[93] Seine Saint-Denis n°80 mai 2019
[93] Seine Saint-Denis n°80 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de mai 2019

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : le tramway T1 gagne du terrain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ment sera vigilant pour exiger qu’il n’y ait pas de temps mort entre les deux phases de ces travaux. Le tramway a besoin d’un coup de jeune ! Les usagers sont unanimes, il n’y a plus assez de place et on y est trop serré aux heures de pointe. Alors de nouvelles rames, plus spacieuses, vont être déployées sur le tronçon Bobigny – Val-de-Fontenay. Plus longues, plus larges, elles accueilleront 200 voyageurs environ contre 178 aujourd’hui. Et, surtout, elles offriront plus de place pour accueillir les personnes à mobilité réduite et les parents avec poussettes, grands utilisateurs du tramway mais aussi grands consommateurs de place ! Pour accueillir les nouvelles rames, les quais et leur environnement seront adaptés aux nouvelles dimensions. Exit l’autoroute Le prolongement du T1 vers Val-de-Fontenay a également une forte valeur de symbole. Le tracé empruntera celui de l’A186. Cette autoroute devait initialement relier l’A3 à l’A86 à hauteur de Val-de-Fontenay. Mais faute de financement, elle s’est arrêtée à Montreuil... Ce tronçon coupe la ville en deux, sans pour autant être pleinement utile. Alors, exit la quatre voies, voilà le tramway ! L’autoroute sera détruite pour laisser circuler le tramway mais aussi installer deux voies de circulation automobile, une piste cyclable dans les deux sens, des cheminements piétonniers et des arbres... Ce sera la première fois qu’une autoroute urbaine sera détruite pour faire de la place aux transports en commun. Le signe d’un changement d’époque  : la voiture n’est plus considérée comme le moyen de transport prioritaire. Remplacer la voiture Auparavant, toutes les études urbanistiques prévoyaient une augmentation d’au moins 2% par an de la circulation automobile. Ce n’est plus le cas désormais, au moins pour les territoires à l’intérieur du cercle de l’A86, de mieux en mieux desservis par les transports en commun. On y compte de moins en moins de voitures par habitants, mais comme le nombre d’habitants augmente, le nombre total de véhicule stagne. C’est un début... L’ambition est de petit à petit remplacer la voiture par des transports en commun, en partie au moins. Tout un réseau doit ainsi voir le jour en 2030  : des lignes de métro prolongées, le Grand Paris Express, les tramways, le T Zen 3, un nouveau réseau du bus, de nouvelles pistes cyclables... Pour qu’on circule aisément et respire sainement ! 12 N°80 MAI 2019 SEINE-SAINT-DENIS Sephora Il fait partie du paysage « Je le prends deux fois par jour pour me rendre de chez moi, à La Courneuve, à la fac de Saint-Denis. Si je le vois qui arrive, je le prends pour aller à la médiathèque, même s’il n’y a qu’une station ! Je n’imagine pas faire sans. » Yvette Le plus rapide de banlieue à banlieue « Je le prends 2 à 3 fois par semaine. Avec la carte Améthyste, c’est parfait ! Bien sûr, il y a souvent du monde. Parfois on me laisse une place assise, mais pas toujours... » Laurent Pas assez de place « J’y passe pas mal de temps, je n’ai pas le permis ! Ce qui pose problème, ce sont les poussettes. C’est bien normal qu’elles puissent utiliser le tramway mais elles prennent beaucoup de place. Pourquoi ne pas créer des emplacements spéciaux, la SNCF le fait bien pour les vélos ? »
Bientôt, au lieu d’une autoroute qui coupe la ville en deux, Montreuil verra un tramway, une piste cyclable... Beaucoup mieux pour les personnes à mobilité réduite. GRAND PARIS EXPRESS, TRAMWAY, MÉTRO... La Seine-Saint-Denis voit son réseau de transports en commun augmenter sérieusement. D’ici à 2030, pas moins de 28 nouvelles gares verront le jour en Seine-Saint-Denis. Le Département sera en charge d’aménager l’espace public autour de ces gares, d’assurer l’intermodalité. En clair, faire en sorte qu’on puisse facilement passer du Grand Paris Express au bus, au tram, au vélo, à l’autopartage... Pour cela, il est nécessaire d’anticiper les besoins de demain, les futures lignes de bus, mais aussi de réfléchir pour accorder la place suffisante à chaque moyen de transport, alors que la place manque... Un beau casse-tête ! 3 questions à... Stéphane Troussel président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis La ligne de tramway T1 va faire peau neuve et être prolongée. Des travaux que les usagers attendaient depuis longtemps... Vous aussi ? Tout à fait. Avec la vice-présidente Corinne Valls, nous avons tout fait pour que ce dossier du tramway puisse avancer rapidement. L’année 2018 a été décisive  : après de longs mois de bataille acharnée auprès de l’Etat, de la Région, et après la décision de notre Département de s’engager à hauteur de 80 M € , nous avons obtenu le prolongement du T1 vers l’est. Une décision qui impliquait de rénover totalement les rames et les quais de gare. Dès juin, les travaux vont démarrer avec la fermeture et la démolition de l’autoroute A186 à Montreuil et avec la construction d’un franchissement sur l’autoroute A3 à Romainville. C’est une profonde transformation du paysage urbain qui s’engage. C’est tout notre territoire qui est en train de redessiner sa carte des transports... Quelles plus-values en attendez-vous ? Le développement urbain de la Seine-Saint-Denis est très important, et pourtant ce département reste sous doté en matière de transports collectifs. Il y a de premières évolutions notables, avec le prolongement de plusieurs métros, la création de nouveaux tramways, le début de rénovation des RER. Mais il ne faut rien lâcher car on assiste à des reports de calendriers dans l’avancée du Grand paris Express, et des incertitudes de financement. Tous ces futurs transports performants, vont permettre de répondre aux défis économiques, sociaux, écologiques, et de lutter contre les inégalités territoriales en Seine-Saint-Denis. Ces futures intermodalités vont donc nous aider à mieux respirer et à combattre les pollutions ? De par notre réseau routier et autoroutier, nous sommes particulièrement concernés par la pollution atmosphérique. En France, elle tue 45 000 personnes. Avec l’arrivée du Grand Paris Express, chaque habitant sera à moins de 2 km d’une gare ou d’une station de métro. Ces nouveaux transports doivent aller de pair avec les circulations douces. Nous y consacrerons 150 M € . Ainsi en 2024, 100% du réseau de la voirie départementale sera adaptable à la pratique du vélo. Nous nous engagerons avec force pour aider à changer les comportements. Propos recueillis par Sabine Cassou N°80 MAI 2019 SEINE-SAINT-DENIS 13



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