[93] Seine Saint-Denis n°80 mai 2019
[93] Seine Saint-Denis n°80 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de mai 2019

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : le tramway T1 gagne du terrain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RAPHAËL SÉVÈRE La clarinette sur le bout des doigts Vainqueur du prestigieux concours de Tokyo à l’âge de 12 ans, nommé révélation aux Victoires de la musique classique trois ans plus tard, lauréat du 1er Prix de la Young Concerts Artists Competition de New-York, n’en jetez plus ! Raphaël Sévère, clarinettiste montreuillois de 24 ans, a tout du prodige. Cet ancien élève du Conservatoire national de Paris – où il a sauté l’équivalent de huit classes en une année – apparaît aujourd’hui comme le plus jeune représentant de l’école française de clarinette. « Un instrument qui ne compte pas un répertoire aussi étendu que le piano ou le violon mais qui dispose d’une palette de nuances, de contrastes et de choses à explorer assez fascinantes », assure le jeune homme, qui a dirigé en avril l’Orchestre royal philarmonique du Maroc et qui se produira, pour la seconde année d’affilée, au Festival de Saint-Denis l’été prochain. G.R. ssd.fr/mag/c80/1965 « La Seine Saint-Denis, terreau insoupçonné de musique classique, est dotée d’une richesse culturelle incroyable. Vivre ici constitue une source d’inspiration. » 26 N°80 MAI 2019 SEINE-SAINT-DENIS « Danser ça me libère, ça me fait beaucoup de bien. Je me concentre sur mes chorégraphies, je me laisse aller. » CHAKIB BENSSOUM Gamer ou danseur ? Peu de gens savent que le jeu vidéo Just Dance possède sa compétition et qu’un Stanois de 16 ans en est le champion de France. Chabik découvre le jeu en 2009 en famille. Alors qu’il n’est pas particulièrement passionné de danse, il se prend vraiment au jeu en 2016 et commence à y jouer intensément. Il devient Licornusmoluskus, un surnom trouvé par sa meilleure amie. « Au lieu d’être raide comme tous les débutants, j’étais très mou, je ne maîtrisais rien », raconte Chakib, qui vient aux flashmobs déguisé en kiguru de licorne. En mars dernier, il s’envole au Brésil pour représenter la France au championnat international de Just Dance  : 60 heures d’entrainement, il arrive 7e. Un souvenir inoubliable ! Depuis, il prend des cours de danse, travaille dur pour décrocher son bac et rêve de devenir concepteur de jeu vidéo. @justdancebychakib CAMILLE HARDOUIN Conteuse d’histoires Pour se présenter cette année à l’émission The Voice, elle avait choisi Ne me quitte pas, du Grand Jacques. « Parce que ça parle d’amour et que c’est une chanson dans l’attention aux mots. » Deux caractéristiques qui définissent bien Camille Hardouin, artiste à fleur de peau. Et si l’aventure au télé-crochet vient de se terminer pour la jeune femme, elle n’en fait pas tout un plat. « Evidemment qu’il y a un peu de déception, mais il faut reconnaître que ce n’était pas mon terrain de jeu habituel », dit celle qui rougit encore du qualificatif de « conteuse d’histoires » dont l’a gratifiée Julien Clerc. Peut-être la demoiselle se dit-elle aussi qu’on ne peut pas gagner à chaque fois  : en 2011, elle avait en effet percé grâce au Grand Zebrock, tremplin musical organisé depuis 1990 en Seine-Saint-Denis. « J’ai beaucoup de gratitude pour eux. Ils sont les premiers à m’avoir aidée à faire de mon obsession un métier », se souvient celle qui a depuis sorti un premier album intitulé Mille bouches. Ses thèmes ? Le désir, l’enfance et l’amour, encore et toujours.C.L. Camille Hardouin jouera le 6 juin à la Pension Thénardier à Montreuil, 19 rue Girard ssd.fr/mag/c80/1968 « Le Grand Zebrock a été important pour moi. Ils s’intéressent avant tout à la musique avant de penser aux jeunes pousses qui vont cartonner. »
Ma Seine-Saint-Denis Le parc de La Courneuve et Marville « Parce que j’ai grandi là-bas, j’allais y courir, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige. Et, juste à côté, il y a Marville et ses terrains de sport. J’en ai usé des centaines, des paires de baskets, là-bas  : foot, tennis, judo, on faisait de tout mais évidemment surtout du basket. On avait un petit groupe  : Jacky Ido, Grand Corps Malade, qu’est-ce qu’on a pu se marrer... Et c’est avec ce même groupe qu’on a commencé plus tard le slam, à La Teranga dans le 17 e arrondissement, avant le Café culturel de Saint-Denis. C’est de là que viennent nos blazes  : le comte de Bouderbala, Grand Corps Malade, John Pucc’Chocolat. Et c’est resté. » ssd.fr/mag/c80/1974 En quatre dates 1979 Naissance à Saint-Denis 1999-2000 Joue en Pro B basket avec l’AS Bondy 2006 Premières parties de Grand Corps Malade 2010 Le Comte de Bouderbala 1 Au République, 1 boulevard Saint-Martin (3 e arrondissement), du mercredi au samedi, en mai. Ma rue à Saint-Denis « Affectueusement, je l’appelle la rue de la Mort dans mon spectacle  : j’ai grandi au-dessus des pompes funèbres au numéro 13, face à l’hôpital Delafontaine, fenêtre qui donne sur la morgue. Maintenant, j’y suis de temps en temps mais mes parents vivent encore là-bas. Cette rue, pour moi, elle veut tout dire  : que la vie est un passage, qu’il faut kiffer les siens quand il en est temps. C’est une métaphore de la vie. » Le comte de Bouderbala Dans ses spectacles, Sami Ameziane, alias Monsieur le comte, évoque son expérience d’un gamin de Saint-Denis devenu basketteur pro avant de rebondir en tant qu’humoriste. Propos recueillis par Christophe Lehousse Photographies E. Garault, N. Moulard, F. Rondot Le gymnase Gérard-Aïache de Bondy « C’est là que j’ai fait mes vraies gammes en basket. A l’époque, les pros s’entraînaient avant nous, les espoirs. Je voulais tellement intégrer l’équipe A que je venais avant ma séance pour faire de la corde sur le côté. Savo Vucevic, le coach de l’époque, m’a dit pendant toute l’année  : « Maintenant il faut arrêter de venir ». Je disais  : « Oui oui, bien sûr » et le jour suivant j’étais à nouveau là. Et à la fin de l’année, j’ai signé mon premier contrat pro… Ca prouve qu’il ne faut jamais lâcher. La plupart du temps, ceux qui taffent le plus finissent par être récompensés… » N°80 MAI 2019 SEINE-SAINT-DENIS 27



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