[93] Seine Saint-Denis n°74 octobre 2018
[93] Seine Saint-Denis n°74 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de octobre 2018

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

  • Format : (195 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,7 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre, les spectateurs à l'honneur !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
À l’hôpital Casanova de Saint-Denis, le personnel se mobilise pour lutter contre la maltraitance des personnes vulnérables et promouvoir une culture de la bientraitance. Repérer les facteurs à risques de maltraitance, évaluer les situations, savoir vers qui se tourner et comment agir face à un cas identifié... C’est pour approfondir leurs connaissances sur le sujet que Valérie Bilous et deux de ses collègues de l’hôpital Casanova de Saint-Denis ont participé en juin à une formation de deux jours proposée par le Département. Leur établissement de santé – qui compte notamment un important pôle de gériatrie et un service de médecine physique et de réadaptation – reçoit en effet tant des personnes âgées qu’handicapées et se trouve régulièrement confronté à ces situations. « D’ailleurs, raconte Valérie Bilous, peu de temps après la 22 N°74 OCTOBRE 2018 SEINE-SAINT-DENIS Que fait la Seine-Saint-Denis pour… … prévenir la maltraitance des personnes âgées ou handicapées ? formation, nous avons eu un cas de maltraitance intrafamiliale. Nous avons pu le détecter, l’analyser et réagir au plus vite. » L’hôpital mène également une importante action pour prévenir la maltraitance en son sein, avec la création d’un groupe de travail, la rédaction de fiches-actions, la réalisation d’une enquête auprès du personnel, l’organisation de cafés-éthiques, le renforcement des formations. « La maltraitance que l’on peut rencontrer en établissement », précise la cadre de pôle, qui pilote le groupe de travail, « est essentiellement une maltraitance « ordinaire », liée à la difficulté et à la charge de travail. » « La priorité peut par exemple être donnée aux soins techniques », poursuit Emna Manis, psychologue et copilote du groupe, « quand, la bientraitance est avant tout dans les soins relationnels, c’est ce que nous cherchons à rappeler. » « La bientraitance, nous la pratiquons tous les jours » Pour Urielle, aide-soignante à l’unité de long séjour du pôle de gériatrie, ces actions ont été bénéfiques. Elles permettent « de voir des choses qu’on ne voit pas forcément », comme éviter les conflits devant des patients, frapper à la porte des chambres avant d’entrer. « Mais la bientraitance, tient-elle à ajouter, nous la pratiquons tous les jours. » « Nous essayons de nous mettre à leur place, d’imaginer comment on aimerait être traité. Nous nous efforçons qu’ils soient bien dans leur peau », insiste sa collègue Mireille. Ces aides-soignantes multiplient en effet les initiatives, animations,
sorties pour apporter du bien-être à leurs résidents. Pour Valérie Bilous, ce travail pluridisciplinaire est fondamental car « la bientraitance se vit par le biais des émotions positives que l’on peut susciter chez les personnes âgées notamment ». Et quand, pris dans une séance de danse, certains résidents en oublient qu’ils ont une canne, c’est, pour ces personnels, la ssd.fr/mag/c74/1714 plus belle des récompenses. Stéphanie Coye Paroles d’invisibles – Exposition du 5 au 19 octobre 2018 – Maison Marianne de Bondy 47-51 rue Louis-Auguste Blanqui « Le point de vue de... Magalie Thibault Vice-présidente chargée de l’autonomie des personnes L’exposition itinérante « Paroles d’invisibles » a été créée pour parler d’un sujet difficile et encore trop tabou  : la maltraitance que subissent certaines personnes âgées ou en situation de handicap. Le Département de la Seine- Saint-Denis est engagé au quotidien dans la lutte contre la maltraitance, en établissement comme à domicile, avec l’ensemble de nos partenaires. Mettre en lumière ces souffrances invisibles, pour que chacun soit plus attentif, c’est déjà lutter contre ces violences. L’exposition rassemble donc des témoignages directs de personnes ayant connu des situations de maltraitance, accompagnées par un psychologue dans leur récit. En parler, c’est aussi lutter contre la maltraitance. FICHE PRATIQUE DÉPARTEMENT Des actions pour favoriser la bientraitance Lutter efficacement contre la maltraitance des personnes âgées ou handicapées nécessite une action à différents niveaux.Le Département et ses partenaires s’y efforcent depuis de nombreuses années. Sensibiliser. Du 5 au 19 octobre à Bondy, une exposition donne à voir et entendre le témoignage de personnes ayant vécu des situations de maltraitance, pour sensibiliser les citoyens à cette réalité méconnue. L’exposition voyagera ensuite dans d’autres villes du territoire. Former. Parce que l’action des professionnels du secteur médico-social est primordiale pour prévenir la maltraitance, des formations sont mises en place depuis 2010 sur le territoire. Quatre ont eu lieu cette année à Bagnolet, Noisy-le-Grand, Saint-Denis et Villepinte. Elles sont complétées aujourd’hui par la publication d’un « Guide pratique à l’usage des professionnelles. » Intervenir. Le Département et ses partenaires ont créé une cellule interinstitutionnelle de prévention de la maltraitance et ont passé une convention de partenariat avec la Fédération 3977 de lutte contre la maltraitance. Elle reçoit la communication des signalements reçus par ce numéro national pour les analyser et proposer des solutions adaptées. N°74 OCTOBRE 2018 SEINE-SAINT-DENIS 23



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :