[93] Seine Saint-Denis n°81 juin 2019
[93] Seine Saint-Denis n°81 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de juin 2019

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 15,0 Mo

  • Dans ce numéro : tous les goûts sont dans les parcs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Si la Seine-Saint-Denis était un oiseau, quel serait-il ? Ce serait un blongios nain, une espèce rare et protégée des milieux humides. Auparavant, il venait nicher dans deux parcs. Maintenant, on le retrouve également dans celui de La Haute-Île, grâce aux aménagements de roselières que nous avons effectués. Cela montre que nos efforts portent ! Portrait chinois de la Seine-Saint-Denis Chargée d’études scientifiques à l’Observatoire départemental de la biodiversité urbaine (ODBU), Laurence Hugenard connaît bien la faune et la flore de Seine-Saint- Denis. Nous lui avons demandé de nous dresser un portrait chinois du département, sur le thème de la nature bien sûr ! PORTRAIT RÉALISÉ PAR STÉPHANIE COYE 26 HORS SÉRIE JUIN 2019 SEINE-SAINT-DENISIS BIODIVERSITÉ Si la Seine-Saint-Denis était un arbre... L’ailante. Il s’agit d’une espèce exotique venue d’Asie et qui s’implante partout, surtout là où on s’y attend le moins, comme sur des grillages, des murs. C’est un bel exemple d’adaptation d’une espèce à un espace inconnu mais qui montre aussi les effets du changement climatique et des relations internationales sur la biodiversité locale. Si la Seine-Saint-Denis était une fleur ? La carotte sauvage car on la retrouve dans deux milieux symboliques  : les friches et les prairies. Du fait de la dynamique de territoire, nous avons beaucoup de friches en Seine-Saint-Denis. Or, comme ce sont des espaces de non-gestion, elles apportent beaucoup de naturalité, nécessaire aux pollinisateurs sauvages. Les prairies sont quant à elles en voie de disparition en Europe mais nous essayons de les reconstituer, par le biais de programmes et de fauches tardives. Vous souhaitez vous aussi, à votre échelle, agir en faveur de la biodiversité ? Devenez observ’acteur  : ssd.fr/parcsinfo Si la Seine-Saint-Denis était un insecte ? Ce serait le grand capricorne, qui est une espèce rare et qu’on retrouve dans peu d’endroits en Île-de-France, et même en France. Or, il a été retrouvé dans le parc forestier de La Poudrerie, dans la zone qui n’est pas accessible au public. C’est impressionnant et c’est un indicateur de la très bonne qualité du boisement. Cela montre aussi l’importance de conserver des zones où la biodiversité n’est pas dérangée et d’autres dédiées à la population. N Si la Seine-Saint-Denis était un acteur écologique ? Un observ’acteur ! Ce programme départemental lancé en 2010 fait participer les habitants à la collecte de données sur la biodiversité locale par le biais d’une web application. Et il fonctionne plutôt bien et c’est très utile car ces données servent ensuite comme outils de diagnostic et de gestion.
AGRICULTURE URBAINE DeS tErRiToIrEs d’iNnOvAtIoN pOuR l’aGrIcUlTuRe uRbAiNe Renouant avec son passé, la Seine-Saint-Denis voit éclore sur son territoire de nombreux projets innovants en matière d’agriculture urbaine, et notamment dans les parcs départementaux, devenus producteurs de vins, de fruits et légumes ou encore d’un délicieux miel ! Un vignoble, une zone de maraîchage, des champs où poussent courges et pommes de terre, un potager, un verger, quelques ruches, et même des chèvres et des vaches... Non, ceci n’est pas la description d’une exploitation agricole mais bel et bien celle du parc départemental du Sausset. « À l’origine, explique Vincent Gibaud, le chef de service de cet espace vert, cette terre était agricole et le parc a été conçu dès sa création sur des schémas agricoles et forestiers, avec des champs, des prairies, etc., dans l’idée de reconnecter la ville à sa nature. Nous poursuivons cette vocation en développant toujours des projets. » Si l’urbanisation du 20 e siècle nous l’a presque fait oublier, historiquement, en effet, la Seine-Saint- Denis est une terre d’agriculture. Jusqu’au 19 e siècle, la majeure partie de son territoire se répartit même entre de grandes plaines agricoles et des zones maraîchères, comme par exemple la plaine des Vertus, l’une des plus vastes de France, qui s’étendait sur Aubervilliers et La Courneuve, jusqu’aux limites de Pantin, Bobigny et Drancy. Moderne tradition C’est avec cette tradition, ancrée dans le passé mais qui répond à des enjeux sociaux et environnementaux très contemporains, que les parcs départementaux renouent depuis déjà de nombreuses années  : en développant les jardins familiaux et pédagogiques, en ouvrant des espaces d’expérimentation agricole et maraîchère, en s’essayant à l’éco-pâturage, ou encore en installant des ruches, comme tout récemment encore à L’Île-Saint-Denis. Plus que des espaces verts, les parcs départementaux deviennent ainsi des lieux où s’imagine et se teste l’agriculture urbaine de demain. Et qui vous invitent à déguster leur production lors de différents événements ! POUR DÉGUSTER, LE CALENDRIER Les 22 et 23 juin  : portes ouvertes de la Maison des abeilles du parc de la Poudrerie. Le 29 juin  : dégustation de fraises au parc Jean- Moulin – Les Guilands. Le 1er septembre  : Fête du miel au parc Georges-Valbon. Les 14 et 15 septembre  : portes ouvertes de la Maison des abeilles du parc de la Poudrerie. Le 6 octobre  : Fête de la vigne et des saveurs au parc du Sausset. HORS SÉRIE JUIN 2019 SEINE-SAINT-DENIS 27



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