[94] Val de Marne n°297 janvier 2013
[94] Val de Marne n°297 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°297 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 20,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'aqueduc Médicis a 400 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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40 TRIBUNES débattre en val-de-marne GROUPE DES ÉLUS SOCIALISTES ET RÉPUBLICAINS D.R. Abraham Johnson Conseiller général de Créteil Président du groupe des élus socialistes et républicains Responsabilité et courage P endant dix ans au moins, la droite a porté des coups à la France. Rien n’a été épargné à notre pays, ni de graves erreurs économiques, ni d’impensables régressions sociales, ni la bassesse morale qui fît si souvent désigner à la vindicte des boucs émissaires afin que fût masquée l’incurie politique. Le résultat ? Un corps social blessé, las et fragile ; un pays qui réclame à bon droit réparation et justice. Sur ce point, pas de doute : nos concitoyens ont raison d’attendre de ceux qui les dirigent aujourd’hui autre chose que ce qui les outrageait hier. Encore faut-il que cette autre politique ne doive rien à l’illusion et à la démagogie. Rien ne serait pire en effet qu’une action publique qui accroîtrait nos maux en ne répondant pas au double défi de la responsabilité et du courage. La responsabilité consiste, après avoir pris le pouls de la situation à ne pas se départir de la lucidité la plus élémentaire. Le poids de notre dette publique nous contraint mais le souci des plus exposés nous en impose. Aussi, Il n’est pas douteux que la protection des entreprises qui concourt directement au retour de la croissance, sans laquelle rien n’est possible, est un impératif. Ne nous y trompons donc pas, ne nous laissons pas enfermer par des logiques binaires alors même que la crise oblige qu’elles fussent transcendées : il n’y a pas d’opposition entre le pacte de compétitivité et la revalorisation des minima sociaux à laquelle a procédé le gouvernement : vu notre situation, l’action publique doit s’exercer en faveur des plus fragiles, et que ce soit la protection de nos entreprises ou celle de nos concitoyens considérés au regard de leurs droits sociaux, c’est toujours, en dernière analyse, de notre cohésion sociale dont il s’agit. Cependant, la seule perspective de la responsabilité ne suffira pas à nous tirer d’affaire, c’est aussi une question de courage. Et du courage, Il en faudra pour imposer à l’échelle européenne -car du fait de la monnaie unique, c’est à cette échelle que cela se joue-, une logique de solidarité budgétaire seule capable tout à la fois d’endiguer la spéculation sur la dette des états et d’assurer une relance de l’investissement. Nous devons arriver au plus tôt à une mutualisation partielle mais conséquente des dettes des états membres de l’Union. L’unilatéralisme allemand qui en la matière s’oppose à cette idée, ne saurait être renforcé par une position française à courte vue : le fait que nous empruntions aux marchés à des taux historiquement bas ne doit pas nous faire oublier l’interdépendance de notre économie avec celle de nos voisins du Sud. Sans solidarité donc, pas d’issue car les ruses de la spéculation se nourrissent de nos divisions. Plus encore, seule une mutualisation de la dette permettrait en assainissant les finances des Etats, de relancer au sein de l’Union, l’investissement structurant qui est la condition sine qua non du retour à la croissance. Au vrai, l’action du gouvernement a pour but le redressement du pays. Cela requiert le maintien de notre crédibilité européenne et internationale afin que la voix de la France et donc de son modèle, soit entendue. Si nous prenions le risque que celle-ci ne le soit pas, nous n’en finirions pas de subir les errements d’une politique passée. Or notre pays dispose des atouts pour rompre avec ce cycle : c’est tout en même temps l’intérêt de la France que celui des européens et c’est en tout cas ce qui fonde nos espoirs à l’approche de cette année nouvelle. Pour cette occasion, permettez-moi de vous adresser, au nom du groupe Socialiste et Républicain, nos vœux les plus sincères. ■
TRIBUNES 41 débattre en val-de-marne GROUPE GAUCHE CITOYENNE EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS L’alimentation de nos collégiens sur le grill A. Bachellier Notre proposition d’améliorer la qualité de l’alimentation dans les collèges devient un chantier du Conseil général. Nous nous en réjouissons, tant il est vrai que le lien entre alimentation, santé et être bien dans sa peau est avéré. Une démarche de concertation est lancée pour mettre en place un service public de la restauration scolaire centré sur la qualité de l’assiette, la justice sociale, le développement durable, l’éducation au goût et à la santé. Mais les délais arrêtés sont très courts, trop pour permettre une réelle concertation, et ce n’est pas le budget élevé de 200 000 euros pour une société de communication qui remplacera le nécessaire temps démocratique. Toute évolution du contenu de l’assiette passe toujours par les cuisiniers qui la remplissent : nous devons leur offrir la possibilité de bien faire leur métier et d’avoir accès à des produits de qualité. L’évolution passe aussi par ceux qui mangent. Pourquoi ne pas mettre en œuvre une participation active des usagers sur la durée avec la généralisation de « commissions menus » rassemblant collégiens, parents et personnels ? L’uniformisation des tarifs est annoncée : cela doit-il être l’objectif prioritaire ? En tous les cas, elle ne doit pas se traduire par une hausse des tarifs des collèges des zones les moins favorisées. Des augmentations de 10 à 40% pour des familles touchant une fois et demi le SMIC et se retrouvant dans la tranche supérieure du tarif des cantines seraient inacceptables. La provision de 500 000 euros prévue à cet effet ne serait-elle pas plus utile pour introduire des produits de qualité bio ? Enfin, il est question de centrale d’achat et de lieu de production concentrée. Osons ! Une coopérative de commande peut se mettre en place sans hyper-centraliser la production. Achat aux maraîchers, bio si possible, achat de viande directement à des producteurs qui refusent l’élevage en batterie, en évitant les intrants OGM : inventons des circuits courts en favorisant la coopération avec les territoires ruraux ! Emplois d’avenir pour les associations Notre proposition d’élargir les emplois d’avenir du Conseil général aux associations qui assurent des missions de service public et participent du secteur de l'économie sociale et solidaire n’a pas été retenue. Nous le regrettons et poursuivons le débat. Porteur d’avenir On peut moderniser les aéroports existants sans en créer de nouveaux. La rénovation de l’aéroport d’Orly à l’horizon 2018 est un projet porteur d’avenir. Il conforte sur le long terme un des piliers de l’économie de notre département, et ouvre une véritable éclaircie dans le domaine de l’emploi, 5000 nouveaux emplois envisagés et 750 sur le chantier. Il préfigure les aéroports de demain, plus économes en énergie, en réduisant au maximum les déplacements polluants sur les tarmacs. Il donne le ton des transports aériens du futur, soucieux de réduire leur impact climatique en réservant l’avion aux longs et moyens courrier, et joue la complémentarité avec le rail et les transports en commun pour les trajets métropolitains : intégré dans le réseau de transport du Grand Paris, il permettra de limiter l’impact des automobiles et des camions. Il intègre les acquis de la protection des riverains d’Orly, couvre-feu, limitation du nombre de mouvements, financement de l’isolation. Des acquis à élargir dans tous les aéroports. ■ Nous vous souhaitons une bonne année 2013 mariant justice sociale et écologie ! JACQUES PERREUX, CHRISTINE JANODET, DANIEL BREUILLER Fcse94@gmail.com le magazine du conseil général• N°297• janvier 2013



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