement pour moi de passer de l’éducation populaire à l’action solidaire pour l’habitat mais j’ai été emballée par ce que réalise SNL. À tel point que je n’ai pas hésité à quitter une région à laquelle j’étais très attachée. » Pour cette jeune trentenaire, le travail en milieu associatif s’est imposé comme une évidence après un bref passage dans le domaine de la gestion de patrimoine pour investisseurs. « Le monde associatif s’est beaucoup professionnalisé et comme tout le monde, avant d’être recruté à ce poste de directrice de SNL, j’ai répondu à une annonce en ligne et passé plusieurs entretiens. Mais les associations ont en commun de considérer l’argent comme un moyen et non un objectif en soi. » « Une association voit l’argent comme un moyen et non un objectif en soi. » Forte d’un patrimoine de 49 logements dans le Val-de-Marne, SNL en comptera 54 d’ici la fin 2015. Clémentine Gillet s’est assignée comme objectif de disposer de dix logements supplémentaires chaque année. Elle pourra s’appuyer sur les 148 bénévoles et les six salariés à temps complet ou partiel de l’association. « Notre principal outil pour agrandir notre patrimoine de logements est le bail à réhabilitation. Notre public est constitué de personnes qui ne rentrent plus dans les dispositifs classiques d’accès au logement et nécessitent un accompagnement. Récemment, nous avons pu installer dans un appartement une personne qui vivait depuis des années dans le bois de Vincennes. » Le bail-réhabilitation est aussi une opportunité pour les propriétaires qui ne disposent pas des ressources financières pour rénover leurs biens dégradés. « Sous la direction de notre architecte, des travaux de remise à neuf sont réalisés et, en échange, le propriétaire nous confie son bien et le récupère au bout de quinze ans, évidemment en bon état. » STÉPHANE LE PUILL A. BACHELLIER A. GAUTHIER Aline Maréchaux et Pascal Colné Architectes, Charenton-le-Pont La maison qui déménage Elle, a longtemps travaillé comme assistante de maîtrise d’œuvre et dans des bureaux d’études. Lui, a démarré par l’horticulture et la protection de l’environnement, avant l’école Boule puis un détour par l’école des hautes études en sciences sociales et du bénévolat chez Emmaüs. Aline Maréchaux et Pascal Colné sont architectes. Leurs expériences professionnelles dans l’éco-construction les ont conduits à partager, depuis 2012, un concept de maison en bois modulable, construite en deux semaines et démontable. En mars 2014, ils créent à Charenton, avec deux compagnons charpentiers, la SCOP Univers et Conseil pour concevoir et commercialiser leur produit. « Nous avions le souci de partir des usages et des besoins humains pour rendre l’habitat accessible à tous », explique Pascal. Dans le contexte d’urbanisation et de rareté du foncier, « la maison démontable peut offrir une solution alternative et temporaire », indique Aline. Expérimentée avec l’association Habitat et Humanisme, la maison permet le relogement de personnes fragiles socialement sur des espaces disponibles, qui font par exemple l’objet de projets d’aménagement. « Elle peut être installée dans le jardin de maison individuelle, sans engager le propriétaire sur une longue durée », continue Aline. Les matériaux sont biosourcés* et préfabriqués en atelier par petits modules, « ce qui permet une grande flexibilité », précise Pascal. Le concept peut être décliné pour des équipements publics, professionnels ou de proximité. Lauréate du réseau Entreprendre en Val-de-Marne, la SCOP Univers et Conseils a été également retenue par le Conseil général dans le cadre de son appel à projet Éco-activités 2014. En lien avec le Matériaupôle, l’entreprise exposera un prototype à Vitry, à partir de l’été prochain. ALI AÏT-SALAH POUR EN SAVOIR PLUS : univers-conseils.com et eco-acteurs.valdemarne.fr/* issus de la biomasse d’origine végétale ou animale. RENCONTRES CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL N°321 MARS 2015 25



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