[93] Seine Saint-Denis n°78 mars 2019
[93] Seine Saint-Denis n°78 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°78 de mars 2019

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'agriculture urbaine gagne du terrain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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d’agriculteurs sur quatre hectares (l’appel à projet est en cours). La campagne à la ville Une petite révolution. La parcelle représente l’équivalent de six terrains de foot pour permettre la viabilité économique du projet. Le site étant classé Natura 2000, l’agriculteur ou le groupement d’agriculteurs ne pourrait y utiliser aucun produit phytosanitaire. « Le fait de mettre de la campagne dans la ville était déjà dans le dessein de Michel et Claire Corajoud dès la création du parc. Ce projet va mettre de la vie dans une partie du parc très peu fréquentée et très peu connue. Notre objectif est de créer des ouvertures, que les gens puissent s’y balader », précise Maryline Barré. Même objectif du côté de L’Île-Saint-Denis où un projet d’extension du parc départemental sur la pointe de l’île est à l’œuvre. Longtemps occupée par l‘entreprise Colas qui y stockait des matériaux, cette friche industrielle constitue un espace de nature de 3,6 hectares fermé au public. Mais ici, pas question de faire pousser des légumes, la présence résiduelle d’hydrocarbures et de métaux lourds n’étant pas compatible avec du maraîchage  : « Le but est de dépolluer, restaurer et réamender les sols appauvris par l’activité industrielle grâce au compost produit sur place. Et d’y faire pousser des fleurs » indique Clémence Brunet, responsable du projet Lil’O au Département. Le grenier de Paris Une serre va être installée au printemps. L’association Halage, qui œuvre à l’insertion par le jardinage et la gestion d’espaces verts, va y créer des emplois  : « C’est la première fois qu’un terrain est mis à disposition d’une association pour restaurer un lieu et en faire une extension de parc départemental. » Le passé horticole et maraîcher de la Seine-Saint- Denis n’est pas si lointain. Céline Richard, chargée de développement des partenariats au parc du Sausset se souvient avoir connu, en 2000, les derniers horticulteurs qui vendaient encore sur le marché montreuillois  : « Ils savaient profiter de l’ensoleillement, de l’orientation. Quasiment toute la Seine-Saint-Denis était agricole, avec des variétés reconnues pour leur qualité, sur la figue, la pêche, l’asperge. A cette époque, la Seine-Saint-Denis était le grenier de Paris ! » Jeanne, l’exploitante agricole de Saint-Denis, s’apprête d’ailleurs à faire pousser navets, laitues, choux et oignons des vertus. *Etablissement et service d’aide par le travail réservé aux personnes en situation de handicap visant leur insertion sociale et professionnelle 12 N°78 MARS 2019 SEINE-SAINT-DENIS Sabine Bognon, docteure en Géographie et Aménagement du territoire « En Seine-Saint-Denis, il y a un mouvement depuis moins de 10 ans qui a vocation à préserver les terres agricoles et à favoriser l’activité agricole, en périphérie ou dans les tissus urbains denses, même si elle n’est pas productive. Mais l’agriculture urbaine sert à beaucoup d’autres choses qu’à nourrir les gens. Elle a des fonctions récréatives, de conservation des variétés anciennes et de sensibilisation à l’alimentation en général et auprès des enfants en particuliers ».
Retrouvez sur l’appli les confitures Rebelles fabriquées à Romainville, l’association « Unis Vert Cité » de Paris 13 à Bobigny et le parc départemental du Sausset, à Aulnay, où un collectif d’habitants cultivent des légumes depuis trois ans. Une appli pour les trésors d’ici Le Département de la Seine-Saint-Denis vient de créer une appli pour vous permettre de manger bon et bio près de chez vous. Confiture Made In Seine-Saint-Denis, bière brassée sur le territoire, courges et choux cultivés dans votre commune, restaurateurs privilégiant le circuit court, traiteurs bio... Cette appli vous mettra aussi en contact avec tout un réseau qui prône le réemploi et la chasse au gaspi alimentaire. Une excellente initiative qui soutient l’économie locale tout en faisant du bien à la planète. Appli gratuite  : made. inseinesaintdenis.fr (Si vous rencontrez des difficultés à l’ouverture, préférez les navigateurs Chrome ou Firefox.) 3 questions à... Stéphane Troussel président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis Le Département innove avec une application dédiée à l’agriculture urbaine. Un nouveau visage pour la Seine-Saint-Denis ? Je suis très fier de cette « appli » rendue possible grâce à l’implication des équipes du In Seine-Saint-Denis et du service informatique du Département. Notre territoire a une longue histoire maraîchère et agricole, et nous avons voulu mettre en avant cet héritage en cartographiant des projets locaux, des lieux, des activités, des produits que l’on peut trouver au détour d’une rue. Nous lançons donc une nouvelle dynamique pour mettre en réseau toutes les initiatives citoyennes autour de l’alimentation durable, de l’agriculture urbaine et du réemploi. C’est un secteur très créatif qui favorise les circuits courts et l’emploi local, et un système gagnant-gagnant, où l’on croise enjeux environnementaux et sociaux pour les publics éloignés du monde du travail. Vous venez d’adopter un nouveau plan de transition écologique. Le Département est-il le bon échelon pour agir face à l’urgence climatique ? Sans cesse, il faut rappeler que le dérèglement climatique, c’est maintenant. Nous sommes la première génération à le subir et la dernière à avoir la capacité de pouvoir encore changer les choses ! Devant les reculs, l’inaction, le manque d’ambition ou parfois la mise sous pression des gouvernements par des lobbys, les responsables publics et les collectivités se doivent d’agir. Si le Département ne le fait pas, qui va développer un plan vélo en Seine-Saint-Denis, qui a capacité de soutenir les projets de transports collectifs, qui va s’engager pour les parcs départementaux ? Mais ce combat, on ne peut le gagner qu’avec la mobilisation de la société civile. 40 actions, 10 engagements prioritaires dans ce plan de transition écologique... Quels sont ceux qui vous tiennent le plus à coeur ? Les engagements que nous avons adoptés sont ambitieux par leur diversité, leur aspect très concret, leur cohérence. Je ne peux tous les citer mais j’attire votre attention sur les actions pour se réapproprier l’eau en ville et augmenter les îlots de fraicheur  : baignabilité des canaux et des espaces aquatiques dans les parcs, réapparition des petits ruisseaux busés au fil des ans. Nous allons aussi mettre en place des aides  : distribution de 20 000 kits d’économie d’eau par an pour faire baisser de 25% la consommation des familles ; mise à disposition d’un nouveau Chèque habitat écologique et citoyen ; et augmenter de 30% la part du bio dans les crèches et les collèges. N°78 MARS 2019 SEINE-SAINT-DENIS 13



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