[93] Seine Saint-Denis n°79 avril 2019
[93] Seine Saint-Denis n°79 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°79 de avril 2019

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : la protection de l'enfance, l'affaire de tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CATHERINE HASLÉ ET ROMAIN CANETTA Ils font rimer poésie avec envie « La lecture m’emmène partout/Et je ne sais jamais où/Mer, montagne, pays imaginaire/De chez moi, je m’en vais prendre l’air. » Voilà un échantillon des 101 poésies pour tous les enfants, recueil de poèmes publié par Catherine Haslé et Romain Canetta. Ces deux enseignants de l’école élémentaire Henri-Wallon à La Courneuve ayant constaté que leurs élèves boudaient désormais la récitation de poèmes, ils ont décidé de prendre la plume euxmêmes. « Notre démarche est surtout pédagogique  : on a voulu proposer des textes simples mais pas simplistes pour redonner le goût de la poésie à nos élèves », expliquent-ils. Et ça marche  : Catherine Haslé assure que ses élèves ont assimilé sans problème La Cigale et la fourmi après en être passés par la parodie écrite de sa main. Inspirés, les deux profs troubadours mijotent leur deuxième opus  : 50 poèmes à vivre.C.L. 101 poésies pour tous les enfants, Hugues Facorat Edition, 12 € ssd.fr/mag/c79/1928 « Pas question de lâcher sur la poésie ! Au-delà de donner aux enfants le goût des mots, elle leur fait aussi travailler leur capacité de mémorisation. C’est fondamental. » Ils et elles font la Seine-Saint-Denis 26 N°79 AVRIL 2019 SEINE-SAINT-DENIS ssd.fr/mag/c79/1916 « En Seine- Saint-Denis, les Jeux devraient être l’occasion d’une grande fête. J’espère vraiment qu’ils seront accessibles à tout le monde, pas juste aux gens qui ont les moyens. » MARIE BATOMENE Ca plane pour elle Heu-reuse. « C’est mon tout premier titre chez les seniors ! » Depuis le 3 février, Marie Batomene est championne de France de badminton. Un premier aboutissement pour cette joueuse de 24 ans, membre du CBAB Aulnay. Aulnay, cette jeune femme originaire de La Bassée (Pas-de-Calais) y est arrivée au départ par commodité  : « C’était près de l’INSEP où je faisais mon entrée ». Cinq ans plus tard, Marie y est toujours et n’est pas près de quitter ce club. « Je me suis attachée à tout le monde, aux grands comme aux petits », dit celle qui, toute championne qu’elle est, donne parfois cours à des jeunes du club. Individuellement, son objectif s’appelle bien sûr Tokyo 2020 (ou Paris 2024). Mais Marie a aussi le rêve de monter sur le podium des Interclubs Elite avec Aulnay. Sûr que s’ils y parvenaient cette année, la Franco-Congolaise mettrait Zaïko Langa Langa, groupe de rumba congolaise, à fond dans les vestiaires...C.L. AUDREY SOVIGNET Chercheuse de solutions Aux commandes de sa startup I Wheel Share, Audrey Sovignet facilite l’accessibilité des personnes handicapées aux espaces publics grâce à son majordome numérique. « Wilson est une sorte de meuble à tiroirs dans lequel on va trouver les lieux et services adaptés – en matière de sport, culture, emploi, commerces – à la vie pas toujours facile d’une personne handicapée », résume l’ex-élève des Beaux-Arts de Valence. Ambassadrice du réseau du In Seine-Saint-Denis, la trentenaire installée aux Lilas sait de quoi elle parle  : elle a créé I Wheel Share à la suite d’un accident qui a rendu son frère paraplégique. « Sans trop y croire », elle se lance en 2015 et décroche un prix de 25 000 euros qui la met sur les rails. La petite entreprise de l’ex-lycéenne ardéchoise emploie aujourd’hui cinq personnes, agrège 9 000 utilisateurs et met à disposition 200 000 données liées aux handicaps. Et n’a pas fini de « pousser à la roue » au service des handicapés. F. H. « Entreprendre et vivre en Seine-Saint-Denis, c’est se retrouver au cœur d’un vivier incroyable de parcours de vie qui peuvent donner des idées à d’autres, les inspirer, leur montrer que tout est possible. »
Leur Seine-Saint-Denis Le parc départemental Jean-Moulin – Les Guilands On adore cet endroit. Ce parc niché entre Bagnolet et Montreuil, qui surplombe Paris, est magique. De là-haut, on a la sensation que Paris vous appartient, comme le disait un habitant qui avait participé à une expo photo sur le parc… Un dimanche de printemps là-bas, avec toutes les familles qui pique-niquent sur la pelouse, jeunes et vieux réunis, c’est beau. On a à la fois l’impression de voyager très loin et en même temps d’être en Seine-Saint-Denis. Le parc apparaît d’ailleurs à la fin du Nom des gens (film précédent de Michel Leclerc). ssd.fr/mag/c79/1924 En quatre dates 2010 Le Nom des gens, de Michel Leclerc 2015 Je suis à vous tout de suite, de Baya Kasmi 3 avril 2019 Sortie de La Lutte des classes Courant 2019 Sortie du Grand Bazar, sur M6 Les cinémas de Seine-Saint-Denis Difficile de n’en retenir qu’un car ils ont tous leur charme particulier  : le Méliès à Montreuil, parce que son pari de concurrencer les multiplexes est réussi, le Trianon de Romainville pour ses soirées à thèmes et son super festival sur les cinémas arabophones, le 104 de Pantin, davantage art et essai... Et, évidemment, le Cin’Hoche, le ciné de quartier à l’ancienne, où on est même capable d’attendre les gens en retard. Un remerciement aussi à la Mission cinéma de Bagnolet et à une de ses responsables, Redja Lamothe, qui nous a beaucoup aidés sur le tournage de La Lutte des classes. Redja, c’est la Bagnoletaise de souche typique, qui met du liant entre les gens. Michel Leclerc et Baya Kasmi Dans La Lutte des classes, en salles le 3 avril, ce couple de cinéastes rend hommage à Bagnolet, ville où ils ont vécu dix ans. Ils nous en donnent un aperçu à travers leurs trois coups de cœur. Propos recueillis par Christophe Lehousse Photographies Nicolas Moulard, Franck Rondot, Daniel Ruhl Le bar du Bal perdu Parce que c’est un lieu lié à l’histoire de notre couple, où on continue d’aller souvent. On y a fait des concerts, passé de belles soirées. La musique, ça fait évidemment partie de notre façon de concevoir le cinéma. Dans La Lutte des classes, on a écrit une chanson sur une musique disco de Guillaume Atlan, qui se veut un hommage à Bagnolet. Comme tout le film d’ailleurs. N°79 AVRIL 2019 SEINE-SAINT-DENIS 27



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