[94] Val de Marne n°297 janvier 2013
[94] Val de Marne n°297 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°297 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 20,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'aqueduc Médicis a 400 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 dossier les personnes Âgées font appel à l'apa A. Bachellier M. Génon Lever, toilette, repas… La journée de Mady, allocataire de l’APA à Fontenay, est rythmée par l’intervention de l’assistante de vie qui l’aide. Une relation humaine très riche Assistante sociale du Conseil général, Françoise a rendez-vous avec Mady, allocataire de l’APA, à Fontenay-sous-Bois, afin de renouveler son dossier. Impatiente au volant de son véhicule de service, Françoise, assistante sociale, a hâte de retrouver Mady. « Cela fait dix ans que je suis au service APA et j’ai découvert, avec les personnes âgées que j’ai pu rencontrer, toute une richesse humaine. » C’est une femme de 85 ans, souriante et heureuse de voir du monde arriver chez elle qui nous accueille. Tout au long de l’entretien que Françoise sait transformer, grâce à son expérience et à son sens de la relation humaine, en un aimable dialogue, ponctué de rires et même de chansons, chacun autour de la table écoute et sourit parfois. Aujourd’hui, son neveu Sébastien est présent. Curateur de sa tante, il veille sur elle. Éliane, assistante de vie depuis un an, est également là, ainsi que Louise, stagiaire dans le service Prestations à la personne du Conseil général, qui fait là sa première visite. PRIVILÉGIER LES RENCONTRES D’entrée de jeu, l’assistante sociale ne manque pas de rappeler à Mady la raison de sa présence : « Je reviens vous voir La personne âgée au centre du dispositif L’APA sert à financer toutes les dépenses, humaines et matérielles, qui vont permettre le maintien à domicile de la personne âgée. « L’évaluation des référents sociaux se base sur la situation de la personne dans sa globalité, explique Christiane Helbert, responsable de l’équipe médico-sociale du Conseil général. Pour établir le plan d’aide, nous allons tenir compte de l’environnement de la personne, des soutiens dont elles bénéficient déjà, qu’ils proviennent de son entourage ou de structures sociales. » Le plan est adapté à chacun, le mot « personnalisé » n’est pas dans le sigle APA par hasard. « La personne âgée peut aussi donner son avis sur ce que nous proposons », insiste Christiane Helbert. Une personne qui reste acteur de sa vie. aujourd’hui pour le renouvellement de votre dossier APA qui vous permet d’avoir une aide à domicile. » Enjouée, drôle, répondant avec humour à certaines questions, Mady se souvient : « Mon frère Jacques était un artiste formidable, il jouait du piano. J’ai chanté avec lui. » Quant à Sébastien, chez qui elle habite, « il est pour moi mon horizon, c’est ma vie, j’ai beaucoup de chance », ditelle. Il y a quelques années, il a décidé de la prendre chez lui, dans sa maison. Dans le studio qu’elle occupe, il a reconstitué son ancien intérieur. Au mur, des tableaux de Picasso qu’elle a elle-même reproduits. Au-dessus de son lit, c’est un Arlequin qui veille sur elle. Bien sûr, elle a quelques problèmes de mémoire qu’elle efface d’un trait d’humour : « Je ne sais pas si c’est moi qui m’habille toute seule ou si on me met les vêtements, mais de toute façon, je suis habillée », dit-elle en riant. Françoise passe en revue toutes les étapes qui ponctuent une journée dans la vie de Mady. Le lever, la toilette, les repas, les déplacements, les activités, le coucher. À chaque réponse, Sébastien mais aussi Éliane ont droit à un compliment : « C’est mon ange gardien ! » Françoise ne ménage pas son temps, car elle privilégie ces rencontres, essentielles à ses yeux. Elle aura tout noté dans son dossier et avant de repartir pour étudier son dossier au calme à Créteil, salue chaleureusement Mady. ■
DOSSIER 33 témoignages M. GÉNON Sébastien Gleize Aidant familial « Je suis entouré par d’autres aidants » ■ Notre objectif est de maintenir Mady, ma tante, dans son cadre intime, le plus longtemps possible avec ses repères et ses habitudes. Pour réussir, il faut de la place, de la volonté, de l’amour, du temps, de la coordination et la fidélité de tous ceux qui l’entourent, la famille ou les professionnels. Je suis un aidant, un veilleur, entouré de plein d’autres aidants : Éliane, l’assistante de vie, un groupe de trois infirmières qui passent tous les trois jours, son médecin traitant, son cardiologue, un couple de jeunes artistes qui partagent la musique avec elle, mes quatre enfants et ma femme. Seul, je n’aurais pas pu y arriver. M. GÉNON Roger Penhouet Allocataire à Fontenay-sous-Bois « Je peux rester chez moi » ■ Je bénéficie de l’APA depuis 2003. En fauteuil depuis 25 ans, cela m’a permis de rester chez moi et d’avoir quelqu’un, chaque jour pendant quatre heures, qui fait mon ménage, mes courses, s’occupe de mon linge et prépare les repas. Pour la toilette et le coucher, c’est un service infirmier qui vient chez moi. Je discute beaucoup avec tous. Ils m’aident à la toilette et à me mettre au lit. Le matin, ils m’installent dans le fauteuil. Je suis pris en charge à 100% par la Sécurité sociale. Heureusement que j’ai l’APA, car avec mes faibles revenus – je touche le minimum vieillesse –, je ne sais pas comment j’aurais fait. D.R. Claude Gascard Membre du bureau national de l’Union nationale des CCAS « L’aide des CCAS » ■ Les personnes âgées souhaitant bénéficier de l’APA, ont un dossier à remplir. Ce dossier est instruit dans les Centres communaux d’action sociale (CCAS) par conventionnement avec les Conseils généraux. Évaluées par l’équipe médico-sociale du service APA du Conseil général, les personnes peuvent ensuite retirer leur dossier au CCAS et le remplir avec l’aide des agents. Il est alors transmis au Département pour décision. Quand un CCAS gère un service d’aide à domicile, l’APA intervient pour le paiement des heures d’aide effectuées. Les CCAS accompagnent les personnes âgées afin que le plan d’aide puisse se mettre en place. Brigitte Jeanvoine, vice-présidente du Conseil général chargée des Solidarités en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées « Au plus près des besoins de la personne » ■ La prise en charge de la perte d’autonomie est un enjeu majeur pour notre Département. Créée en 2002, l’APA est la principale mesure d’aide proposée aux personnes âgées dépendantes. Elle a pour objet le financement du maintien à domicile, aussi bien que celui des séjours en maison de retraite. La majorité des seniors désire vieillir à domicile, dans les meilleures conditions possibles. L’APA permet au Conseil général et à ses partenaires de mettre en place un projet personnalisé d’accompagnement médico-social de la perte d’autonomie des personnes de plus de 60 ans. Ce plan d’aide est adapté au plus près des besoins de la personne. Soucieux de la qualité des aides proposées au domicile, le Département apporte son soutien dans la formation des personnels pour une meilleure qualification et répondre aux besoins de recrutement des services d’aide à la personne. Le reste à charge demeure cependant trop lourd pour les familles. Notre pays a besoin d’une vaste loi sur le vieillissement, sans cesse remisée sous le gouvernement Sarkozy. Gageons que le président actuel mettra en place cette loi, avec une vision globale sur l’avancée en âge. Il s’agira d’une réforme juste et ambitieuse. Chaque citoyen a droit à une vie digne et la solidarité nationale doit en être le garant. Le Département continuera à œuvrer pour une politique globale en faveur des personnes âgées. A. BACHELLIER LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL• N°297• JANVIER 2013



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