[94] Val de Marne n°297 janvier 2013
[94] Val de Marne n°297 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°297 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 20,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'aqueduc Médicis a 400 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 dossier les personnes Âgées font appel à l'apa Les dossiers de demande APA sont remplis par des référents sociaux du Conseil général après discussion avec la personne âgée et sa famille. M. génon Un acte de solidarité La création de l’APA est une réponse au vieillissement de la population et au désir des personnes âgées de rester le plus longtemps possible chez elles. La mesure propose des aides financières et un maintien du lien social avec nos aînés. Toute personne âgée résidant en France qui se trouve dans l’incapacité d’assumer les conséquences du manque ou de la perte d’autonomie, liés à son état physique ou mental, a droit à une allocation personnalisée permettant une prise en charge adaptée à ses besoins. L’esprit de la loi du 20 juillet 2001 instituant l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est résumé dans ces quelques mots extraits du texte adopté par les parlementaires. L’APA prend alors la suite de la prestation spécifique dépendance (PSD). La nouvelle loi lève les conditions d’accès trop restrictives et dissuasives à la PSD. De fait, en optant pour une allocation attribuée sans condition de ressources, non soumise à une récupération sur succession, elle facilite son obtention. Et le nombre de bénéficiaires de l’APA qui va exploser dès sa mise en œuvre, le 1 er janvier 2002, atteste de son attente et de son utilité. UN SOUTIEN FINANCIER ET HUMAIN La création d’une allocation d’autonomie répond à une évolution heureuse de notre société. L’espérance de vie des Français a fortement augmenté ces soixante dernières années. Mais le vieillissement de la population accroît aussi le nombre de ceux qui, le grand âge venu, sont incapables d’être pleinement autonomes. L’APA répond au devoir de solidarité de la société à l’égard des personnes de plus de 60 ans qui ont besoin d’une surveillance régulière ou d’une aide pour les actes essentiels de la vie. Elle s’adresse à tous, que la personne vive avec le minimum vieillesse ou qu’elle dispose de revenus confortables. Une participation est toutefois demandée au bénéficiaire : calculée selon ses ressources, elle peut aller jusqu’à 90% du montant de la prestation fournie. « Mais l’APA, ce n’est pas qu’une aide financière, précise Claudie Bertrand-Laroche, cheffe du service des prestations à la personne au Conseil général. Ce sont des conseils personnalisés, un suivi quotidien que les personnes âgées apprécient. » Ce contact humain, le maintien d’un lien social avec nos aînés est l’une des fonctions premières de l’APA.
dossier 31 Depuis sa création, le 1 er janvier 2002, l’APA répond au besoin de prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie. A. Deschamps Les personnes âgées et leurs familles privilégient le maintien à domicile. L’APA favorise la mise en œuvre de ce souhait. UNE FORTE ATTENTE « Je suis arrivée dans le département en même temps que l’APA », raconte Claudie Bertrand- Laroche. C’est dire sa bonne connaissance de l’évolution de la prestation depuis sa naissance. En janvier 2002, l’équipe administrative chargée de sa mise en œuvre compte 12 personnes. Elle va vite être submergée. Chaque semaine, ce sont plus de 500 demandes qui atterrissent sur ses bureaux. « Sur la base d’estimations faites par le ministère des Affaires sociales, le Conseil général avait tablé sur l’ouverture de 6 000 dossiers pour l’année 2002. Cet objectif fut atteint dès le mois de mars », se rappelle-t-elle. Au 31 décembre 2002, le nombre de dossiers déclarés sera deux fois plus important qu’attendu. Le rythme s’est ralenti depuis mais le nombre de bénéficiaires de l’APA n’a jamais cessé de croître. Ils sont plus de 17 000 aujourd’hui. Une soixantaine d’agents du Conseil général sont chargés d’instruire les dossiers. En 2008, le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) a mené une enquête dans le Valde-Marne sur la perception de l’APA par ses bénéficiaires et leurs proches. La satisfaction domine et, de l’avis général, cette allocation permet le maintien à domicile. Le placement en établissement, note l’étude, déplaît autant aux personnes âgées qu’aux familles. L’entrée en maison de retraite se fait désormais plus tard, bien souvent au-delà de 80 ans. Si elle n’explique pas à elle seule ce phénomène, l’APA y joue un grand rôle et répond au souhait des personnes âgées de « rester chez soi ». ■ FINANCEMENT La pomme de discorde ✱✱L’allocation personnalisée d’autonomie est une prestation attribuée et versée par le Conseil général. Lors du débat parlementaire instituant l’APA, l’État s’était engagé à prendre en charge jusqu’à 50% de son coût, mais sans formaliser cette promesse dans la loi. Du coup, sa participation s’est effritée au fil des ans et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, chargée de redistribuer des fonds aux départements, ne participe que pour un quart des dépenses APA enregistrées dans le Val-de-Marne. L’APA mobilise des sommes de plus en plus importantes. Cela devrait continuer dans l’avenir, tant par l’augmentation de la population âgée que par la confirmation des compétences des conseils généraux dans ce domaine. « Les départements se verront confier l’ensemble des politiques de la dépendance », a rappelé le président de la République lors des États généraux de la démocratie territoriale, en octobre 2012. Pour assurer l’avenir de cette prestation et l’égalité de traitement sur tout le territoire, sans fragiliser les budgets départementaux, de nombreux élus demandent le soutien de l’État. Un groupe de travail constitué à la demande du premier ministre devrait bientôt proposer des mesures pour un financement « pérenne et suffisant » des allocations de solidarité, dès 2014. A. deschamps repères Deux formules ◆◆L’allocation personnalisée d’autonomie a deux versions. L’APA à domicile finance les interventions favorisant le maintien de la personne dans son logement, l’APA en établissement aide ses bénéficiaires à acquitter le tarif dépendance de la structure d’accueil. Personnes âgées ◆◆Un peu plus de 92 000 Val-de- Marnais ont plus de 75 ans, soit 7% de la population départementale. Les plus de 85 ans représentent 2% de cette même population (27 000 personnes). 71% des bénéficiaires de l’APA à domicile ont plus de 80 ans. Indicateurs ◆◆Le GIR (groupe iso-ressources) est une classification qui permet de mesurer le degré de perte d’autonomie. La grille des GIR va de 1 à 6, seules les personnes classées dans les GIR 1 à 4 peuvent bénéficier de l’APA. Le GIR 1 correspond au groupe le plus dépendant. 17 356 personnes bénéficient de l’APA dans le Val-de- Marne (chiffre arrêté au 31 octobre 2012). En trois ans, leur nombre a augmenté de 20%. le magazine du conseil général• N°297• janvier 2013



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