[93] Seine Saint-Denis n°79 avril 2019
[93] Seine Saint-Denis n°79 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°79 de avril 2019

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : la protection de l'enfance, l'affaire de tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ils et elles font la Seine- Saint-Denis 50 ans que je chante l’Afrique et la paix. » Salif Keïta
Ils et elles font la Seine-Saint-Denis Salif Keïta La Voix d’or de Montreuil Programmé le 16 avril au festival Banlieues Bleues, le chanteur, qui fête cette année ses 50 ans de carrière, nous a répondu depuis Bamako. Si le Mali reste son pays, il se sent aussi chez lui à Montreuil, où il vit par intermittences depuis 1987. Vous fêtez cette année vos 50 ans de carrière. Quels sont vos souvenirs les plus marquants ? C’est dur de répondre, car il y en a tellement ! Je retiendrais mes débuts au Rail Band de Bamako, puis mon passage aux Ambassadeurs  : c’est là que j’ai vraiment pris contact avec la musique internationale. De 79 à 85 ensuite, je suis parti à Abidjan. C’était une époque incroyable  : plein d’artistes passaient là-bas. Après, je suis parti à Angoulême, pour ma première participation à un grand festival. Trois dates encore  : le disque Soro, qui aura été ma carte de visite, le concert de soutien Tam Tam pour l’Ethiopie, et, en 88, un concert à Wembley pour la libération de Nelson Mandela. Et puis il y a Montreuil. Vous y êtes arrivé en 87 et depuis, vous n’en êtes plus vraiment reparti… Oui, c’est vrai. Cela a aussi été une étape importante pour moi. Je suis venu à Montreuil sur les Propos recueillis par Christophe Lehousse Photographie Thomas Dorn « C’était important pour moi d’être à Montreuil dans les années 80. » conseils de ma manageuse. Je n’ai pas été dépaysé  : Montreuil, c’est un peu la deuxième ville du Mali (rires). Tu sors, tu entends les langues maliennes partout  : bambara, sarakolé... C’était important pour moi d’être à Montreuil dans les années 80. Tout le monde s’y croisait  : Mory Kanté, Youssou N’Dour, Manu Dibango, Touré Kunda, c’étaient de beaux moments... C’est la 6 e fois que vous venez à Banlieues Bleues… Oui, c’est un festival que j’adore. On y rencontre toujours de nouveaux talents et il y a une bonne ambiance. C’est un lieu de rencontre très riche. Vous présentez en ce moment votre dernier album, Un autre blanc. Il aurait aussi pu s’appeler Noir et blanc... Oui, c’est vrai. Peau blanche, sang noir, ça c’est moi  : 50 ans que je chante l’Afrique et la paix. Sur Un autre blanc, j’ai voulu m’entourer d’amis  : Angélique Kidjo, Alpha Blondy. On y chante notamment Syrie, un titre qui dénonce toutes les guerres. Je sais malheureusement de quoi je parle puisque au Mali, mon pays, nous sommes victimes de milices et d’escrocs qui rendent le Nord invivable. Un autre blanc, c’est aussi une allusion à votre combat contre les discriminations envers les albinos. Avezvous le sentiment que leur sort s’est amélioré ? Je dirais que oui. Leur situation s’est améliorée et c’est aussi une fierté pour notre fondation. Avant, les albinos avaient peur de se rassembler. Plus maintenant  : ils luttent ensemble pour leur cause, pour mettre un terme aux discriminations dont ils sont victimes. Sur la prévention aussi, il y a eu des progrès  : au Mali, les albinos savent désormais mieux protéger leur peau avec de la crème solaire et des vêtements adaptés. Mais du travail reste à faire. Salif Keita montera sur scène le 16 avril à la salle Jacques-Brel à Gonesse à 20h30. 0. ssd.fr/mag/c79/1926 N°79 AVRIL 2019 SEINE-SAINT-DENIS 25



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